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Registre des Citoyens du Monde - Assemblée - Délégués élus

L'Assemblée - Agenda - Les membres - Les projets - Le journal -
Mardi 10 mars 2026

en visioconférence

1. ouverture à 18 h 50

  • Sont présents : Marc Garcet, Marie Carlens, Roger Winterhalter, Brigitte Carraz, Daniel Durand, Jean Aniké Goudkona, Yvan Mefo'o, Tony Kopera, René Wadlow, Jean Rikidi, Vincent Peingnez, John Kangni, Jean-Baptiste Chollet, Jean-Marie Azaïs, Saida Agrebi, Ursula Grattapaglia, Alpha Youn, Thierry Botétémé,
    Nathalie Kesler (19 h 19)
  • Excusés : Michel Lablanquie, Jean Verstraeten, François Lo Jacomo, Florian Ruymen
  • Messages reçus de Michel Lablanquie, René Wadlow, Jean Verstraeten, Jackie Etoune, Birindwa Mushoshi,
  • Président de séance : Daniel Durand
  • Secrétaire de séance : Jean-Baptiste Chollet

2. Hommage à Marie-Françoise Lamperti 

L'Assemblée des Citoyens du Monde lui doit plusieurs initiatives dont l'hommage rendu au début de l'année 2014 à Albert Camus, pionnier de la démocratie mondiale. Elle a participé à de nombreuses réunions depuis 2008 en tant que citoyenne du monde et en tant que présidente de l'association "Agir pour les droits de l'homme". Marie-Françoise est décédée le 25 décembre 2025. Daniel Durand a alors rédigé un article qui rend hommage à son action et au sens qu'elle lui donnait.(voir en annexe)

3. Conseil d'Administration

  • Suite au changement de siège social de l'Assemblée des Citoyens du Monde, les statuts ont été mis à jour, signés par Roger Winterhalter et Daniel Durand, et les formalités effectuées auprès de la préfecture de Maine et Loire et auprès de la MAIF, notre assureur.
  • Cotisations 2026 : Les associations adhérentes à l'ASCOP ont toutes pris l'engagement de verser chaque année une cotisation de 10 ou 20 Euros, selon le cas. Les paiements peuvent se faire selon les diverses possibilités présentées en page
    https://www.recim.org/cdm/pag-fr.htm
    ou directement pour un paiement par carte bancaire :
    https://www.helloasso.com/associations/comite-des-citoyens-du-monde-pour-le-congres-des-peuples/formulaires/1
    Pour l'année 2026, une seule cotisation a été reçue.

