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Organisation des Femmes Actives de Côte d'Ivoire

OFACI

domaine

Droits humains - citoyenneté

Identité

ONG reconnue officiellement par l' État de Côte d' Ivoire sous le numéro : 845/MEMAT/DGAP/DAG/SDVAC

Mission

Notre mission est de lutter chaque jour davantage pour la promotion et la protection des droits de la personne particulièrement ceux de la femme. Cela pour son épanouissement politique, économique et sociale.

objectifs

  • Lutter pour la promotion et la protection des droits de la personne et particulièrement ceux de la femme.
  • Lutter pour l' émancipation politique, économique et sociale de la jeune femme.
  • Permettre la diffusion d' une culture de paix et de partage des valeurs républicaines.
  • Concevoir et mettre en oeuvre des projets de développement au bénéfice de la femme.
  • Lutter contre l' analphabétisme chez la petite fille.

activités

Séminaires - formation - animations

Déclarations : Appel au respect des droits des femmes - Journée des Droits de l'Enfant -

personnes impliquées

Mme Namizata SANGARE

adresse

Abidjan, Adjamé 80 logements (Face Fraternité-Matin)

03 BP 117 Abidjan (Côte d’Ivoire)

TEL

(225) 20-39-03-82

Courriel

ofacihotmail.com/ofaciaviso.ci/meite26yahoo.fr

www

www.ofaci.org

fondée en 1999

mise à jour : 19/11/2011

DECLARATION DE L'OFACI A L'OCCASION DE LA JOURNEE INTERNATIONALE DES DROITS DE L'ENFANT LE 20 NOVEMBRE 2011

C'est en 1978 qu'une commission des Nations Unies s'est planchée sur la situation des droits de l'enfant. Mais c'est seulement 11 ans après que l'ONU a adopté un texte " la Convention internationale des droits de l'enfant " par lequel ses membres se sont engagés à respecter et à protéger tous les enfants du monde. Cette Convention internationale des droits de l'enfant donne le droit d'être un enfant dont on en prend soin, afin de devenir plus tard un adulte qui prendra soin de d'autres enfants.

Elle concerne tous les enfants de 0 à 18 ans. A ce jour, se sont 191 pays qui l'ont ratifiée, sauf les Etats-Unis et la Somalie. Ces Etats se sont donc engagés à assurer les droits fondamentaux des enfants chez eux. Ces droits sont les suivants :

Droits civils : le droit d'avoir un nom, une nationalité et d'accéder à la justice.
Droits politiques : le droit d'avoir des opinions et de les exprimer, la protection contre les mauvais traitements.
Droits économiques : Le droit à un niveau de vie suffisant (une maison, des vêtements, de la nourriture) et la protection contre le travail forcé.
Droits sociaux : le droit d'être nourri et soigné par des médecins, la protection en cas de guerre (pas le droit d'être soldat avant 15 ans).
Droits culturels : le droit d'être éduqué (l'enseignement primaire doit être obligatoire et gratuit pour tous) et le droit d'avoir des loisirs.

En cette journée commémorative de la journée internationale des droits de l'enfant, le cadre est tout trouvé pour réfléchir sur la situation des enfants dans le monde.

Eu égard aux nombreux conflits qui émaillent le monde avec son corollaire d'enrôlement d'enfants soldats, décès d'enfants et de parents d'enfants. La liste de ces maux n'est pas exhaustive. Autant d'éléments qui interpellent à plus d'un titre la communauté internationale et nationale. En ce jour mémorable, où le monde entier célèbre cette importante journée, les organisations de protection et de défense des droits de l'enfant interpellent tous les acteurs au respect et à la protection des enfants car comme le disait. Kofi Annan, secrétaire général de l'Organisation des Nations Unies " Rien n'est plus important que de bâtir un monde dans lequel tous nos enfants auront la possibilité de réaliser pleinement leur potentiel et de grandir en bonne santé, dans la paix et dans la dignité ".

Le temps est arrivé pour que notre monde garantisse un monde de droit où tous les enfants sont protégés quelques soient leur nationalité, leur classe sociale, leur culture.

