le kiosque

plan de cette partie du site - -

Registre des Citoyens du Monde - Assemblée - Délégués élus

L'Assemblée - Agenda - Les membres - Les projets - Le journal -
Mardi 10 mars 2026, 18 h 45

en visioconférence

 

1. ouverture à 18 h 45

Présences,

Excusés : Michel Lablanquie, Jean Verstraeten,

Messages reçus de Michel Lablanquie, René Wadlow, Jean Verstraeten

Présidence et secrétariat de séance

2. Hommage à Marie-Françoise Lamperti (voir en annexe)

3. Conseil d'Administration

  • les formalités suite au changement de siège social
  • Cotisations 2026

4. Les projets

  • Écoles pour la paix
    • une référence : la Charte des Enseignants et Éducateurs pour la Paix (annexe 2)
    • Appel de La Haye pour la campagne mondiale en faveur de l'éducation pour la paix (annexe 3)
    • Proposition de reprise de l' École, Instrument de Paix EIP (Daniel Durand)
    • les réalisations en cours
  • Parlement Mondial des Jeunes (Jean Aniké Goudkona)
    • plantation de 4 baobabs de la paix à Roua (Arbres de l'Unité Mondiale)
    • Défense des droits des migrants africains
    • Drones de reforestation (Roger Fouquet)
  • Collaboration avec la JERC - Jeunesse Émergente et Républicaine du Cameroun (Cathy Meba, Elisabeth Yaoudam, Michel Yakam)
  • Voyage pour la paix : projet d'itinérance entre plusieurs lieux symboliques de la recherche de la paix en France, Belgique, Allemagne et Suisse (Roger Winterhalter, Marie Carlens)
  • Marche pour la paix : proposition de soutien à l'initiative "Peacewalk" https://peacewalk.info/
    https://www.pressenza.com/fr/2026/01/marcher-pour-la-paix-peacewalk-relie-leurope-a-jerusalem/
  • Route Mondiale et les bornes de la Route Sans Frontières (Jean-Marie Azaïs)
  • Initiative de Charte de Paix (Nathalie Kesler) /charte_fr.pdf
    • version courte
    • version longue
  • Autres projets

5. Les 80 ans de la citoyeneté mondiale

  • bilan de l'événement de 2018 (70 ans des Citoyens du Monde)
  • projet pour 2028

6. Divers

  • Film COLLAPSE (Effondrement) / Gaza, juste de l'autre côté < au cinéma le 6 mai
  •  

7. Date de la prochaine réunion


Se sont annoncés : Marie Carlens, Roger Winterhalter, Brigitte Carraz, Daniel Durand, Nathalie Kesler, Marc Garcet, Jean Aniké Goudkona, Roger Fouquet, Georges Federmann, François Lo Jacomo, René Wadlow, Jean Rikidi, Vincent Peingnez, Robert Migabo, John Kangni, Jean-Baptiste Chollet, Jean-Marie Azaïs, Saida Agrebi, Ursula Grattapaglia, Alpha Youn, Stéphane Deschamps

Ont envoyé un message:

Michel Lablanquie

je ne pourrai pas assister à la réunion, occupé à boucler le n° 2 de « L'Écho de Tchernobyl » qui doit sortir le 11 mars (pour l'anniversaire de la catastrophe nucléaire de Fukushima) - le n° 1 est en ligne ici : https://enfants-tchernobyl-belarus.org/etb/LECHO.
J'en profite pour signaler que :

  • les archives du Festival pour la Paix pour le 75° anniversaire de Cahors Mundi, en juin 2025, sont ici : <http://lotoisdumonde.fr/initiatives/index-festival.html>. Il y est largement question des Routes mondiales - en particulier les deux premières vidéos de Laurent Doucet, président de La Rose impossible...
  • Suzuki Shiro, le Maire de Nagasaki, a fait de nombreuses allusions à Citoyens du Monde, lors de son discours annuel pour la Paix, le 9 août 2025 - voir la vidéo et le texte de son intervention (et en archive les précédents discours)...

    extrait :

    « L’humanité peut faire disparaître les armes nucléaires ». Les hibakusha, qui n’ont cessé de faire entendre leurs voix en gardant ce fort espoir au fond de leurs coeurs, ainsi que ce qu’ils représentent ont fait écho en de nombreux citoyens jusqu’à ce que, finalement, le terme « citoyen du monde » (1) prenne racine à Nagasaki. Ce terme renferme la volonté de dépasser les origines ethniques, les frontières et les autres séparations pour bâtir ensemble un avenir de paix en tant que citoyens d’une seule grande ville couvrant la terre entière. C’est peut-être cette perspective de « citoyen du monde » qui deviendra la force permettant de connecter à nouveau ce monde divisé.