4. Les projets

  • 4.1. Écoles pour la paix
    1. Charte des Enseignants et Éducateurs pour la Paix (annexe 2)
      Daniel Durand rappelle que lors des Journées Mondialistes de Caen, en juin 1976, il avait été adopté, sur proposition de la commission "Éducation et Enseignement", la "Charte des enseignants et éducateurs pour la paix". 50 ans après, les termes de cette charte demeurent pertinents. Les membres présents de l'Assemblée des Citoyens du Monde adoptent cette charte comme document de référence pour son projet "Écoles pour la paix".
      Cette charte révèle quelques unes des valeurs, les revendications et les orientations des Citoyens du Monde en la matière.
    2. Daniel Durand mentionne l'existence de la "Campagne mondiale en faveur de l'éducation pour la paix". Il s'agit d'une initiative née en 1999 lors du Congrès de La Haye organisé par la société civile à l'occasion du centenaire de la première conférence de la paix. Cette campagne est soutenue ou animée par plusieurs centaines d'organisations à travers le monde entier. Lorsque notre projet d'Écoles pour la Paix sera plus abouti, son intégration à cette campagne sera envisageable.,
      Appel de La Haye pour la campagne mondiale en faveur de l'éducation pour la paix
      https://www.peace-ed-campaign.org/fr/
    3. École, Instrument de Paix EIP
      Lors de la réunion du 11 décembre, Marc Garcet avait rappelé l'engagement de plusieurs Citoyens du Monde et Délégués Élus du Congrès des Peuples au sein de l'organisation "École, Instrument de Paix".  Cette organisation a été créée par Jacques Muhlethaler en Suisse où elle a toujours son siège. Elle a réussi à essaimer dans environ 40 pays. A la fin de l'année 2024, École, Instrument de Paix a cessé ses activités. Daniel Durand a essayé de contacter les responsables actuels. Sans succès jusqu'à présent. Sur Internet, il existe encore des archives, mais elles disparaissent peu à peu. Daniel propose que le projet Écoles pour la Paix soit une continuité partielle de l'expérience d'EIP, dont le fondement philosophique de son créateur : "désarmer l'esprit pour désarmer la main".
    4. Mulhouse : École de la paix. Sous l'égide de la Maison de la Citoyenneté Mondiale, le projet se constitue peu à peu. Il pourrait recevoir l'appui de la 4ACG (Association des Anciens Appelés en Algérie et leurs Amis Contre la Guerre), et, pourquoi pas, de KOKEO.
  • 4.2. Parlement Mondial des Jeunes (Jean Aniké Goudkona)
    1. Roua est une commune du Nord-Cameroun, récemment victime d'atrocités commises par des individus liés à la secte Boko Haram. En accord avec les autorités locales, le Parlement Mondial des Jeunes (membre de l'ASCOP) a mené une campagne de facilitation pour l'inscription dans l'état-civil de plus de 1000 personnes, principalement des jeunes, qui pourront ainsi justifier de leur identité pour accéder à l'enseignement secondaire ou supérieur. Dans cette commune meurtrie le PMJ a planté 4 jeunes baobabs en tant qu'arbres de paix (ou arbres de l'unité mondiale).
    2. Le PMJ s'est aussi lancé dans l'accueil, l'accompagnement et la défense des droits des migrants africains retournés. Une antenne du PMJ est ainsi installée au Burkina Faso à proximité du mémorial dédié à Thomas Sankara.
      Marie Carlens propose d'établir une relation entre ce sujet et la pétition "Butterfly" initiée en ligne depuis deux ans déjà.
    3. Le PMJ étudie actuellement un projet de reforestation par drones, en lien avec Roger Fouquet, ingénieur retraité, Citoyen du Monde et excellent connaisseur de presque tous les pays d'Afrique.
    4. Le PMJ a dernièrement été honoré d'un "prix de la meilleure initiative jeune", délivré par le ministère de la Jeunesse et de l'Éducation Civique du Cameroun, en encouragement du projet "Holypeace Cameroon project". Cependant ce dernier projet est actuellement retardé à la demande de l'établissement scolaire où il devait se dérouler.
  • 4.3. Collaboration avec la JERC - Jeunesse Émergente et Républicaine du Cameroun (Cathy Meba, Elisabeth Yaoudam, Michel Yakam). Voir la synthèse de la réunion du 13 février 2026 en annexe 3
  • 4.4. Voyage pour la paix : projet d'itinérance entre plusieurs lieux symboliques de la recherche de la paix dans un périmètre transfrontalier autour de l'Alsace. (Roger Winterhalter, Marie Carlens)
    Roger propose de lancer un Mouvement pour la paix, la solidarité et la réconciliation.. Il aimerait une réunion physique ou plus probablement par visio-conférence. Dans ce cadre il proposerait un événement rassembleur avec la participation de quelques référents. Eben Ezer serait un endroit idéal et symbolique pour cela.
  • 4.5. Marche pour la paix : proposition de soutien à l'initiative "Peacewalk".
    Un chemin de paix et de justice pour tous. Depuis fin janvier, un groupe a entrepris une marche depuis le cap Finistère (Espagne) pour rejoindre Jérusalem en mai 2027.Cette initiative se veut être un pèlerinage pendant lequel les participants échangeront sur les moyens de construire un monde paisible habité par une humanité réconciliée. Les drapeaux nationaux doivent rester à la maison.
    Au moment de la réunion, nous ne savons pas encore quels sont les ressorts et les références de ce mouvement. Dans le meilleur des cas, l'Assemblée des Citoyens du Monde pourra envoyer un message de soutien en y associant l'initiative de la Maison de la Citoyenneté Mondiale de Mulhouse.
    https://peacewalk.info/
    https://www.pressenza.com/fr/2026/01/marcher-pour-la-paix-peacewalk-relie-leurope-a-jerusalem/
  • 4.6. Route Mondiale et les bornes de la Route Sans Frontières (Jean-Marie Azaïs)
    Jean-Marie Azaïs (route mondiale Fr) indique les projets en cours. 5 bornes sont fabriquées chez lui. Les élections ont perturbé les projets cela car la maire sortante de Lodève ne se représente pas et il attend le résultat des élections pour reprendre ses démarches.
  • 4.7. Initiative de Charte de Paix (Nathalie Kesler)
    Pangée-ONG, membre de l'ASCOP vient de lancer une "initiative de charte de paix". : référence éthique et universelle, cette charte est destinée à nourrir la réflexion, le dialogue et l’action collective en faveur d’une paix durable fondée sur la non-violence." Cette initiative réclame une révision de la charte des Nations Unies en vertu de son article 109. L'Assemblée des Citoyens du Monde accorde son soutien à cette initiative sur la base de la version courte, mais s'abstient sur le contenu de la version longue, présentée comme base de discussion. /charte_fr.pdf
  • 4.8. Autres projets

