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Autant de sujets et bien d’autres sur lesquels nous avons sans doute des connaissances, des interrogations ou des idées, ou sur lesquels nous aimerions connaître une position cohérente avec notre citoyenneté mondiale. Autant de raisons de participer au forum « Citoyens du Monde en marche » Pour participer, c’est tout simple : cliquez ici : et écrivez !

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Parmi les contributions


Celui qui sait et se tait devient complice

Beaucoup de gens et d'Associations savent aujourd'hui que de nombreux pays ont été agressés, pillés, partiellement détruits, et des dizaines de millions de personnes tuées. Ces deux documents montrent une fois de plus qui sont les agresseurs de la Syrie - ce sont d'ailleurs les mêmes que pour les autres pays de la région et d'ailleurs -, qui sont les victimes et qui sont les pays qui s'opposent à toutes ces guerres destructrices, prédatrices et génocidaires, véritablement planifiées. On pourrait croire que des organisations ou des personnes qui se disent humanistes, donc orientées vers le bien de l'Humanité et des Citoyens, ne réagissent absolument pas au profit des victimes, contre les guerres et leurs responsables - qui sont d'ailleurs toujours les mêmes, dois-je le répéter ? Dois-je également répéter pour la énième fois qu'à Nuremberg le crime d'agression fut défini comme "non seulement un crime international, mais le crime international suprême, différant seulement des autres crimes de guerre en ce qu'il porte en lui le mal accumulé de tous les autres".

Les organisations pacifistes, humanistes, écologistes, gauchistes et citoyennes occidentales - ainsi que la plupart de leurs membres - se taisent non seulement dans un silence assourdissant, mais soutiennent souvent, dans leurs paroles et leurs écrits, parfois même ostensiblement et d'une manière virulente, l'idéologie hégémonique et mortifère des puissances occidentales. Il se pourrait éventuellement, que je n'ai pas bien lu ou entendu leur véritable position dans cette barbarie permanente. Il ne leur serait dès lors pas difficile de faire connaître haut et fort, et d'une manière très précise, leur rejet de tous ces crimes contre l'Humanité et de leurs auteurs. Il s'agirait dans ce cas d'un premier pas réel et important en direction des milliards d'humains constamment bafoués, en lieu et place de toutes sortes de discours creux, alambiqués ou anti-humains. S'il le faut, je donnerai des exemples. Ma position est totalement orientée vers le "Bien Commun et sa réalisation".

"Celui qui sait et se tait, devient complice" Albert Einstein.

 

Pierre Delmotte, chercheur.


A PROBLEME GLOBAL, ETUDES, RECHERCHES ET SOLUTIONS GLOBALES

Planification hégémonique et bases militaires US dans le monde

voir : https://groups.google.com/forum/#!topic/cdm-en-marche/64TqQMsxT9E

Je vous ai envoyé il y a quelque temps un document sur les tensions grandissantes entre les Etats-Unis et la Russie. Comme vous avez pu le constater, grâce aux nombreux liens de sources très différentes, les hostilités n'ont pas lieu dans le Golfe du Mexique mais sur les flancs ouest et sud de la Russie (Mer Baltique, pays Baltes, Ukraine, Pologne, Roumanie, Géorgie, Syrie, Irak, Caucase). Et c'est bien la Russie qui est sur la défensive.

J'ai montré également que six pays (Russie, Chine, Inde, Iran, Pakistan et Afghanistan) essayent de rétablir la paix en Afghanistan, alors que ce pays, après les attentats du 11 Septembre, avait été lourdement bombardé, sans aucune raison, par les Etat-Unis et l'OTAN, sauf que ce pays se situe aux frontières de la Chine et de la Russie, qu'il fallait y faire passer plusieurs gazoducs et oléoducs, qu'il recèle aussi de nombreux minerais, qu'il produit beaucoup de drogue et que les USA y ont toujours une dizaine de bases militaires. L'Irak quant à lui n'avait aucun lien avec Al-Qaïda, ni avec les attentats du 11-September, ni d'armes de destruction massive, et le monde entier le savait... sauf ceux qui ont le plus grand réseau d'espionnage global. Mais l'Irak a beaucoup de pétrole, et son occupation par l'armée US lui permettait de s'installer pour longtemps en plein coeur du Moyen-Orient. Sergueï Lavrov a d'ailleurs demandé l'année dernière à John Kerry, de la manière la plus ironique qui soit : "Vous êtes toujours en train de chercher les ADM ?". Et quelque temps auparavant il lui avait dit, de la même manière, : "Excusez-nous de nous trouver en plein milieu de toutes vos bases militaires".

En ce qui concerne la Syrie, je vous ai montré à plusieurs reprises qu'El Assad n'avait jamais eu la moindre intention de "tuer son peuple", comme les médias et les dirigeants occidentaux l'ont raconté depuis 2011. Ce sont des jihadistes venus de partout avec l'aide de nombreux pays, qui ont attaqué la Syrie et qui ont tiré sur des manifestants comme cela s'est fait dans plusieurs pays dans le but d'accuser les dirigeants du pays à abattre (cfr les nazis à la frontière germano-polonaise) et d'ainsi justifier la guerre et le changement de régime. Nous savons aujourd'hui que cela avait été planifié depuis plusieurs années auparavant (voir le premier lien ci-dessous). Ces terroristes et leur armement ont été financés par les monarchies du Golfe et l'entraînement assuré par Israël et les grandes puissances de l'OTAN. Ce sont ces mêmes jihadistes, "rebelles modérément modérés", qui ont effectué le bombardement chimique sur les faubourgs de Damas.

Les USA et leurs terroristes - car, comme nous l'avons déjà vu, c'est la CIA qui a créé Al-Qaïda et l'Arabie Saoudite qui l'a financé - avaient déjà fait la même chose dans plusieurs autres pays qu'ils voulaient attaquer. Et la machine de propagande n'a jamais aussi bien fonctionné que depuis 1990. En résumé, les raisons de l'agression contre la Syrie sont encore et toujours les mêmes : hégémonie mondiale + ressources énergétiques et minérales. Alors que la coalition internationale dirigée par les USA est en Irak depuis cinq ans, soi-disant "contre le terrorisme", la Russie et l'Iran n'ont mis que 16 mois pour déloger et liquider des dizaines de milliers de terroristes de nombreuses villes - dont Alep-Est - et régions de Syrie. S'ils n'étaient pas intervenus, la Syrie et l'Irak n'existeraient plus, car le plan était de les diviser en six Etats plus petits que l'Occident aurait pu manipuler, utiliser et prédater à loisir, comme précédemment en ex-Yougoslavie Et les jihadistes envoyés "ailleurs" pour déstabiliser la Russie et la Chine.

Comme l'a affirmé le Général Wesley Clark en 2006 déjà, ce plan d'attaquer et envahir 7 pays était déjà prêt 10 jours après le 11-Septembre. Il n'y avait tout d'abord aucune raison d'attaquer sept pays, et ensuite, il est impossible de planifier une telle guerre en dix jours... même pas une seule. Autrement dit, les "attentats" du 11-Septembre ont été organisés - nous savons d'ailleurs par qui et comment - pour justifier ces agressions du Moyen-Orient et de l'Asie centrale. Ils ressemblent d'ailleurs furieusement à l'Incendie du Reichstag. Dans la nuit du 27 au 28 février 1933, un incendie ravage le Reichstag, le bâtiment qui abrite le Parlement allemand. Arrivés très rapidement sur les lieux, Hitler et Göring déclarent immédiatement, sans aucune enquête, que l'incendie était un coup des communistes et qu'il convenait "d'anéantir d'un poing de fer cette peste mortelle". Les opérations commencent dès le 28 février. Plus de 100.000 opposants seront arrêtés et jetés dans les premiers camps de concentration... qui avaient été construits pour l'occasion et qui furent suivis de beaucoup d'autres - avec 17M de morts de 33 à 45 - et d'une guerre atroce contre l'URSS (communiste) - avec 27M de victimes civiles et militaires Soviétiques et 4M de soldats allemands et alliés de l'Europe de l'Est. Ce que peu de gens savent, c'est le fait que plusieurs transnationales US - et non des moindres - comme Ford, Exxon, General Motors, Union Carbide, General Electric, ITT, Kodak, Morgan, Curtis-Wright, Standard Oil, Chase National Bank et Union Banking Corp. (cette dernière codirigée par Prescott Bush, le grand-père de G.W. et associé de Frank Thyssen, le financier d'Hitler) collaborèrent étroitement et jusqu'à peu près la fin de la guerre avec le régime nazi. Tout cela figure dans Wikipédia et plusieurs ouvrages. Henry Ford, lui, était un antisémite notoire et fut un des bailleurs de fond du Parti nazi allemand dès 1920. Hitler le décora même de la Grand Croix de l'Ordre de l'Aigle en 1938.

Dans le document suivant, Paul Craig Roberts décrit les différentes manières dont les Etats-Unis ont essayé de faire tomber un autre pays : l'Equateur de Rafael Correa. Mais ce dernier n'a jamais cédé. Bien au contraire, il a pris des mesures contre les sociétés pétrolières US. Par contre, écrit-il, des gens cupides comme Tony Blair et David Cameron ont facilement cédé. Et tous ceux qui cèdent aux pressions et aux menaces des USA ne bradent pas seulement leur propre population mais l'Humanité toute entière. Il termine en disant qu'aujourd'hui les USA menacent la Russie et la Chine, mais comme ces derniers ne cèderont pas, cela pourrait déboucher sur la guerre finale.