Au moment où, notre pays la Côte d'Ivoire sort d'une crise sans précédent, dans laquelle, plusieurs enfants ont perdu la vie, il y a donc lieu de porter un regard critique sur la situation des droits de l'enfant dans notre nation. Toutefois, il est judicieux de saluer et féliciter les actions conjuguées du gouvernement et de la société civile en faveur des enfants.

  • Au gouvernement de Côte d'Ivoire pour la ratification des deux protocoles additionnels à la convention relative aux droits de l'enfant, le protocole facultatif, concernant la vente d'enfant, la prostitution des enfants et la pornographie mettant en scène des enfants; et le protocole facultatif à l'implication des enfants dans les conflits armés, les 4 et 19 Août 2011.
  • Aux organisations de défense et de protection des droits des enfants pour leurs efforts de plaidoyer et de lobbying sans lesquels ces protocoles n'auraient pu être signés

Cependant, beaucoup reste à faire dans le domaine de la protection des enfants. Ainsi donc, nous recommandons ce qui suit :

Au gouvernement

  • Que des centres d'écoute et d'assistance soient crées pour la prise en charge psychologique des orphelins de guerre ;
  • Que l'éducation primaire soit gratuite pour tous les enfants orphelins de guerre ;
  • Que la Convention des Droits de l'Enfant et les deux protocoles additionnels soient ratifiés par l'Etat soient vulgarisés et harmonisés avec les textes nationaux;
  • Qu'une ordonnance portant création d'un code de la famille et de l'enfant soit prise par le gouvernement;
  • Que des manuels de formation soient édités pour la formation des familles sur le droit des enfants;

A la société civile

  • Que des campagnes d'information et de sensibilisation soient organisées pour la vulgarisation des droits de l'enfant;
  • Que les organisations internationales et nationales organisent des plaidoyers pour l'amélioration de la situation des enfants en Côte d'Ivoire.


Les femmes Ivoiriennes appellent au respect de leurs droits

Abidjan le 19 septembre 2011

Les femmes réunies au séminaire de l'OFACI - L’Organisation des Femmes Actives de Côte-d’Ivoire (OFACI) a réuni à Abidjan pour son premier séminaire national post-crise 160 femmes leaders venues de 80 localités du pays.

Pendant 3 jours, les droits et devoirs de la citoyenne,  les mécanismes de saisine des comités des droits de l’homme, instruments nationaux de protection des droits de la femme ont été entre autres sujets sur lesquels les femmes ont été formées.

Ce premier séminaire national post-crise entre dans le cadre du projet de l’OFACI intitulé « Projet de formation des leaders féminins sur les mécanismes internationaux et nationaux pour une protection effective des droits de la femme en Côte d’Ivoire  ».

Sur les raisons de l’organisation de ce séminaire de formation, voici les explications de Mme Namizata Sangaré, Présidente de l’OFACI.

« Nous pensons que nous avons suffisamment fait la promotion des droits de la femme, nous leur avons expliqué qu’elles ont des droits économiques, qu’elles ont des droits sociaux, qu’elles ont des droits politiques…il est question aujourd’hui de passer à une autre étape qui est de leur expliquer qu’il y a des mécanismes qui existent et qui protègent les droits de la femme ».

Après ce séminaire, un plaidoyer auprès des décideurs a été produit car parmi les instruments de protection des droits de la femme, certains sont soit en souffrance ou n’ont pas encore été ratifié par la Côte d’Ivoire.

Les femmes rassemblées lors de ce séminaire souhaitent que le Chef de l’Etat prenne une ordonnance relative à la déclaration solennelle de son prédécesseur qui s’est engagé à faire la promotion d’au moins 30% des femmes aux postes électifs aussi bien dans le privé que dans le public.

Elles demandent également :

  • la limitation du concubinage à 5 ans,
  • le reversement de la pension de la veuve au mari,
  • la création d’une radio pour les femmes,
  • la gratuité des frais d’accouchement et de césarienne,
  • l’harmonisation entre les conventions internationales et les textes de lois ivoiriens,
  • la ratification du protocole de Maputo, le prolongement du congé maternité de 3 à 6 mois…

Le Canada accompagne depuis plusieurs années l’OFACI dans ces activités. Mr Firmin Baoua, représentant l’Ambassade du Canada a souligné que les femmes Ivoiriennes doivent se battre pour sortir du spectre des difficultés quotidiennes et prendre part à la vie politique et socio-économique du pays.

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