5. Divers

  • Film COLLAPSE (Effondrement) / Gaza, juste de l'autre côté < au cinéma le 6 mai
  • Alpha Youm, participant à cette réunion, indique l'existence au Sénégal d'une Association pour la Paix et la Citoyenneté. M. Alpha Youm sera mis en relation avec quelques Citoyens du Monde du Sénégal.
  •  Le 8 mars, journée internationale pour les droits des femmes, une organisation espérantiste a diffusé un film retraçant l'histoire et l'engagement de Ursula Grattapaglia. Les participants à la réunion lui adressent leurs félicitations.
  • 2028 sera l'année des 80 ans de la Citoyenneté mondiale. Comment pourront-ils être célébrés ? Ce sujet est reporté à une prochaine réunion.
  • Tony Kopera propose de créer des festivals pour la paix.

6. Date de la prochaine réunion : mardi 9 juin à 18 h 45.

fin de réunion à 20 h 25


Ont envoyé un message:

Michel Lablanquie

je ne pourrai pas assister à la réunion, occupé à boucler le n° 2 de « L'Écho de Tchernobyl » qui doit sortir le 11 mars (pour l'anniversaire de la catastrophe nucléaire de Fukushima) - le n° 1 est en ligne ici : https://enfants-tchernobyl-belarus.org/etb/LECHO.
J'en profite pour signaler que :

  • les archives du Festival pour la Paix pour le 75° anniversaire de Cahors Mundi, en juin 2025, sont ici : <http://lotoisdumonde.fr/initiatives/index-festival.html>. Il y est largement question des Routes mondiales - en particulier les deux premières vidéos de Laurent Doucet, président de La Rose impossible...
  • Suzuki Shiro, le Maire de Nagasaki, a fait de nombreuses allusions à Citoyens du Monde, lors de son discours annuel pour la Paix, le 9 août 2025 - voir la vidéo et le texte de son intervention (et en archive les précédents discours)...

    extrait :

    « L’humanité peut faire disparaître les armes nucléaires ». Les hibakusha, qui n’ont cessé de faire entendre leurs voix en gardant ce fort espoir au fond de leurs coeurs, ainsi que ce qu’ils représentent ont fait écho en de nombreux citoyens jusqu’à ce que, finalement, le terme « citoyen du monde » (1) prenne racine à Nagasaki. Ce terme renferme la volonté de dépasser les origines ethniques, les frontières et les autres séparations pour bâtir ensemble un avenir de paix en tant que citoyens d’une seule grande ville couvrant la terre entière. C’est peut-être cette perspective de « citoyen du monde » qui deviendra la force permettant de connecter à nouveau ce monde divisé.