Dans les deux vidéos suivantes, Webster Templey décrit Barack Obama comme une marionnette de Zbigniew Brzezinski et Cie, un beau parleur encore plus dangereux que Bush & Co. Selon l'historien Templey, ses tireurs de ficelles veulent tout simplement attaquer la Russie et la Chine. Tout ce qu'il dit par ailleurs des agressions qui étaient planifiées contre d'autres pays se sont passées à peu près comme il l'avait prédit. J'enverrai prochainement une série de documents sur les guerres et les crimes d'Obama. Malgré ses huit ans à la présidence des Etats-Unis, Barack Obama n'a pas rempli le job qui lui était assigné. C'est la raison pour laquelle il y a une profonde divergence - et même une espèce de guerre - au sein de "l'Etat profond US". Les leaders du "clan Trump" (hyper-mafieux comme l'autre) sont les suivants : Henry Kissinger, un autre criminel - Prix Nobel de la Paix (voir le livre de Christpher Hitchens "Les crimes de Monsieur Kissinger"), Warren Buffet, un milliardaire qui avait déclaré "Le guerre des classes a bien eu lieu, et c'est nous qui l'avons emporté", et David Rockefeller, un autre milliardaire bien connu (dirigeant de l'empire Rockefeller, ancien président de la Chase Manhattan Bank, cofondateur du Groupe de Bilderberg et de la Commission Trilatérale, président du CFR - Council of Foreign Relations, et actionnaire avec sa famille de la multinationale ExxonMobil).

Les deux articles du "Saker" expliquent d'une part le "rêve de paix" que certains avaient attribué à Trump, et le second ce qu'il faut considérer comme un plan B : "Diviser pour régner" la fameuse doctrine de l'Empire Britannique. Leur but est d'essayer de diviser le "Trio de la Résistance" Russie-Chine-Iran. Mais ces derniers ont semble-t-il déjà compris et remisé leurs espoirs de paix et de développement multilatéral. D'où la déclaration (sixième lien) du ministre russe de la Défense Sergueï Choïgou (NB. Le système de défense S-500 est d'ores et déjà installé dans tous les endroits les plus importants de Russie). Il est probable également que les gesticulations de Donald Trump contre les Mexicains et les Musulmans sont destinées à leurrer l'opinion publique internationale pour cacher les véritables buts de sa présidence.

Les quatre derniers liens montrent des cartes et des chiffres sur l'Empire militaire US et les emplacements de ses bases militaires dans le monde.

Pour bien comprendre tout ce qui se passe dans le monde, il faut constamment avoir en mémoire le fait que "des élites britanniques et américaines ont élaboré dans la deuxième partie du XIXe siècle un véritable plan de bataille en compagnie de leurs amis intimes de la finance de la City et de Wall Street, pour asseoir une hégémonie complète sur le monde" (Voir l'ouvrage de Carroll Quigley : "Histoire secrète de l'oligarchie anglo-américaine". D'où une puissance militaire et financière gigantesque. Lorsqu'on veut parvenir à une telle domination, on met évidemment tous les atouts dans son jeu (liste à suivre).

Dans le prochain document, nous verrons la liste (de cinq sources différentes) des 220 guerres US en 240 années d'existence, ainsi que des titres de livres, d'auteurs renommés, qui ont trait à ces guerres scélérates, de colonisation, de pillage, et souvent génocidaires.

J'espère que tout cela vous intéressera au plus haut point.

Pierre Delmotte, Chercheur.


En marche "avant" !

lI faut en outre remarquer que seules 4 ou 5 personnes - belges pour la plupart - participent aux discussions (un grand mot) de ce forum. De quoi faudrait-il parler pour que les autres se réveillent et donnent au minimum leur avis. Il paraît que chez CDM chacun a le droit de penser ce qu'il veut. En attendant peut-être patiemment la venue des fameux "Droits de l'Homme" dont la Déclaration "Universelle" n'est respectée nulle part ! (Pierre)

Depuis plus de deux ans, dans ce forum ne circulent principalement que des messages relatifs:

  • aux crimes contre l'humanité
  • aux stratégies de domination et à la géostratégie.

L'information et même la surinformation sont faites. Il serait décourageant d'en rester à cela.

Notre forum est celui des citoyens du monde en marche, il faut entendre "en marche avant" et non "à reculons".

Il nous appartient de construire le monde que nous voulons laisser aux générations à venir.

Autrement dit : sans rien oublier de toutes les informations et analyses, sans rien renier de nos convictions, il faut oser, prendre des initiatives, prendre des contacts, rejoindre ceux qui se sont déjà mis en route, soutenir mutuellement nos projets lorsqu'ils vont dans le bon sens, condamner mettre au point des techniques, des stratégies de progrès, en connaitre les limites et les insuffisances et leur apporter les corrections nécessaires.

Par exemple : le Tribunal contre Monsanto. Le procès a eu lieu la semaine dernière. Le verdict sera connu début décembre : il appartiendra aux Citoyens du Monde de s'emparer de ce verdict pour en faire un outil progressivement contraignant.

Autre exemple : bien des réunions et des échanges ont conclu à la nécessité d'une Institution Mondiale citoyenne des Droits Humains. Il y a là un grand travail à faire afin d'aller dans le sens de la directive interne à la DUDH :

Déclaration universelle des droits de l'homme comme l'idéal commun à atteindre par tous les peuples et toutes les nations afin que tous les individus et tous les organes de la société, ayant cette Déclaration constamment à l'esprit, s'efforcent, par l'enseignement et l'éducation, de développer le respect de ces droits et libertés et d'en assurer, par des mesures progressives d'ordre national et international, la reconnaissance et l'application universelles et effectives

Vous avez bien lu que l'application de la DUDH n'est pas confiée aux États, mais "à tous les individus et organes de la société".

il y a de nombreux autres exemples possibles : le travail des enfants dans les mines, la condition féminine, les ventes d'armes, la gestion et la préservation des ressources naturelles, des forêts, des océans, la lutte contre la désertification, les langues, etc...

(Daniel)


Quand je parle de guerre ...

Voir l'article complet, sa mise en page et ses annexe : groups.google.com/cdm-en-marche/

"Je résume : Suite à l'intervention du Père Antonio Spadero, le Pape a précisé ses propos : "Quand je parle de guerre, je parle sérieusement. Il y a une guerre des intérêts, pour l'argent, pour les ressources naturelles, il y a des guerres pour la domination des peuples... Et ce ne sont pas des guerres de religion."

Comme le Pape n'a pas cité les planificateurs, ni les pays agressés, ni le nombre de victimes de cette guerre permanente, nous allons donner la parole à d'éminents spécialistes.

1. Cette guerre permanente est planifiée de longue date - à peu près 150 ans. Voir en annexe une partie de l'introduction à l'œuvre de Carroll Quigley "L'Histoire secrète de l'oligarchie anglo-américaine" dont voici la phrase qu'il faut absolument retenir : "Les élites anglo-saxonnes ont élaboré, dans la deuxième moitié du XIXe siècle, un véritable plan de bataille pour permettre à l'Empire Britannique associé aux Etats-Unis d'asseoir une hégémonie complète sur le monde. Cette volonté de puissance et de domination a été l'œuvre d'une poignée d'hommes liés intimement à la haute finance de la City et de Wall Street. Tout un groupe issu de la haute aristocratie et bourgeoisie britannique en liaison avec une élite américaine, émerge alors".

2. Voir aussi la présentation du livre de Noam Chomsky "Hégémonie américaine ou Survie de l'Humanité". "Cette volonté hégémonique nous mène à une situation d'extrême danger pour l'espèce humaine, du fait du réchauffement planétaire mais aussi de l'exacerbation du risque nucléaire". Beaucoup d'autres scientifiques et intellectuels de réputation internationale disent la même chose. Les USA et l'OTAN préparent actuellement, avec de nombreux alliés, une guerre nucléaire contre la Russie et la Chine, en accusant évidemment ces deux pays.

3. Voir également des extraits du livre de Bernard Nadoulek "L'Epopée des Civilisations". Le choc des civilisations n'aura pas lieu, mais la guerre des ressources a commencé... Et le document de Jeremy Rifkin intitulé "Notre civilisation est devenue mortifère".

4. Dans "Resource Wars. The New Landscape of the Global Conflict", Michael Klare écrivait notamment ceci : "Toutes ces guerres que l'on appelle ethniques, civiles ou religieuses, sont en réalité des guerres suscitées par la CIA pour servir de paravent à l'offensive globale des Etats-Unis pour les ressources naturelles de la planète et pour l'hégémonie mondiale".

5. Dans "Les Guerres scélérates" William Blum décrit en 450 pages les 55 interventions militaires effectuées par l'armée américaine et la CIA entre 1945 et 1990. Pour cet ancien fonctionnaire du département d'Etat, la guerre froide, sous couvert d'anticommunisme, ne fut en réalité qu'un incessant combat pour la domination du monde par les USA.