(1) - mes notes : Dans cette déclaration, Suzuki Shiro, maire de Nagasaki (dont les deux parents ont été victimes de la bombe), insiste sur le concept de « Citoyens du Monde » (avec 6 occurrences). Dans sa Déclaration du 9 août 2024, il avait déclaré : « Peuples du monde, nous sommes des "citoyens du monde" vivant dans une grande ville appelée Terre », « Si nous, citoyens du monde, élevons nos voix et unissons nos forces, nous pouvons surmonter les difficultés actuelles » et « En solidarité avec les citoyens du monde qui s'efforcent d'être une force pour la paix, Nagasaki diffusera dans le monde entier une "culture de la paix" qui respecte les autres, favorise la confiance et cherche à résoudre les problèmes par la discussion. » Le commentaire sur la Déclaration de paix de Nagasaki de cette année expliquait le terme « citoyen du monde » comme « un terme inventé faisant référence aux personnes qui travaillent pour surmonter les différences telles que la race, la nationalité, l'idéologie, l'histoire, la culture et la religion, et pour parvenir à une société dans laquelle chacun est respecté en tant qu'être humain, quelle que soit son origine. »

Nagasaki avait signé le 17 mars 1960 la Charte des villes et territoires mondialisés initiée le 30 juillet 1949 par le comité de mondialisation des Citoyens du Monde de Cahors (Lot). Hiroshima avait signé cette Charte le 18 mars 1959.


René Wadlow

Des efforts de coopération pour la consolidation de la paix sont nécessaires de toute urgence

À l’heure où la communauté internationale est marquée par des conflits armés et de fortes tensions politiques, des efforts concertés sont nécessaires pour développer une culture politique harmonieuse fondée sur le droit international. Une culture politique est un ensemble d’attitudes et de croyances qui structurent et donnent sens au processus politique. Une telle culture politique positive est le fruit de l’histoire collective d’un système politique et du vécu de ses membres.

« Établir les conditions permettant le maintien de la justice et du respect des obligations découlant des traités et autres sources du droit international » est l’un des quatre objectifs des Nations Unies, tels qu’énoncés dans le préambule de la Charte, et étroitement lié aux trois autres : la prévention de la guerre, le respect des droits de l’homme et le progrès social. Le libellé de ces objectifs souligne à juste titre non pas l’adoption du droit international, mais plutôt la nécessité d’« établir les conditions » permettant la justice et le respect du droit international.

Le respect du droit international devrait limiter les options dont dispose un gouvernement pour mener sa politique étrangère. La limitation la plus fondamentale est l'interdiction de recourir à la force militaire, sauf en cas de légitime défense face à une agression.

Lorsque les abus de pouvoir, le déni des droits humains, la corruption et l'absence de participation aux processus décisionnels deviennent monnaie courante, les citoyens se tournent vers le droit comme un moyen d'instaurer la justice. L'état de droit, tant au niveau international que national, doit reposer sur un consensus social.

Les organisations non gouvernementales (ONG) peuvent jouer un rôle essentiel dans l'élaboration d'un consensus social sur l'état de droit. Elles ont démontré leur capacité à répondre efficacement aux défis auxquels est confrontée la société mondiale actuelle. De ce fait, leur rôle au sein du système des Nations Unies dans l'élaboration et la mise en œuvre des politiques est croissant. Les ONG sont plus impliquées que jamais dans l'élaboration des politiques mondiales et la mise en œuvre des projets. Elles font remonter les préoccupations des citoyens aux gouvernements et défendent des politiques spécifiques.

Aujourd'hui, face à la persistance des violences armées dans de nombreuses régions du monde, des efforts concertés de consolidation de la paix sont indispensables. Les ONG jouent un rôle croissant dans ces efforts et doivent être encouragées.

René Wadlow
publié dans Transcend Media Service


Jean Verstraeten

Je ne doute pas que vois ferez du bon travail le 10 mars, mais dans ma situation actuelle il vaut mieux que je m’abstienne.