(1) - mes notes : Dans cette déclaration, Suzuki Shiro, maire de Nagasaki (dont les deux parents ont été victimes de la bombe), insiste sur le concept de « Citoyens du Monde » (avec 6 occurrences). Dans sa Déclaration du 9 août 2024, il avait déclaré : « Peuples du monde, nous sommes des "citoyens du monde" vivant dans une grande ville appelée Terre », « Si nous, citoyens du monde, élevons nos voix et unissons nos forces, nous pouvons surmonter les difficultés actuelles » et « En solidarité avec les citoyens du monde qui s'efforcent d'être une force pour la paix, Nagasaki diffusera dans le monde entier une "culture de la paix" qui respecte les autres, favorise la confiance et cherche à résoudre les problèmes par la discussion. » Le commentaire sur la Déclaration de paix de Nagasaki de cette année expliquait le terme « citoyen du monde » comme « un terme inventé faisant référence aux personnes qui travaillent pour surmonter les différences telles que la race, la nationalité, l'idéologie, l'histoire, la culture et la religion, et pour parvenir à une société dans laquelle chacun est respecté en tant qu'être humain, quelle que soit son origine. »

Nagasaki avait signé le 17 mars 1960 la Charte des villes et territoires mondialisés initiée le 30 juillet 1949 par le comité de mondialisation des Citoyens du Monde de Cahors (Lot). Hiroshima avait signé cette Charte le 18 mars 1959.


René Wadlow

Des efforts de coopération pour la consolidation de la paix sont nécessaires de toute urgence

À l’heure où la communauté internationale est marquée par des conflits armés et de fortes tensions politiques, des efforts concertés sont nécessaires pour développer une culture politique harmonieuse fondée sur le droit international. Une culture politique est un ensemble d’attitudes et de croyances qui structurent et donnent sens au processus politique. Une telle culture politique positive est le fruit de l’histoire collective d’un système politique et du vécu de ses membres.

« Établir les conditions permettant le maintien de la justice et du respect des obligations découlant des traités et autres sources du droit international » est l’un des quatre objectifs des Nations Unies, tels qu’énoncés dans le préambule de la Charte, et étroitement lié aux trois autres : la prévention de la guerre, le respect des droits de l’homme et le progrès social. Le libellé de ces objectifs souligne à juste titre non pas l’adoption du droit international, mais plutôt la nécessité d’« établir les conditions » permettant la justice et le respect du droit international.

Le respect du droit international devrait limiter les options dont dispose un gouvernement pour mener sa politique étrangère. La limitation la plus fondamentale est l'interdiction de recourir à la force militaire, sauf en cas de légitime défense face à une agression.

Lorsque les abus de pouvoir, le déni des droits humains, la corruption et l'absence de participation aux processus décisionnels deviennent monnaie courante, les citoyens se tournent vers le droit comme un moyen d'instaurer la justice. L'état de droit, tant au niveau international que national, doit reposer sur un consensus social.

Les organisations non gouvernementales (ONG) peuvent jouer un rôle essentiel dans l'élaboration d'un consensus social sur l'état de droit. Elles ont démontré leur capacité à répondre efficacement aux défis auxquels est confrontée la société mondiale actuelle. De ce fait, leur rôle au sein du système des Nations Unies dans l'élaboration et la mise en œuvre des politiques est croissant. Les ONG sont plus impliquées que jamais dans l'élaboration des politiques mondiales et la mise en œuvre des projets. Elles font remonter les préoccupations des citoyens aux gouvernements et défendent des politiques spécifiques.

Aujourd'hui, face à la persistance des violences armées dans de nombreuses régions du monde, des efforts concertés de consolidation de la paix sont indispensables. Les ONG jouent un rôle croissant dans ces efforts et doivent être encouragées.

René Wadlow
publié dans Transcend Media Service


Jean Verstraeten

Je ne doute pas que vois ferez du bon travail le 10 mars, mais dans ma situation actuelle il vaut mieux que je m’abstienne.