6. Dans "Les confessions d'un assassin financier". Révélations sur la manipulation des économies du monde par les Etats-Unis, John Perkins, qui fut un "assassin financier" et qui sait donc de quoi il parle, écrit ce qui suit : "Les assassins financiers sont des professionnels grassement payés qui escroquent des milliards de dollars à divers pays du globe. Leurs armes principales : les rapports financiers frauduleux, les élections truquées, les pots-de-vin, le sexe, l'extorsion et le meurtre."

7. Dans "L'Etat profond américain". La finance, le pétrole et la guerre perpétuelle, Peter Dale Scott, s'appuyant sur plus de quatre décennies de recherches, nous offre une analyse inédite de "L'Etat profond américain", un système informel et méconnu, dont l'influence sur l'Histoire contemporaine est absolument majeure. En dehors du cadre légal, celui-ci conditionne secrètement les politiques officielles de l'Etat public à Washington. Observateur politique de premier plan, Scott décrit le processus de militarisation croissante des Etats-Unis, en particulier depuis le 11-Septembre. Il explique également l'origine de la "dérive sécuritaire" (écoutes et surveillance illégales, détentions arbitraires massives, usage de la torture, assassinats ciblés) et de l'accroissement des inégalités de revenus que connaît ce pays depuis la guerre du Vietnam.

8. Dans un livre d'entretiens intitulé "L'Occident terroriste". D'Hiroshima à la guerre des drones, Noam Chomsky et André Vltchek écrivent notamment ceci : "Depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, le colonialisme et le néocolonialisme occidentaux ont causé la mort de 50 à 55 millions de personnes... A ces 55 millions de personnes mortes en conséquence directe de guerres déclenchées par l'Occident, de coups d'Etat militaires pro-occidentaux et d'autres conflits du même acabit, s'ajoutent des centaines de millions de victimes indirectes qui ont péri dans la misère, en silence"...

9. La répartition des victimes directes de ces guerres US & Co peut se faire de la manière suivante : environ 30M entre 1945 et 1990 (666.000/an) et 25M entre 1990 et 2015 (1M/an). Ces dernières guerres ont eu lieu principalement en Afrique, en Europe et en Asie. Le SIPRI de Stockholm avait dénombré sur la période 1990-2001, un total cumulé de 57 conflits majeurs sur 45 territoires distincts, soit environ 1/3 de la planète. Auxquels il faut ajouter tous ceux qui ont eu lieu après le 11-Septembre. Sur ces 25M de victimes directes, du Rwanda à l'Afghanistan, on en compte plus de 16M en Afrique (2/3 du total) et plus de 8M rien que pour le Rwanda et le Congo, soit 1/3 du total. Il ne faut surtout pas oublier la destruction et le pillage des ressources de nombreux pays.

10. Dans "Les Ennemis intimes de la démocratie" Tzvetan Todorov démontre qu'après le colonialisme, le nazisme et le communisme, le néolibéralisme (d'essence anglo-saxonne) est le nouveau totalitarisme. Sa spécialité dans ce domaine lui a permis de démontrer que les causes fondamentales des crimes contre l'Humanité sont les suivantes : [cupidité sans bornes, volonté hégémonique et mépris total des gens] Et qu'ils sont entièrement liés aux idéologies totalitaires.

Compte tenu du fait que les USA sanctionnent de nombreux pays qui ne leur ont strictement rien fait, rien que pour les affaiblir et puis attaquer, faudra-t-il que les citoyens de presque tous les pays du monde, boycottent leurs produits de tous types, y compris les voyages là-bas, et ne votent plus pour les politiciens qui continueraient de collaborer avec eux ? Dans le but de les contraindre à cesser toutes leurs guerres génocidaires et la préparation de l'Apocalypse.

Pierre D.


Une carte pour la protection toute toute répression

Nabil Annaba

Bonjour à tous les membres je vous écris aujourd'hui pour relancer l'étude de la délivrance de la carte internationale de citoyen du monde qui pourra avoir plus de ligitimité plus de poids pour proteger son detenteur de toute repression ou injustice surtout dans beaucoup de pays d'Afrique et pays en cours de développement cette carte est tres indispensable car on est tout de suite soumis a la repression et a des poursuites des qu on denonce une injustice ou un abus je propose qu on programme une reunion de tout les membres de toutes les organisations hamintaires et ong pour delivrer une carte universelle pour proteger son detenteur de toute repression dans ce sens amnesty international agit bien et assure une couverture a ses membres a travers le monde le citoyen du monde devrait avoir la meme ligitimité et meme plus car il defend les interets de tout les citoyens a travers le monde

Daniel Durand

A votre question initiale du 23 janvier, je confirme ma réponse du 11 mars : le Congrès des Peuples propose depuis mai 2009 la meilleure réponse possible au problème de la défense des défenseurs des droits humains.

- Une carte n'a rien de magique par elle-même. Ce qui importe, c'est non pas la carte, mais l'institution qui la délivre. La question essentielle est de savoir si cette institution fait autorité ou pas ? J'y reviens ci-dessous.

- Peut-on se comparer à Amnesty International ? Oui peut-être sur la méthode. Amnesty est un mouvement "citoyen" fondé sur la participation du plus grand nombre de membres relativement aux trois axes retenus par Amnesty : l'abolition de la peine de mort, l'interdiction de la torture, le droit à un procès équitable. Lorsqu'un cas est retenu, des milliers de personnes peuvent envoyer des lettres aux personnes concernées et aux "autorités". Cette méthode produit son effet pour deux raisons : le nombre de personnes qui s'émeuvent du cas et la renommée d'une telle organisation internationale au statut consultatif auprès de différents organes des Nations Unies, et par ailleurs attributaire du prix Nobel de la Paix.

Ceci dit, les différences sont nombreuses. L'action d'Amnesty et des organisations du même genre (ACAT, Réseau Solidairté ...) est aujourd'hui indispensable au cas par cas. Mais cette action ne change pas le droit. Et c'est là la prétention des Citoyens du Monde : créer un droit supranational et des institutions supranationales pour l'application de l'ensemble des droits et libertés exprimés dans la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme. Pour être légitimes et pour avoir "autorité" ce droit et ces institutions doivent s'en référer à la volonté du peuple mondial appelé à s'exprimer régulièrement par des élections. C'est l'article 21-3 de la DUDH :

http://www.un.org/fr/events/democracyday/rights.shtml :

Cadre normatif des droits de l'homme

La liberté, le respect des droits de l'homme et le principe de la tenue d'élections honnêtes et périodiques au suffrage universel sont des valeurs qui constituent des éléments essentiels de la démocratie. A son tour, la démocratie devient un environnement naturel pour la protection et la réalisation effective des droits de l'homme. Ces valeurs sont incarnées par la Déclaration universelle des droits de l'homme et développées plus avant dans le Pacte international relatif aux droits civils et politiques qui consacre toute une série de droits politiques et de libertés civiles qui sont les piliers d'une véritable démocratie.

Le lien entre la démocratie et les droits de l'homme est clairement défini dans l'article 21(3) de la Déclaration universelle des droits de l'homme :

« La volonté du peuple est le fondement de l'autorité des pouvoirs publics; cette volonté doit s'exprimer par des élections honnêtes qui doivent avoir lieu périodiquement, au suffrage universel égal et au vote secret ou suivant une procédure équivalente assurant la liberté du vote. »

Par rapport à cela, nous avons plusieurs défis à relever.

Le premier défi provient du constat que les États ne sont pas intéressés par la création d'un droit supranational mondial fondé sur la démocratie mondiale, ou ne sont pas capables de progresser dans ce sens, car aucun État n'existe pour se soumettre à quelque chose de plus grand. La Déclaration Universelle des Droits de l'Homme se montre consciente de ce problème, c'est pourquoi elle ne s'adresse pas aux États, mais à "tous individus et organes de la société" (introduction ou 8ème alinea de la DUDH)

afin que tous les individus et tous les organes de la société, ayant cette Déclaration constamment à l'esprit, s'efforcent, par l'enseignement et l'éducation, de développer le respect de ces droits et libertés et d'en assurer, par des mesures progressives d'ordre national et international, la reconnaissance et l'application universelles et effectives,

Voilà notre premier défi

Le deuxième défi est celui de la reconnaissance par les États. Théoriquement, nous partons avec un avantage énorme : cette Déclaration Universelle des Droits de l'Homme est signée par tous les États membres de l'ONU (exactement 191 États sur les 194). On peut volontiers imaginer que les institutions conformes à cette DUDH mises en place par "tous individus et organes de la société" sur fondant sur l'article 21-3, soient facilement acceptées par les États. C'est là que, dans la pratique, il faut avoir beaucoup de modestie. Même si "tous individus et organes de la société" arrivaient à mettre en place des institutions ayant "autorité", cela ne changerait pas les droits nationaux dans l'immédiat. Le combat reste de tous les instants et de tous les âges. Sur le plan du droit, l'humanité est en progrès, mais le chemin est encore long à parcourir.

La carte "internationale" qui donnerait une couverture aux citoyens du monde actifs dans la défense des droits de l'homme ne peut être pleinement reconnue qu'au terme de ce parcours.

Faut-il se résigner et attendre ? Bien sûr que non.

