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Avril 1996

Du bon usage de la mondialisation

En réaction à l'utilisation abusive du terme " mondialisation ", il apparaît opportun, sinon important, de réaffirmer la conception qu'en ont les mondialistes qui, en outre, en revendiquent la paternité.

Le mondialisme est l'ensemble des idées et des actes exprimant la solidarité des populations du globe et tendant à é(tablir des institutions et des lois supranationales à structure fédérative qui leur soient comunes, dans le respect de la diversité des cultures et ds peuples.

Le mondialisme s'efforce de proposer une nouvelle organisation politique de l'hymanité, impliquant le transfert de certaines prérogatives de la souveraineté nationale à ne autorité fédérale mondiale capable de résoudre, par décisions majoritaires, les problèmes qui mettent en cause le destin de l'espèce."

Or, si le caractère transnational semble admis pour nombre d'activités humaines, notamment l'économie, leur gestion au moyen de clubs et d'organisations, dont la légitimité est pour le moins douteuse, reste néanmoins internationale.

Dans la terminologie médiatico politique, la " mondialisation " - et c'est là que réside tout le malentendu - est présentée tel un fléau, indépendante de la volonté de hommes, ingérable de façon équitable, et plus que jamais on évoquera ces mots de Victor Hugo :

" C'est de l'enfer des pauvres qu'est fait le paradis des riches ".

Dès lors, la mondialisation de l'économie semble toute désignée pour justifier une compétition accrue entre les Etats nations, compétition (faut-il le rappeler ? ) qui est facture d'exclusion tant de régions du monde que d'individus toujours plus nombreux dans nos pays dit développés.

Pour les mondialistes, en revanche, la mondialisation est le constat de l'interdépendance des peuples du monde, la démonstration de l'obsolescence de cette sacro-sainte souveraineté nationale absolue, un appel à la citoyenneté mondiale.

La mondialisation en appelle, en fait, à la prise de conscience de nos responsabilités, à la reconnaissance de nos droits et de nos devoirs de membres de la communauté mondiale, ce sera là le véritable défi du XXIème siècle, plus encore que la colonisation du cyberespace : que les citoyens du monde apprennent à vivre et travailler ensemble.

Nous sommes tous sur le même bateau et à quoi bon de super-maillages virtuels planétaires si nous ne sommes pas capables d'œuvrer ensemble pour la prospérité de l'humanité ? a moins que ce ne soit pour mieux sombrer ensemble, si le yacht des uns s'avère être la galère d'autres toujours plus nombreux.

En conséquence, nous voulons que naissent des lois communes et un nouveau pouvoir fédéral mondial chargé de les faire appliquer.

" La mondialisation sera ce que nous en ferons ". Bernard Guetta (Télérama 10/01/96).

AMIP : Agence Mondialiste d'Information et de Presse