Annexes

annexe 1 La fraternité, condition d’exercice des droits humains

Hommage à Marie-Françoise Lamperti

Les années à venir seront-elles celles du progrès en matière des droits humains ? C’est une question que l’on peut se poser quelques jours après la disparition de l’une de ses promoteurs : Marie-Françoise Lamperti, présidente-fondatrice de l’association « Agir pour les Droits de l’Homme ».

Professeur de philosophie, Marie-Françoise Lamperti avait intégré le secrétariat de la fondation Arche de la Fraternité pour les Droits de l’Homme (1989), fondation qui n’a vécu que quelques années. En 2003 elle fonde avec quelques amis l’association « Agir pour les Droits de l’Homme ». Elle s’enregistre Citoyenne du Monde en décembre 2007, et peu de temps après l’association « Agir pour les Droits de l’Homme » est devenue membre de l’Assemblée du Congrès des Peuples – ASCOP. En 2010 Marie-Françoise Lamperti deviendra Déléguée élue au Congrès des Peuples.

Toute fratrie procède d’une patrie

En 2008, à l’ occasion des soixante ans de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme, elle lance une réflexion et une interpellation principalement centrée sur la fraternité, comme condition d’exercice des droits de l’homme. C’est l’article 1er.(1) Sur un plan philosophique et étymologique l’humanité n’est pas une simple juxtaposition de camarades de destin, mais bien plus, elle peut former une famille, une fraternité si elle respecte les lois de ce dont elle est issue : la tradition, la terre des ancêtres, la patrie. C’est la terre tout entière qui est la patrie de l’humanité. Les lois n’en sont qu’une interprétation humaine de ce qui est nécessaire pour maintenir l’esprit de fraternité, c’est-à-dire l’art du vivre-ensemble, ou, autrement dit : l’état de droit (2)

Oui, les Citoyens du Monde sont l’embryon de cette fraternité sans frontières à la recherche du savoir-vivre-ensemble, en attente d’une structure politique aux dimensions de la patrie planétaire.

Cette fraternologie(3) proposée par Marie-Françoise Lamperti a profondément modifié ou complété la simple approche juridique de la revendication des Citoyens du Monde : ils ne s’arrêtent plus à la construction d’une démocratie représentative à l’échelle mondiale, mais ils deviennent un facteur d’inclusion sociale de tous les êtres humains quelles que soient leurs origines, leurs apparences ou leurs appartenances. C’est l’article 2.(4)

Les Citoyens du Monde retiendront de Marie-Françoise Lamperti sa participation à l’excellente session du Congrès des Peuples à Brasilia, en mai 2009,(5) où elle a interpellé les élus présents sur le statut du défenseur des droits de l’homme, sur le statut du migrant et sur l’idée d’une représentation du peuple mondial au sein des Nations Unies. Ils retiendront également son engagement dans la défense des minorités chinoises : les Tibétains, les camps de prisonniers en travail forcé, les adeptes de quelques religions emprisonnés et tués pour nourrir des trafics d’organes. La libération du Prix Nobel de la Paix Liu Xiabo lui tenait particulièrement à cœur. (6)

C’est encore Marie-Françoise Lamperti qui a créé l’événement dans une des salles de réunion du Palais du Luxembourg en y organisant un hommage à Albert Camus « pionnier de la démocratie mondiale » à l’occasion des 100 ans de sa naissance. (7)

En définitive, les Citoyens du Monde doivent beaucoup à cette dame au grand cœur.

Daniel Durand

Notes :

1. Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits. Ils sont doués de raison et de conscience et doivent agir les uns envers les autres dans un esprit de fraternité. (Article 1.)