C'est pourquoi le Congrès des Peuples nous a proposé, en 2009 de constituer dès maintenant cette "institution mondiale citoyenne des droits humains".

En réponse une trentaine d'organisations se sont dites intéressées de travailler dans ce sens.

http://www.recim.org/hom/aghr-fr.htm

Mais ...

  • le "livre blanc des droits humains" est inexistant
  • Les inventaires ne sont pas faits
  • La charte n'est pas écrite
  • Les décisions prises par le Congrès des Peuples (qui est, actuellement, la seule organisation au monde à se présenter d'une manière conforme aux dispositions de la DUDH) ne sont pas "codifiées.

Bref, nous n'avons rien de solide qui pourrait être pris en compte par la diplomatie ou par les tribunaux de compétence universelle auxquels nous pourrions faire appel.

Le chantier est ouvert. C'est pourquoi je faisais remarquer dans mon message du 11 mars :

Le minimum est qu'il se dégage un coordinateur et une équipe de travail ou commission d'études afin de donner corps à ce projet.

L'appel est lancé ici.

Le Congrès des Peuples, dans son ensemble, a cette mission

http://www.recim.org/kdp/cdpeuples.htm

Nabil Annaba :

J'aimerais qu'on propose une carte d'identification a chacun des membres de l 'asemblée pour lui donner plus de poids et plus d'autorité à revendiquer et dénoncer les abus de pouvoir les injustices commis chacun dans son pays où il se trouve. C'est vraiment indispensable d'avoir cette carte pour chaque memebre de l asemblée pour etre protegé de toute repression

Daniel Durand

Il est certain que lorsque l'on agit pour dénoncer une situation inacceptable, injuste, on se met en danger.

Parmi les organisations membres de l'Assemblée des Citoyens du Monde, il y a quelques associations de défense des droits de l'homme. C'est un peu à elles que je renvoie la question : une carte permettrait-elle au détenteur d'avoir du poids et de l'autorité ? Cette question n'est pas simple.

La carte d'identité de citoyen du monde est ce genre de carte qui témoigne d'un engagement personnel de son détenteur à reconnaître ses propres responsabilités de membre de la communauté mondiale. Cette carte ne protège pas. Elle dit l'intention du détenteur et elle s'inscrit dans la perspective d'une Assemblée mondiale des Peuples. Cela est écrit sur la carte.

Bien sûr, on peut imaginer faire plus.

En 2009, lors de la session du Congrès des Peuples, à Brasilia, les participants ont lancé le concept d'une institution mondiale citoyenne des droits humains. Si elle existait, une telle institution pourrait travailler à donner du poids et de l'autorité à l'ensemble de nos revendications et de nos dénonciations. Le chantier est ouvert, mais personne n'y travaille concrètement.

Voyez les pages http://www.recim.org/ascop/pr18-fr.htm

et son développement page http://www.recim.org/hom/aghr-fr.htm et autres qui lui sont liées. Ces pages ne sont pas actives.

Le minimum est qu'il se dégage un coordinateur et une équipe de travail ou commission d'études afin de donner corps à ce projet.

L'appel est lancé ici.

Le Congrès des Peuples, dans son ensemble, a cette mission

http://www.recim.org/kdp/cdpeuples.htm


Des test sur les préjugés raciaux ?

Savez vous qu'il existe des tests,sur internet,pour les préjugés raciaux(les noirs et les blancs,comme le site project implicite?
Vous tapez,sur google"test association implicite"puis"project implicite"
Etes vous favorable,à cette initiative?

Réponse 1

La réponse a été donnée en 1948 à l'article 2 de la déclaration universelle des droits de l'homme :

Article 2

1.Chacun peut se prévaloir de tous les droits et de toutes les libertés proclamés dans la présente Déclaration, sans distinction aucune, notamment de race, de couleur, de sexe, de langue, de religion, d'opinion politique ou de toute autre opinion, d'origine nationale ou sociale, de fortune, de naissance ou de toute autre situation.

http://www.un.org/fr/documents/udhr/#a2

Les préjugés ne concernent pas que les races, mais aussi les sexes, les langues, les religions, les opinions, etc... et tous ces préjugés doivent être vaincus par ce que l'article premier de cette même déclaration appelle : le devoir de fraternité. Le mot "frater" est étymologiquement le "genre humain". Si tu as la chance de parler la même langue que celui ou celle qui te parait différent, alors parle-lui, écoute-le, agis avec lui dans le respect et la réciprocité fraternelle.

Si la DUDH avait été écrite non pas en 1948 mais une cinquantaine d'années plus tard, le mot "race" n'y apparaîtrait pas. Les biologistes ont en effet déterminé qu'aucun groupe humain ne pouvait être apparenté à une "race", faute d'un nombre de gènes semblables et groupés suffisant pour se permettre une telle conclusion. Dans l'histoire, on a connu que deux races d'humains : homo sapiens et homo neanderthalensis. Seul reste "homo sapiens".

Je vous conseille de lire l'article https://fr.wikipedia.org/wiki/Race_humaine qui est plutôt bon.

En tout cas, les Citoyens du Monde sont pour l'égalité en droit, pour le respect des différences et pour le devoir de fraternité.

Méfiez-vous des "tests" qui vous conduiraient à la stupidité.

Daniel
06/01/2016

Réponse 2

Daniel Durand lui a répondu que "Homo Sapiens" ne formait qu'une seule et même race et qu'il ne devrait donc pas y avoir de "préjugés raciaux". C'est évident, mais je pense qu'il est intéressant d'en dire un peu plus. Voyons tout d'abord la position officielle, et ensuite, ce qui trotte dans la tête de beaucoup de gens :

1. On parle couramment de la "politique raciale du IIIème Reich". Or, qu'ont fait les nazis ? C'est écrit sur les stèles murales d'Auschwitz : "Les nazis ont voulu exterminer les peuples juif, polonais, tzigane, et beaucoup d'autres". On y parle donc de peuples et pas de races. En réalité, les nazis se considéraient comme des Aryens, c'est-à-dire des "Übermenschen", des "surhommes", des "hommes supérieurs", et considéraient les autres comme des "Untermenschen", des "sous-hommes". Il s'agissait donc plus de MEPRIS que de haine ou de racisme. Il ne faut pas oublier non plus qu'Hitler était soutenus à la fois par le grand patronat allemand et par une dizaine de grandes sociétés US. A partir du moment où tous ces gens veulent le pouvoir et l'argent et que d'autres se trouvent "en travers de leur route", ils considèrent qu'ils sont en droit de les écarter d'une manière ou d'une autre. Les nazis et leurs alliés ont donc exterminé aussi bien des communistes, des chrétiens, des francs-maçons, des homosexuels, des handicapés,..., que des Slaves, des Tziganes, des Juifs et des Noirs.

2. Beaucoup d'autres puissances se sont conduites et se conduisent toujours de la même manière. Je les ai déjà citées, et cette attitude idéologique, criminelle et mortifère s'est étendue au monde entier. Il s'agit toujours d'un problème d'argent, de pouvoir, d'hégémonie, de consommation et maintenant, de ressources naturelles limitées, d'explosion démographique, de pollutions, de COP21, etc. Donc de guerres, de massacres, de pillages et de propagande "à la Goebbels", mais éminemment plus puissante, à l'instar des armes et des enjeux économiques.

3. On est bien obligé aussi de constater que certains se prennent ou se qualifient de "peuples élus" et l'on retombe dans le schéma n°1. Ils possèdent les armes de destruction massive les plus puissantes, mais pour tenter de cacher leur volonté hégémonique et financière, ils se posent constamment en victimes. Ils accusent les "petits" de tous les maux, de tous les crimes, de vouloir les attaquer,... et clament partout qu'ils sont en état de légitime défense. "Lorsque des armées minoritaires se posent en victimes, c'est pour mieux jouer aux bourreaux". A partir de cette présentation-là, ils peuvent tout se permettre puisqu'il s'agit de nous protéger. Sous prétexte d'établir la démocratie et les fameux "droits de l'homme" à travers le monde, ils ne cessent de les bafouer, et de quelle manière !!

4. Je signale également qu'on parle de "race" en plusieurs autres endroits ou occasions : "propos et actes racistes et antisémites" - "lutte contre le racisme et l'antisémitisme" - "No to racism" sur les terrains de foot - Et même dans la définition du génocide : "Massacre basé sur la race, la religion ou la culture". Comment voulez-vous que la plupart des gens pensent encore autrement qu'en termes de "races" et qu'ils n'aient pas de "préjugés racistes" ?

5. Enfin, il vaudrait beaucoup mieux inciter sur le fait que nous sommes tous différents, que nous avons des traditions et des cultures différentes, que chacun a des des qualités et des défauts et que si nous voulons "sauver les meubles" dans une situation de plus en plus complexe, il est importantissime de RESPECTER les Hommes et la Nature de toutes les manières possibles. Nous ne sommes pas obligés d'aller jusqu'à la liberté, l'égalité, la fraternité, la solidarité ou l'amour. Cela s'adresse aux politiques, aux médias, aux entreprises, aux associations, aux religions, aux sportifs, aux citoyens, à tout le monde !! C'est aux associations de Citoyens de faire en sorte que cela devienne même une obligation.