Annexes

annexe 1 La fraternité, condition d’exercice des droits humains

Hommage à Marie-Françoise Lamperti

Les années à venir seront-elles celles du progrès en matière des droits humains ? C’est une question que l’on peut se poser quelques jours après la disparition de l’une de ses promoteurs : Marie-Françoise Lamperti, présidente-fondatrice de l’association « Agir pour les Droits de l’Homme ».

Professeur de philosophie, Marie-Françoise Lamperti avait intégré le secrétariat de la fondation Arche de la Fraternité pour les Droits de l’Homme (1989), fondation qui n’a vécu que quelques années. En 2003 elle fonde avec quelques amis l’association « Agir pour les Droits de l’Homme ». Elle s’enregistre Citoyenne du Monde en décembre 2007, et peu de temps après l’association « Agir pour les Droits de l’Homme » est devenue membre de l’Assemblée du Congrès des Peuples – ASCOP. En 2010 Marie-Françoise Lamperti deviendra Déléguée élue au Congrès des Peuples.

Toute fratrie procède d’une patrie

En 2008, à l’ occasion des soixante ans de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme, elle lance une réflexion et une interpellation principalement centrée sur la fraternité, comme condition d’exercice des droits de l’homme. C’est l’article 1er.(1) Sur un plan philosophique et étymologique l’humanité n’est pas une simple juxtaposition de camarades de destin, mais bien plus, elle peut former une famille, une fraternité si elle respecte les lois de ce dont elle est issue : la tradition, la terre des ancêtres, la patrie. C’est la terre tout entière qui est la patrie de l’humanité. Les lois n’en sont qu’une interprétation humaine de ce qui est nécessaire pour maintenir l’esprit de fraternité, c’est-à-dire l’art du vivre-ensemble, ou, autrement dit : l’état de droit (2)

Oui, les Citoyens du Monde sont l’embryon de cette fraternité sans frontières à la recherche du savoir-vivre-ensemble, en attente d’une structure politique aux dimensions de la patrie planétaire.

Cette fraternologie(3) proposée par Marie-Françoise Lamperti a profondément modifié ou complété la simple approche juridique de la revendication des Citoyens du Monde : ils ne s’arrêtent plus à la construction d’une démocratie représentative à l’échelle mondiale, mais ils deviennent un facteur d’inclusion sociale de tous les êtres humains quelles que soient leurs origines, leurs apparences ou leurs appartenances. C’est l’article 2.(4)

Les Citoyens du Monde retiendront de Marie-Françoise Lamperti sa participation à l’excellente session du Congrès des Peuples à Brasilia, en mai 2009,(5) où elle a interpellé les élus présents sur le statut du défenseur des droits de l’homme, sur le statut du migrant et sur l’idée d’une représentation du peuple mondial au sein des Nations Unies. Ils retiendront également son engagement dans la défense des minorités chinoises : les Tibétains, les camps de prisonniers en travail forcé, les adeptes de quelques religions emprisonnés et tués pour nourrir des trafics d’organes. La libération du Prix Nobel de la Paix Liu Xiabo lui tenait particulièrement à cœur. (6)

C’est encore Marie-Françoise Lamperti qui a créé l’événement dans une des salles de réunion du Palais du Luxembourg en y organisant un hommage à Albert Camus « pionnier de la démocratie mondiale » à l’occasion des 100 ans de sa naissance. (7)

En définitive, les Citoyens du Monde doivent beaucoup à cette dame au grand cœur.

Daniel Durand

Notes :

1. Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits. Ils sont doués de raison et de conscience et doivent agir les uns envers les autres dans un esprit de fraternité. (Article 1.)

2. Considérant qu'il est essentiel que les droits de l'homme soient protégés par un régime de droit pour que l'homme ne soit pas contraint, en suprême recours, à la révolte contre la tyrannie et l'oppression. – troisième alinéa du Préambule de la DUDH

3. « Fraternologie ». Ce terme est emprunté à Roger Winterhalter

4. Chacun peut se prévaloir de tous les droits et de toutes les libertés proclamés dans la présente Déclaration, sans distinction aucune, notamment de race, de couleur, de sexe, de langue, de religion, d'opinion politique ou de toute autre opinion, d'origine nationale ou sociale, de fortune, de naissance ou de toute autre situation. (Article 2.)