2. Considérant qu'il est essentiel que les droits de l'homme soient protégés par un régime de droit pour que l'homme ne soit pas contraint, en suprême recours, à la révolte contre la tyrannie et l'oppression. – troisième alinéa du Préambule de la DUDH

3. « Fraternologie ». Ce terme est emprunté à Roger Winterhalter

4. Chacun peut se prévaloir de tous les droits et de toutes les libertés proclamés dans la présente Déclaration, sans distinction aucune, notamment de race, de couleur, de sexe, de langue, de religion, d'opinion politique ou de toute autre opinion, d'origine nationale ou sociale, de fortune, de naissance ou de toute autre situation. (Article 2.)

5. https://www.recim.org/kdp/2009-05-fr.htm

6. https://www.recim.org/ascop/pr25-fr.htm#nobel

7. https://www.recim.org/ascop/pr28-fr.htm


annexe 2 CHARTE DES ENSEIGNANTS ET ÉDUCATEURS MONDIALISTES

PREAMBULE

La finalité d'un enseignement mondialiste n'est pas d'adapter l'homme à la société contemporaine, mais d'élaborer une société au service de l'homme. Il ne s'agit pas, non plus, de former des individus d'une nation, d'un régime ou d'une religion, mais des membres de la communauté universelle.

Or l'individu ne se définit aujourd'hui encore qu'à travers sa citoyenneté nationale : un homme sans nationalité n'a pas d'existence officielle ; les apatrides en sont la preuve.

Quand au civisme traditionnel, il s'identifie aux intérêts d'une nation au détriment des autres.

Le CIVISME MONDIAL, lui, s'identifie aux intérêts légitimes des êtres humains, sans distinction de sexe, de race, de classe sociale, d'ethnie, de nationalité, de philosophie, de religion.

Il s'attaque à tous les préjugés et systèmes portant atteinte à la dignité de la personne.

En ce qui concerne l'enseignement, jusqu'au siècle dernier, il a servi, dans toutes ses formes, à façonner des élites et des chefs, et à modeler une mentalité nationaliste.

Aujourd'hui, la démocratisation de l'enseignement, quand elle existe, permet essentiellement aux gouvernements nationaux qui le contrôlent d'adapter moralement et socialement l'individu aux intérêts de la société en place.

ENGAGEMENT

En conséquence, nous, enseignants et éducateurs mondialistes, nous déclarons qu'il nous appartient par nos paroles, nos écrits, nos actions :

  • de dénationaliser l'enseignement de l'Histoire,
  • de promouvoir la notion de fédéralisme, méconnue dans les pays centralisés,
  • de valoriser une morale planétaire,
  • de dénoncer, chaque fois que l'occasion s'en présente, l'injustice sociale, le chauvinisme, le racisme, la discrimination des sexes, ainsi que toute entreprise susceptible d'entamer l'intégrité de l'être humain,
  • de rechercher toutes les solutions susceptibles de mettre fin aux situations scandaleuses qui privent les individus de soins, de nourriture, d'information ou de liberté,
  • de développer la solidarité à tous les niveaux,
  • de faire prendre conscience de la nécessité d'une application effective de la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme, par l'instauration d'une autorité mondiale capable d'un imposer le respect,
  • de faire connaître et respecter les richesses du patrimoine culturel de l'humanité,
  • de préparer les esprits des enfants et des adultes à réclamer la création d'institutions mondiales permettant de satisfaire les besoins essentiels communs à tous les hommes, et plus spécialement, celle d'une Institution Mondiale pour l'Éducation, ayant un pouvoir exécutif, en vue de permettre à chacun d'accéder à la connaissance et à la culture.

Non contents de transmettre le savoir reçu, nous nous attacherons à préparer les esprits à la compréhension des problèmes posés par le développement des techniques et des découvertes scientifiques, pour les rendre capables de les résoudre.

Participant pleinement à l'évolution du monde, nous contribuerons, chaque jour et selon nos moyens, à l'éveil d'une conscience mondiale qui garantira le respect de la personne humaine, et nous formerons des Citoyens du Monde qui sauront travailler à la formation et au maintien d'une société pluraliste planétaire, où tous seront solidaires.

Journées Mondialistes de Caen,
5 juin 1976


annexe 3
Vers une collaboration JERC - ASCOP

Synthèse d'une réunion en visioconférence du 13 février 2026.