Pierre
10/01/2016


Urgence de l'action ?

Pour résoudre ces immenses problèmes, bien sûr la collaboration entre tous et entre toutes les organisations est nécessaires. Si nous voulons agir dans l'urgence, c'est perdu. En effet :

  • on a dénombré environ 160.000 citoyens du monde à travers la planète depuis 1949. Actuellement, il n'y a pas plus de 10.000 CDM avec adresse connue, et sur ces 10.000 au moins la moitié sont des gens fatigués, vieux,ou découragés.
  • j'ai déjà dit que l'on peut dénombrer à plus de 700, les organisations "mondialistes". Sur ces 700, seules 150 sont membres de l'ASCOP, et sur ce nombre, la quasi-totalité ne s'occupe que des droits de l'homme (éducation, santé, "épanouissement"). Ces 150 organisations manquent de réserves stratégiques.
  • Face à ces 700 "mondialistes", avec quelques recoupements, il y a 4.000 organisations "internationalistes" admises à la CONGO de l'ECOSOC (ONU.) Ces organisations sont fières de cette "reconnaissance", et un bon nombre parmi elles sont financées pour y être. Le tiraillement entre ces deux pôles se ferait au profit des forces internationalistes.

En conclusion, il ne faut surtout pas agir dans l'urgence, même si le péril est imminent.

Le long terme me semble effectivement la meilleure voie : créer un nouvel art de vivre, tout en laissant le système actuel se détruire "à petit feu".

Les puissances en présence sont gigantesques, il faut donc mettre en place tout autour de la Terre une puissance gigantesque d'associations de Citoyens ("une somme infiniment grande d'éléments infiniment petits") qui fait deux choses en même temps : créer un nouvel art de vivre tout en détruisant le système actuel à petit feu. (Pierre)

Que propose CDM ?

Daniel le 24/09

Je vais essayer d'apporter quelques contributions au débat.

J'ai pris connaissance du document envoyé qui est, de fait, inachevé. Je ne l'ai pas lu in extenso. J'ai observé deux grandes parties : 1. nous sommes dans un monde fini, limité et dont l'avenir est très sombre ; 2. il y a des responsables. Face à ce constat, j'ai vu page 40/49 une approche partielle de la proposition portée par le Congrès des Peuples. La conclusion de ce petit chapitre est cinglante : "les immenses problèmes de l'humanité ne pourront jamais être résolus de cette manière-là." Cette conclusion n'est pas juste, car la présentation n'est pas complète.

En effet, l'institution du Congrès des Peuples n'est pas un but en lui-même, mais une étape vers quelque chose d'autre.

Le schéma a été écrit par Albert Camus en 1948 lorsqu'il a fait dire à Robert Sarrazac et Garry Davis lors de leur interruption de l'Assemblée Générale des Nations Unies :

Les États souverains que vous représentez ici nous divisent et nous mènent à l'abîme de la guerre.

J'en appelle à vous pour que vous cessiez de nous entretenir dans l'illusion de votre autorité politique. J'en appelle à vous pour que vous convoquiez immédiatement une Assemblée Constituante Mondiale (...) Si vous manquez à cette tâche, écartez-vous, une Assemblée des Peuples surgira des masses mondiales (...).

Voilà le programme. Et ce programme est bien plus grand que "dénoncer", "accuser" et "demander" qui n'ont qu'un caractère anecdotique dans l'histoire du mondialisme et dans l'émergence de la démocratie au niveau mondial.

Les objectifs du Congrès des Peuples ont été définis à Bruxelles en 1963 : http://www.recim.org/kdp/but-fr.htm On est ici dans le long terme

Et concrètement, pour l'immédiat, la légitimité et le programme sont présentés à la page http://www.recim.org/kdp/cdpeuples.htm

Le Congrès des Peuples a été réformé en 2003, et vous pouvez y lire que l'Assemblée dite "ASCOP" ou "Assemblée des Citoyens du Monde" a un rôle législatif, tandis que les élus ont un rôle essentiellement exécutif.

Autrement dit,

  • si on veut une parole officielle portée par des élus qui tirent autorité de leur élection au titre l'article 21-3 de la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme, alors oui, il faut attendre fin 2016.
  • Mais rien n'empêche les citoyens du monde de prendre dès aujourd'hui les initiatives qui leur semblent justes. Nous en avons déjà l'expérience avec la création de plusieurs (5) organisations qui ont été approuvées après coup par les élus, et de textes à caractère législatif approuvés par l'Assemblée des Citoyens du Monde mais actuellement en attente de leur ratification par les élus http://www.recim.org/ascop/pr25-fr.htm : ce sera fin 2016.

Il y a aussi des projets et des interpellations en cours d'élaboration : http://www.recim.org/kdp/prop-fr.htm

La porte est grande ouverte pour une initiative de plus grande envergure, voire de très grande envergure telle que la laissent supposer tous les textes présentés dans le document que vous m'avez confié.

L'Assemblée est actuellement composée de 150 organisations sur une vingtaine de thèmes différents. Ces 150 organisations sont très différentes les unes des autres, mais elles se retrouvent autour des valeurs exprimées dans la "charte" ( http://www.recim.org/ascop/charte-fr.htm )

Parmi ces organisations, certaines pourraient être un faire-valoir, un excellent levier du projet que vous portez. Je pense notamment au projet de l'association "varec'h" http://www.recim.org/asso/varech.htm et à son projet des ateliers G200.

Et si le projet d'Alliance est bien ficelé, il pourra intéresser les "Territoires Citoyens du Monde" (ils sont 1007), et par débordement, les "Maires pour la Paix" (un peu plus de 1000) sans oublier l'organisation des Cités et Gouvernements Locaux Unis, dont plusieurs composantes (notamment l'ex Fédération Mondiale des Ville Jumelées) sont favorables à la démocratie mondiale. Par cet ensemble, on touche environ 500 millions de personnes.

Mais pour cela, on est bien d'accord : il s'agit d'un travail "citoyen", c'est-à-dire qu'on n'attend pas des autres qu'ils fassent le travail dont on a l'idée.

de Pierre, le 21/09

Nous ne sommes pas du tout satisfait de la réponse que tu as envoyée au sujet du l'amplification des armes High Tech. Tu comprendras par le document ci-attaché - qui n'est pas terminé et qui est donc strictement confidentiel - que nous ne pouvons plus attendre. Toutes les pièces du puzzle sont prêtes et nous n'avons plus qu'à les rassembler en y mettant un peu d'ordre et en opérant quelques adaptations. Il nous restera à écrire un résumé sous forme de table des matières et à finaliser le site.

S'il faut attendre 2017 pour commencer à entreprendre quelque chose - sans savoir si les nouveaux délégués seront sur la même longueur d'onde que nous - alors, nous serons contraints de nous adresser ailleurs. D'autant plus que notre conception de la solution est totalement à l'opposé de celle que vous avez adoptée jusqu'à présent et qui nécessite le feu vert des responsables de la situation. La preuve que cette "solution" n'est pas la bonne, c'est que vous n'avez jamais réussi à la mettre en œuvre, que vous n'avez pas suffisamment pris en compte l'ensemble des menaces réelles qui pèsent sur nous tous, que les arsenaux nucléaires ne cessent de se développer et que la situation des Terriens se dégrade dans tous les domaines à une vitesse exponentielle, d'autant plus que les périls se renforcent les uns les autres.

Nous aimerions donc que tu nous dises si avec quelques-uns de tes amis (puisqu'on ne peut pas parler de dirigeants ou de responsables), vous pourriez engager CDM pour contacter de nombreuses autres associations de Citoyens, afin de constituer une Alliance importante pour mettre les dirigeants français au pied du mur, et qui ne serait qu'un début.Tout cela devant se faire au-dessus de toutes les contingences, c'est-à-dire ni partis politiques, ni gauche ni droite, ni religion ni athéisme. Notre conception étant celle d'un humanisme intégral : seuls comptent les Citoyens du monde entier qui, rassemblés, doivent pouvoir s'adresser d'égal à égal aux politiques et aux entreprises, dans le but d'une concertation globale et d'une révision complète du fonctionnement économique, écologique et social.

 

de Daniel, le 21/09

"CDM", c'est nous, c'est ce forum, tout autant que les autres forums et groupes de travail à travers le monde.

Que proposons-nous face à la course aux armements de haute technologie ?

Si sur ce sujet, comme sur le sujet des traités de libre échange, nous avons une proposition, un texte qui fait consensus entre nous, cette proposition, ce texte pourront être validés par les Délégués élus au Congrès des Peuples.

A ce jour, et sur le sujet des armements - ou du désarmement, les textes validés sont deux "déclarations" de 1975 et 1978.
http://www.recim.org/kdp/dm07-fr.htm
http://www.recim.org/kdp/dm11-fr.htm

Ces textes d'une quarantaine d'années d'âge pourraient être complétés, enrichis, mis à jour, accompagnés par des propositions d'action. A nous de les préparer.

Je rappelle ici ce que j'ai déjà dit en mai 2014 : ce n'est qu'au 4ème trimestre de 2016 que les Délégués élus au Congrès des Peuples retrouveront leur pleine capacité d'action.