5. https://www.recim.org/kdp/2009-05-fr.htm

6. https://www.recim.org/ascop/pr25-fr.htm#nobel

7. https://www.recim.org/ascop/pr28-fr.htm


annexe 2 CHARTE DES ENSEIGNANTS ET ÉDUCATEURS MONDIALISTES

PREAMBULE

La finalité d'un enseignement mondialiste n'est pas d'adapter l'homme à la société contemporaine, mais d'élaborer une société au service de l'homme. Il ne s'agit pas, non plus, de former des individus d'une nation, d'un régime ou d'une religion, mais des membres de la communauté universelle.

Or l'individu ne se définit aujourd'hui encore qu'à travers sa citoyenneté nationale : un homme sans nationalité n'a pas d'existence officielle ; les apatrides en sont la preuve.

Quand au civisme traditionnel, il s'identifie aux intérêts d'une nation au détriment des autres.

Le CIVISME MONDIAL, lui, s'identifie aux intérêts légitimes des êtres humains, sans distinction de sexe, de race, de classe sociale, d'ethnie, de nationalité, de philosophie, de religion.

Il s'attaque à tous les préjugés et systèmes portant atteinte à la dignité de la personne.

En ce qui concerne l'enseignement, jusqu'au siècle dernier, il a servi, dans toutes ses formes, à façonner des élites et des chefs, et à modeler une mentalité nationaliste.

Aujourd'hui, la démocratisation de l'enseignement, quand elle existe, permet essentiellement aux gouvernements nationaux qui le contrôlent d'adapter moralement et socialement l'individu aux intérêts de la société en place.

ENGAGEMENT

En conséquence, nous, enseignants et éducateurs mondialistes, nous déclarons qu'il nous appartient par nos paroles, nos écrits, nos actions :

  • de dénationaliser l'enseignement de l'Histoire,
  • de promouvoir la notion de fédéralisme, méconnue dans les pays centralisés,
  • de valoriser une morale planétaire,
  • de dénoncer, chaque fois que l'occasion s'en présente, l'injustice sociale, le chauvinisme, le racisme, la discrimination des sexes, ainsi que toute entreprise susceptible d'entamer l'intégrité de l'être humain,
  • de rechercher toutes les solutions susceptibles de mettre fin aux situations scandaleuses qui privent les individus de soins, de nourriture, d'information ou de liberté,
  • de développer la solidarité à tous les niveaux,
  • de faire prendre conscience de la nécessité d'une application effective de la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme, par l'instauration d'une autorité mondiale capable d'un imposer le respect,
  • de faire connaître et respecter les richesses du patrimoine culturel de l'humanité,
  • de préparer les esprits des enfants et des adultes à réclamer la création d'institutions mondiales permettant de satisfaire les besoins essentiels communs à tous les hommes, et plus spécialement, celle d'une Institution Mondiale pour l'Éducation, ayant un pouvoir exécutif, en vue de permettre à chacun d'accéder à la connaissance et à la culture.

Non contents de transmettre le savoir reçu, nous nous attacherons à préparer les esprits à la compréhension des problèmes posés par le développement des techniques et des découvertes scientifiques, pour les rendre capables de les résoudre.

Participant pleinement à l'évolution du monde, nous contribuerons, chaque jour et selon nos moyens, à l'éveil d'une conscience mondiale qui garantira le respect de la personne humaine, et nous formerons des Citoyens du Monde qui sauront travailler à la formation et au maintien d'une société pluraliste planétaire, où tous seront solidaires.

Journées Mondialistes de Caen,
5 juin 1976


annexe 3 Appel de La Haye

"On ne pourra parler de culture de la paix que lorsque les citoyens du monde entier auront une meilleure compréhension des problèmes mondiaux, sauront régler les conflits et lutter contre l'injustice de manière non-violente, observeront les normes internationales en matière de droits de l'Homme et d'équité, apprécieront la diversité culturelle et auront du respect les uns pour les autres. Or, l'unique moyen d'atteindre ces objectifs est d'instaurer une éducation systématique pour la paix." - Campagne mondiale en faveur de l'éducation pour la paix

Le lien de visioconférence sera envoyé aux "Abonnés" et aux nouveaux inscrits préinscription nécessaire

Archives des comptes-rendus

Au sujet du site