Cette réunion faisait suite à une invitation transmise par Michel Lint Yakam Yakam pour une collaboration entre le mouvement « Jeunesse Émergente et Républicaine du Cameroun » - JERC et l’Assemblée des Citoyens du Monde – ASCOP.

Un premier contact a pu avoir lieu le 28 janvier par WhatsApp entre Madame Cathy Meba et Daniel Durand. Un Rendez-vous plus large a alors été programmé le 13 février, avec, pour chaque partie, quelques invités. Cependant, plusieurs invités n’ont pas pu se connecter.

La population camerounaise est composée de plus de 360 ethnies, avec un immense diversité culturelle, de multiples religions, mais aussi avec une division administrative sur le plan linguistique : le français est dominant au Sud, tandis que l’anglais concerne une plus petite région au Nord. Le pays est bilingue. Au Sud, les élèves francophones apprennent l’anglais, mais au Nord très peu d’anglophones apprennent le français. Outre cette division linguistique, le pays souffre d’un tribalisme récurrent. Le tribalisme implique la haine des ressortissants des autres tribus, et c’est contre ce fait de tradition qu’a été créée le mouvement Jeunesse Émergente et Républicaine du Cameroun – JERC. Il faut aussi considérer que le Nord du Cameroun est en proie à l’insécurité liée au terrorisme de Boko Haram, mais aussi à un mouvement autonomiste ou sécessionniste ; le Nord possède un très riche sous-sol. Tout au long de sa présidence camerounaise, Monsieur Paul Biya a réussi à contenir les diverses velléités et à en faire des forces de progrès. Cependant, en raison de son âge avancé, Monsieur Paul Biya ne peut plus tout assumer, et lorsqu’il viendra à disparaître, inévitablement les tensions s’exacerberont mettant en jeu la sécurité intérieure.

L’enjeu est donc non seulement de maintenir l’unité du pays, mais aussi de donner une perspective globale à la jeunesse afin de la sortir du tribalisme : un Cameroun uni dans une Afrique unie, et une Afrique unie dans un Monde uni. C’est dans cette optique qu’un rapprochement et peut-être une collaboration avec les Citoyens du Monde.

Dans le passé, il en avait été question lors du premier entretien, d’assez nombreuses actions ont été conduites par l’équipe de Citoyens du Monde de Nkongsamba : présentation dans les écoles, collèges, universités, déclaration symbolique de plusieurs entités territoriales qui se sont reconnues « territoires mondiaux liés à la communauté mondiale », émissions de radio. Dernièrement, une équipe de Citoyens du Monde a permis à plusieurs milliers de jeunes dans une commune du Nord se faire enregistrer dans l’état-civil de leur commune, et l’opération s’est terminée par la plantation de quelques baobabs : « Là où il y a eu de la violence, nous plantons des arbres pour un dialogue durable, fraternel et respectueux, des arbres de l’unité mondiale ».

On peut aller plus loin, notamment par la création d’écoles pour la paix. Il est alors rappelé l’expérience de quelques Citoyens du Monde qui ont créé dans les années 70, l’association mondiale pour l’École Instrument de Paix – EIP. Depuis la Suisse, puis depuis le Canada, cette association a essaimé dans une quarantaine de pays. Malheureusement la secrétaire-fondatrice de cette association est décédée fin 2024, ce qui a entraîné l’arrêt des activités. Actuellement, l’Assemblée des Citoyens du Monde envisage d’en reprendre le flambeau. Des écoles pour la paix, comme celle de Nevé Shalom en Israël, peuvent se créer partout dans le monde, et se mettre en lien ; ou encore des programmes scolaires peuvent être conçus autour de cette thématique.

Rendus à ce point d’échanges, rien n’est encore déterminé quant à la forme structurelle que pourra prendre la collaboration de la JERC avec l’ASCOP. On se donne alors Rendez-vous à la prochaine réunion qui aura lieu le mardi 10 mars à partir de 18 h 00.

Synthèse écrite par Daniel Durand

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