Le 20/09/2015 00:04, 'Delmotte Pierre' via cdm-en-marche a écrit :

http://www.voltairenet.org/article187772.html

Que propose CDM ?

 


Vers le sommet

Ce que j'attends de ce forum entre Citoyens du Monde, ce n'est pas que nous soyons tous d'accord en permanence sur les analyses et les interprétations, sinon à quoi bon un tel forum ? C'est de la diversité des points de vue que se compose la richesse d'un débat. Ce que j'attends de ce forum, c'est le constat des faits, les faits de l'histoire et les faits de l'actualité. Alors que la connaissance de l'histoire peut éclairer l'actualité, les faits actuels peuvent ne pas être une répétition servile de l'histoire : aucun peuple ne peut être enfermé dans son passé ; et le monde à venir ne sera qu'une évolution de tous les peuples vers l'unité. Une certaine célébrité a dit qu'on empêcherait plus facilement la terre de tourner que le monde de se globaliser.

Le problème que nous devons affronter n'est pas celui de la "globalisation" (en français le mot "mondialisation" est plus approprié). Cette mondialisation est commencée depuis des siècles ; nous en sommes au cœur, et l'évolution se poursuivra. Notre problème c'est le "comment". Si cette mondialisation se fait au détriment de la vie dans toutes ses ressources, son être et son devenir, elle n'est pas bonne. Cette mondialisation n'est alors que l'aboutissement d'un immense crime contre l'humanité. Il y a certes des responsabilités personnelles que l'on peut montrer du doigt, que l'on peut juger, mais il y a surtout un système et un état d'esprit qu'il faut remettre en cause.

Est-ce l'état d'esprit qui a produit le système ? ou est-ce le système qui conditionne l'état d'esprit ?

Certains trouvent important et primordial de travailler sur l'éducation. Le jugement des responsables fait partie du système éducatif, car le jugement établit des valeurs et des limites. Mais il est conditionné par le système et n'a guère d'autre objectif que de maintenir ce système.

C'est donc, je le crois, sur le système qu'il faut travailler. Cela demande un immense courage intellectuel et politique. Le système actuel est axé sur la croissance, le développement, l'accaparement, le bien-être des plus forts. Le système à mettre en place devrait être axé sur la convivialité, l'équilibre, le partage, le mieux-être, autrement dit la valorisation de l'être humain, de toute personne comme acteur, autrement dit encore : la démocratie.

Nous sommes ici dans une utopie qu'il faut transformer en volonté et en une démarche politique.

Cette petite réflexion que je viens de faire aurait pu être menée d'une autre manière, certainement. Mais en définitive, la question est bien celle-ci : comment passer d'un système condamnable et déjà condamné à une civilisation de paix ?

Quels sont les paliers, les structures intermédiaires à imaginer, à mettre en place, à reconnaître, à conforter ou à réorienter ?

Certes, il faut dire que de graves fautes ont été commises et sont encore commises. C'est pourquoi nous avions imaginé un tribunal de type Russel capable de juger au nom des valeurs fondamentales de l'humanité

Certes, il faut que l'humanité relève la tête alors qu'on l'assassine ou qu'elle s'auto-détruit. Cela justifie une alliance citoyenne, et une capacité de réaction, de riposte, un index désignant le danger, l'autre index montrant le sommet à atteindre.

Je crois que dans ce forum, nous sommes tous d'accord sur ces nécessités. Il convient maintenant de les mettre en pratique.

Daniel

Archives du forum public "Citoyens du Monde en Marche"


Un nombre de victimes un million de fois plus élevé,

Il est évidemment triste de perdre sa famille et ses amis, surtout dans les conditions où cela s'est passé. Nous avons reçu des documents de différents endroits de la planète qui montrent que beaucoup de gens ne sont pas d'accord avec la manière dont tout cela est médiatisé. Il faut bien sûr pleurer ses morts et se recueillir, il faut bien sûr que la police fasse son boulot. Mais de là à ameuter l'ensemble des Français, l'ensemble des Européens et l'ensemble du monde dans une guerre contre le terrorisme comme l'ont fait les Etats-Unis avec la suppression de nombreuses libertés civiles et leurs guerres destructrices et meurtrières contre l'Irak et l'Afghanistan, il y a un pas qu'il faut absolument éviter de franchir.

Les auteurs pensent et expliquent que la réaction des autorités est complètement disproportionnée par rapport à la tuerie elle-même, par rapport aux conditions de vie de plus en plus difficile des gens partout dans le monde, par rapport aux nombreuses victimes du terrorisme, par rapport aux innombrables victimes des guerres occidentales et par rapport enfin à tout qui est en train de nous tomber dessus, à cause justement des dirigeants occidentaux, de leurs multinationales et de leur volonté hégémonique. Ils montrent aussi que Ben Laden et Al-Qaida sont des créations américaines mises en place pendant la guerre "froide" contre l'URSS.

Dans son livre intitulé "Guerre pour les ressources" Le nouveau paysage du conflit global (Metropolitan Books, 2001), le chercheur américain Michael T. Klare explique et démontre que "les nombreuses guerres qui ont éclaté immédiatement après l'effondrement de l'Union soviétique en 1989, ne sont pas des guerres ethniques, civiles ou religieuses, mais des guerres suscitées par la CIA pour servir de paravent à l'offensive mondiale des Etats-Unis pour le contrôle des ressources de la planète".

Dans "L'improbable équilibre" Géopolitique du désordre mondial (Editions Luc Pire, 2003) feu le ministre d'Etat Guy Spitaels écrit ce qui suit : "Les Etats-Unis règnent sans partage. L'or noir inspire la guerre et les conflits au Moyen-Orient et ailleurs, l'embrasement yougoslave installe durablement les Américains dans les Balkans, en Bosnie, au Kosovo et dans les pays voisins. Washington, dans un nouveau roll-back encercle la Russie en Europe de l'Est, dans le sud Caucase et en Asie centrale. La nouvelle OTAN sert ses ambitions. L'ONU est démonétisée. La cible terroriste tend à se confondre avec l'arc arabo-musulman et les USA, portés par l'unilatéralisme, annihilent les traités internationaux les uns après les autres".

De plus, son dernier livre "Obama Président. La méprise", se termine de la façon suivante : "Face à ces défis, le président Obama, sous l'emprise d'intérêts privés et publics qui l'entourent, saura, convaincu du destin exceptionnel des Etats-Unis et hostile donc à la multipolarité, intervenir en guerrier. A l'instar de tous ses prédécesseurs". Il reconnait même lors d'une présentation publique de ce livre que le nombre de huit millions de victimes en Afrique lors de la décennie 1990-2000, dont il avait parlé dans le livre précédent, devait être multipliée par deux. Et que ces personnes n'avaient pas été victimes de guerres civiles mais de guerres d'agression menées en sous-main par les USA. Les dirigeants politiques européens n'ont rien dit ni rien fait pour protéger par exemple les Rwandais, Burundais, Congolais et Soudanais dont le nombre de victimes est un million de fois plus élevé que celui de Charlie Hebdo. Et certains d'entre eux ont même été accusés d'être les responsables de ces massacres, de même d'ailleurs que l'Eglise catholique. Staline aurait dit : "Le Vatican, combien de divisions". Pensez-vous que les Africains, qui sont les éternelles victimes de l'Occident, devraient se soumettre aux injonctions de François Hollande ?

"Le désir des Etats-Unis de dévorer l'Afrique fut expliqué le mieux par feu le Secrétaire d'Etat au Commerce des Etats-Unis, Ron Brown, lors de sa visite en Ouganda dans les années 90. Il dit à son auditoire au cours d'un banquet : 'Depuis plusieurs années, les Affaires africaines ont été dominées par les Européens alors que l'Amérique n'a que 17% de ce marché. Nous sommes maintenant déterminés à renverser tout ça et à prendre la part du lion' ". Ce texte est extrait d'un discours prononcé par l'opposant ougandais Remigius Kintu, devant la Conférence 'Paix et Justice' du Maryland le 19.04.1997, et intitulée : "Terreur incognito. La conspiration des Etats-Unis derrière les guerres de Museveni.

"L'ennemi contre lequel les Etats-Unis mènent une guerre 'préventive', c'est la Chine. Une Chine cinq fois plus peuplée, une Chine qui dans dix ans sera un colosse économique, technologique et militaire incontrôlable, et qui défiera le leadership américain. Comment conduire tranquillement une guerre 'préventive' contre la Chine ? En menant une guerre 'préemptive' contre la terreur..." (Extrait du livre de Jean-François Susbielle : "CHINE-USA, la guerre programmée" (First Editions, 2006).

Terminons ces citations par le sous-titre du livre de Bernard Nadoulek "L'Epopée des Civilisations" (Eyrolles, 2005) : "Le choc des civilisations n'aura pas lieu, mais la guerre des ressources a commencé...".

Nous avons déjà vu que les Américains consomment en moyenne par tête d'habitant huit fois plus que la moyenne mondiale, que leurs dirigeants ne cessent d'exprimer l'idée que le niveau de vie de leurs citoyens n'est pas négociable, que les pays émergents consomment de plus en plus, que la population mondiale augmente toujours rapidement et que les réserves de pétroles conventionnels diminuent tout aussi très rapidement. Nous verrons dans les prochains jours comment les réserves de certains métaux rares diminuent également très vite, ainsi que des extraits du dernier livre du journaliste américain Nick Turse : "Les nouvelles armes de l'empire américain" (La Découverte, 2012). Vous verrez c'est effrayant, bien plus que le terrorisme qu'ils ont créé et qu'ils utilisent à fond.

