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Dragan Bunic

1952 - 2023

Dragan Bunic a perdu son dernier combat

Décédé en octobre, l’homme rêvait d’un Etat mondial.

La Grande Béroche a perdu l’un de ses pères fondateurs. Lundi 30 octobre, après s’être battu pendant près de dix ans contre trois cancers successifs, Dragan Bunic a rendu les armes. Il aurait fêté ses 72 ans en janvier. Ancien conseiller communal socialiste de SaintAubin, Dragan Bunic a été parmi les premiers à imaginer une Béroche fusionnée. Du 11 décembre 2001, date de l’acceptation d’une motion demandant l’étude d’un rapprochement de sa commune avec Gorgier, jusqu’au 1er janvier 2018, jour de l’union officielle de Bevaix, Saint-Aubin-Sauges, Montalchez, Gorgier, Fresens et Vaumarcus, il n’a eu de cesse de s’activer en coulisse.

Citoyen du monde,«Dragan cherchait toujours l’intérêt commun», témoigne son ami de longue date, Jean Fehlbaum, avec qui il coécrit «Fusions bérochales», retraçant tout le processus. De son côté, André Alisson, camarade de parti, parle «d’un homme chaleureux». Les rêves d’union de Dragan Bunic ne s’arrêtaient pas à ces six localités. Pour lui, le salut de l’humanité passe par la création d’un seul Etat mondial,organisé selon les principes du fédéralisme. Une idée qu’il a développée dans un livre, «Fédération mondiale – un Etat pour tous les citoyens du monde», sorti en 2018 (éditions Sydney Laurent). Cet idéalisme, il le forge au gré de son parcours chamboulé. Né dans la ville de Kotor Varos – désormais rattachée à la Bosnie-Herzégovine –, fils de paysans, Dragan Bunic est successivement électricien, comptable, greffier, puis juge d’instruction. A la veille de la guerre, dans les années 1990, il est le numéro trois du ministère de l’Intérieur. Des hommes de Slobodan Milosevic, ancien président de la République de Serbie, lui demanderont de faire un faux témoignage afin de «liquider politiquement certains fonctionnaires», nous racontait-il en 2019, avec son accent caractéristique. Il refuse et choisit la fuite. «Sa ténacité et son esprit de justice m’ont marqué», martèle André Alisson. Redevenu électricien en Valais, il déménage à la Béroche après avoir rencontré l’une de ses habitantes, Monique. Licence de droit en poche, il décroche un poste comme juge assesseur, au tribunal de Boudry, et comme juriste au Service cantonal des migrations. «Dragan a fait preuve d’un courage immense face à sa maladie», reprend André Alisson. «Il n’a eu de cesse d’y croire et de se battre.»

LMA
Arcinfo.ch

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