Les Promoteurs d'Alliances.


Le secrétaire d'Etat américain de la Défense annonce un "plan d'innovation"

Le secrétaire d'Etat américain à la Défense, Chuck Hagel, a annoncé samedi un "plan d'innovation dans la Défense" destiné à assurer le "maintien et l'avancement de la supériorité militaire américaine au 21ème siècle".

"Il va permettre de placer des ressources dans l'innovation", a-t-il affirmé lors d'une allocution au Forum national sur la Défense, organisé

par la Fondation présidentielle Ronald Reagan.

Il va notamment donner naissance à un "nouveau programme de planification, développement et recherche de longue portée pour les

dix ans à venir et au-delà".

Celui-ci devra identifier de "nouvelles approches de combat" et "des innovations" qui peuvent bénéficier à la force militaire américaine

dans des domaines tels que "la robotique, la miniaturisation, les méta-données, les systèmes autonomes, l'impression en 3D, etc"

a poursuivi le ministre.

Le vice-ministre de la Défense, Bob Work, a été chargé de "mener un nouveau groupe de travail sur la dissuasion et le développement"

qui va "intégrer la haute direction du DoD", a-t-il poursuivi. (NB. DoD veut dire Department of Defense).

"J'attends de ce groupe de travail qu'il propose des changements importants dans la façon dont le DoD identifie les défis "auxquels sont confrontés les Etats-Unis", a-t-il poursuivi.

Rappelant qu'il avait demandé vendredi une modernisation de l'arsenal nucléaire américain, M. Hagel a ajouté qu'il envisageait aussi une réforme de la rémunération des militaires.

M. Hagel souhaite une réforme envers une progression des salaires "plus modérée", entre autres efforts, pour contenir les budgets du DoD.

NB. Chuck Hagel vient d'être démissionné aujourd'hui par Barack Obama sous le prétexte qu'il était contre l'interventionnisme américain en Irak et en Syrie, mais probablement aussi parce qu'il a dévoilé ces gigantesques travaux classés secrets.

Noël est dans un mois et on peut encore rêver, mais en lisant les deux documents en annexe, vous constaterez que le rêve américain est devenu le cauchemar de l'humanité. Ce sont souvent des innocents et parfois des gens de bonne volonté

qu'on assassine ! Tandis que des salopards continuent de diriger le monde... vers sa destruction !

Pierre Delmotte, CDM.


La majeure partie des 7,3 milliards de Citoyens du Monde veulent la paix

"L'histoire est un cauchemar dont j'essaie de me réveiller" James Joyce, Ulysse.

Les dirigeants politiques européens n'arrêtent pas de commémorer. Ni de répéter qu'ils ne veulent plus la guerre !!

Or, comme nous l'avons vu, depuis cent ans les guerres n'ont subi aucune pause. On peut diviser ce siècle en trois parties :

  • 14-45 = deux guerres mondiales, 10 millions et 90 millions de morts, de nombreux blessés et de terribles destructions.
  • 45-90 = guerre "froide" entre l'Occident "capitaliste" qui veut "supprimer" le "communisme" (URSS + Chine principalement).
  • 90-14 = des guerres pour la "démocratie" et les "droits de l'homme", puis contre le "terrorisme", en Europe, Afrique, Asie.

La majeure partie des 7,3 milliards de Citoyens du monde veulent la Paix, du travail, une vie digne et une vraie sécurité sociale. Cependant, comme chacun peut le constater, la guerre n'est pas près de s'arrêter, sous toutes sortes de prétextes fallacieux. Mais alors, si les peuples et leurs dirigeants veulent la Paix, qui veut la guerre, à qui profite le crime et quel en est le mobile ?

Vous le comprendrez facilement en lisant les trois documents annexés (doc23, doc24, doc25) qui font suite et complètent les deux autres envoyés récemment, c'est-à-dire "La guerre des Monnaies" et "L'oligarchie à la tête du monde". C'est la source de tous nos problèmes.

Le fait que le gouvernement mondial qu'ils essaient de mettre en place soit dirigé par l'axe "Wall Street/La City" n'est pas dû au hasard. Le monde s'est en effet unifié à partir de 1492 (Le début de la mondialisation, écrit Edgar Morin) avec la découverte et la conquête du continent américain, par les pays d'Europe latine d'abord et les Anglo-Saxons ensuite. "L'Europe (occidentale) se réveille, écarte ceux qui l'entourent et se lance à la conquête de l'univers, massacrant les peuples de rencontre, s'appropriant leurs richesses, leur volant leurs noms, leur passé, leur histoire ... Et pour se faire admettre de leurs conquêtes, ils inventent un concept inédit, enthousiasmant et ravageur, au nom duquel ils massacreront pendant des siècles : le progrès" ...

"L'Europe occidentale deviendra alors ce que j'appellerai un Continent-Histoire, un espace géopolitique doté d'une force idéologique, économique et politique suffisante pour déterminer l'Histoire du Monde et en imposer sa version aux autres." ... "Commémorer est devenu un rite inquiétant. Aujourd'hui même, on s'invente d'autant plus de passé que l'avenir échappe à toute imagination. Il est probable que l'on fêtera le cinquième centenaire de 1492 en le tronquant, en le récrivant, en le limitant à ce qu'il a de valorisant pour ceux qui financent la fête." ... "Je voudrais enfin qu'on ait le courage de regretter le mal fait alors aux hommes par des hommes, de demander pardon aux victimes, de leur accorder enfin leur vraie place dans la mémoire du monde.

Pour que, demain, de nouvelles barbaries ne viennent pas alimenter à nouveau, sur une toute autre échelle, les torrents de boue de l'amnésie humaine."

Jacques Attali, 1492.

 


Le temps du monde fini commence

Il ne s'agit pas de polémiquer, mais de voir la profondeur du mal et l'imminence de la catastrophe globale. Il n'y a pas que l'A.M.I ou le TTIP. Dire ou penser cela c'est une nouvelle fois ramener tout à nous, européens, et ne voir, comme les syndicats et la gauche, qu'une toute petite partie du problème global. Je ne suis donc ni catégorique ni alarmiste, je ne fais qu'ouvrir les yeux, constater et écouter ce que disent les plus grands scientifiques du monde entier : notre biosphère est (très) limitée et nous, occidentaux, nous consommons beaucoup plus que de raison, ce qui amène un nombre incalculable de problèmes vitaux.

Il n'y a pas que les scientifiques qui disent, il y a aussi des penseurs, comme Paul Valéry par exemple. Voici trois de ses pensées :

  • "Le temps du monde fini commence" (En 1931 déjà)
  • "Nous, civilisations, savons aujourd'hui que nous sommes mortelles" (Après les bombardements d'Hiroshima et de Nagasaki)
  • "Les évènements ne sont que l'écume des vagues. Ce qui m'intéresse, c'est la mer" (Alors qu'on s'arrête en général aux "petites" choses)

Sir Bertrand Russell, lui, était à la fois scientifique et philosophe. Voici ce qu'il disait à propos de la paix mondiale :

  • "Après bien des âges où la Terre a produit d'inoffensifs trilobites et papillons, l'évolution a progressé jusqu'à engendrer des Nérons, des Gengis Khans, des Hitlers. Mais il s'agit, je crois, d'un cauchemar passager; avec le temps, la Terre redeviendra incapable de nourrir la vie, et la paix reviendra".

Par ces trois exemples, il a montré la progression des exterminations. Ceux qui dirigent le monde aujourd'hui via le système ultralibéral, sont bien pire encore que ceux-là car leur idéologie touche le monde entier. Ils veulent imposer, à leur profit une croissance infinie dans un monde fini. Cela provoque non seulement des pollutions et des catastrophes climatiques aux conséquences humaines, matérielles et financières de plus en plus impressionnantes, mais aussi des guerres destructrices, un pillage permanent des ressources d'autrui et des massacres innommables.

Mais aujourd'hui, d'autres veulent également leur part du gâteau. La consommation continue donc d'augmenter, la population mondiale aussi alors que les ressources énergétiques et minières s'épuisent rapidement, de même que la biodiversité. Qui ne voit pas que la guerre mondiale s'étend et que les armes de destruction massive pullulent ?! Comme l'écrivait Albert Jacquard : "Le compte à rebours a déjà commencé, nous préparons le suicide collectif".

Pierre Delmotte, CDM.


Vers un tribunal Russel

Lord Bertrand RUSSELL, philosophe et mathématicien britannique, Prix Nobel de Littérature en 1949, est l'une des 13 personnalités de réputation mondiale, également "Citoyens du Monde" qui, après un diagnostic très sévère - la personne humaine est bafouée en permanence - ont lancé l'appel suivant le 3 mars 1966 : "Enregistrez-vous comme Citoyens du Monde. Le salut ne peut venir que du peuple du monde, des individus qui le forment, de chacun de nous".

Le Tribunal qui porte son nom ne s'occupe cependant que des problèmes de Gaza et d'Israël, alors que l'ensemble des documents qui vous ont été envoyés montre que les crimes contre l'humanité sont innombrables, qu'ils ont lieu partout, et qu'ils sont bien pires que ceux-là. On n'arrête pas de crier haro sur le baudet. En disant cela, je ne parle pas de l'Etat d'Israël, puisqu'aux 2200 victimes des derniers bombardements, il faut ajouter les précédentes ainsi que l'occupation de plus en plus importante de la Palestine et tout ce qui en résulte, le blocus de Gaza et la complicité de génocide dans les massacres de Sabra et Shatila. Je veux parler par exemple des 1500 victimes de la Place Tien An Men à Pékin et des 2800 autres du WTC à New York, que les Occidentaux utilisent en permanence pour fustiger leurs auteurs et faire oublier leurs propres crimes. En confirmant les préceptes connus de "La paille et la poutre" et "L'Enfer c'est les autres".

On cite aussi très souvent, et avec raison, les crimes d'Hitler et de Staline, mais on occulte en permanence les dizaines et dizaines de millions de victimes des systèmes capitaliste et néolibéral. L'idéologie de ces systèmes et leurs buts avoués - recherche du profit maximum, croissance permanente de la consommation, hégémonie mondiale et mépris des peuples - correspondent exactement aux causes fondamentales des crimes contre l'humanité, à savoir [cupidité + hégémonie + mépris]. J'ai déjà cité à plusieurs reprises les conséquences tragiques de cette idéologie dans tous les domaines : (pollutions, maladies, catastrophes climatiques, guerres, destructions et massacres, pauvreté, misère et migrations ...) et chacun aura certainement constaté ces derniers mois, l'amplification de tous ces évènements.

Pour ne citer qu'un chiffre parmi tant d'autres il faut savoir que le nombre de réfugiés climatiques était de 22 millions en 2013, c'est-à-dire trois fois plus que ceux dus aux conflits.

Qui oserait affirmer qu'indignations, révoltes, pétitions, conférences, appels aux politiciens, grèves ou manifestations, sont encore susceptibles de résoudre ces immenses problèmes. Nous devons trouver autre chose !!

J'ai ajouté aux trois documents sur le Tribunal Russell, deux autres sur le génocide en Afrique des Grands Lacs.

Pierre Delmotte, Citoyen du Monde.


Porter plainte ?

Il est temps que le "CDM", « porte parole des citoyens du monde » déposent plainte en ce sens.

Comment procéder ?

Je suppose que quelqu’un doit Rédiger un texte en ce sens et le soumettre au responsable CDM pour approbation ?

  • --> Le texte devrait exprimer clairement la demande de façon concise
  • --> Devrait être joint : les sources de cette affirmation de Crime contre l’Humanité

Lorsque c’est fait :

--> Si on le soumet à l’ensemble des personnes inscrites au CDM et que la réponse est « OUI » à x% , je suppose que les représentants CDM le feront ?

Est-ce exact ?
Si « non », pourquoi ?
Si « oui », Qui fait quoi ? ca coûte ? …

Anthony

Réponse de Daniel

Le forum cdm-en-marche est un fer de lance dont la pointe est certainement dans la bonne direction. Les intentions et les actes de nos princes se sont trouvés démasqués ; l'analyse et le constat sont sévères et ne laissent pas de place au doute, le réquisitoire est sans appel : oui, il y a eu crime contre l'humanité ; oui, il se commet encore aujourd'hui les crimes les plus monstrueux que l'on puisse imaginer, et les manipulations d'information et d'opinion les plus machiavéliques.

Que peuvent faire les Citoyens du Monde ?

Il est difficile de faire progresser le droit, et le droit a toujours une longueur de retard sur le crime.

Les progrès du droit international permettent aujourd'hui, en certaines circonstances, à un Etat de faire comparaître quelques criminels devant des cours de justice aux compétences restreintes. Et comme nous sommes en matière de droit international, ces cours n'ont pas d'autre fondement, d'autre légitimité que l'adhésion volontaire des Etats. Ceci est tellement vrai que l'ancienne présidente du Tribunal Pénal International a publié un article pour mettre en lumière qu'il manquait à sa cour la légitimité conférée par le peuple. Le Tribunal Pénal International n'a pas de compétence universelle, et ses arrêts ou jugements ne peuvent être suivis d'effets que par la complaisance de quelques Etats participants. Les Etats-Unis, la Russie, l'Inde et la Chine ne sont pas concernés.

Et si on admettait que l'ensemble des mouvements mondialistes ait pu mettre en place une constitution mondiale, un parlement mondial, une justice mondiale, encore faudrait-il que que les crimes dont on veut poursuivre les auteurs aient été commis après la promulgation ou de l'application de la loi (mondiale) ou de la jurisprudence. En effet, le principe est établi que nul ne peut être condamné à une peine supérieure à celle qui existait pour les faits commis au moment où ils ont été commis. (article 11-2 de la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme).

Alors que peuvent faire les Citoyens du Monde ?

Les Citoyens du Monde, c'est chacun de nous. Malgré les 66 ans d'existence organisée de la citoyenneté mondiale, celle-ci n'en est encore qu'au stade du volontariat et du balbutiement en proie à toute les qualités mais aussi tous les défauts de notre pâte humaine. Actuellement, l'ensemble se relève, après avoir passé en 2012-2013 le creux d'une vague fortement destabilisante..

"Le" représentant des CDM, c'est le Congrès des Peuples, dont le processus de création remonte à 1963, par un corps électoral de plus de 100.000 personnes de 114 pays, appartenant à 13 organisations mondialistes et à une dizaine de Territoires Citoyens du Monde.. Le Congrès des Peuples est le seul organe au monde à pouvoir se prétendre conforme aux dispositions contenues dans la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme en ce qui concerne sa légitimité et son autorité. Hélàs, depuis novembre 2013, le Congrès des Peuples n'a pas su renouveler son Bureau et son Comité exécutifs, si bien que les affaires courantes sont actuellement gérées par le Comité pour le Congrès des Peuples (créé en 1963), et que cette situation restera ainsi vraisemblablement jusqu'en 2016, dans deux ans.

A supposer que le Congrès des Peuples ait un Bureau Exécutif, donc un président. Celui-ci serait certainement sensible à la volonté exprimée par les Citoyens du Monde : plusieurs expériences positives se sont ainsi déroulées en 2006, 2007 et 2009.

Est-ce que le Président du Congrès des Peuples pourrait porter plainte contre ceux qui complotent au-dessus de la tête du Président des Etats-Unis et de tous ses complices ? ... et devant quel tribunal ?

A défaut de constitution mondiale, il n'existe pas de tribunal mondial, même si un droit mondial (supranantional) apparaît peu à peu.

Au nom du droit international (issu d'accords entre Etats), quelques tribunaux aux compétences restreintes ont été mis en place. Le Président du Congrès des Peuples ne fait pas partie des entités admises à en appeler à ces tribunaux.

En droit national, des Tribunaux se sont voulus "de compétence universelle" au cours de ces 20 dernières années, mais n'ont eu à juger que de petits exécutants.

L'urgence est donc d'atteindre le niveau de la constitution mondiale d'où pourront découler les institutions compétentes.

... mais le monde court après cette constitution mondiale depuis 1942 : ce devait être l'ONU, mais les ambassadeurs ont trahi le peuple ; un deuxième essai a été fait à Genève fin décembre 1950 : échec. Le troisième essai est en cours, mais à quelle échéance ?

A défaut,

1. Oui, il faut rédiger non pas un texte mais plusieurs textes dans la ligne de ce que Pierre a lu lors de notre rencontre à Wavre.

2. Ces textes signés par un nombre considérable de citoyens du monde, pourront être proposés au Congrès des Peuples par le Comité pour le Congrès des Peuples, soit dans leur entier, soit par extraits, afin de constituer :
2a - des éléments de droit mondial, puisque le Congrès des Peuples en a l'autorité,
2b - des analyses à communiquer au niveau de la presse et des 7 à 800 organisations mondialistes dénombrables actuellement à travers le monde ;
2c - des réquisitoires qui pourront se joindre par opportunité à des actions entreprises au niveau du droit international ou des droits nationaux. .... ou qui pouront être présentés devant un Tribunal de type "Russel" qui reste à inventer.

3. Personnellement, je serais assez favorable à un Tribunal mondial de type "Russel" dont les membres pourraient être tous les auteurs cités lors de nos échanges sur ce forum et lors du colloque de Wavre.

Le Congrès des Peuples pourrait alors reprendre l'énoncé des verdicts pour tenter de les rendre exécutoires.

A noter que Bertrand Russel était l'un des Citoyens du Monde de réputation mondiale qui avait appelé à la création du Congrès des Peuples : "Déclaration des 13", du 3 mars 1966. http://www.recim.org/cdm/cit13fr.htm

Daniel

Pour un tribunal aux compétences élargies et de juridiction universelle

Je sais que ces questions de droit sont plutôt rébarbatives, et que la perspective d'un tribunal quel qu'il soit est toujours épouvantable.

Néanmoins, depuis ma bafouille d'hier, j'ai poursuivi ma réflexion. Je pense qu'effectivement nous avons besoin d'un Tribunal pour juger les évènements passés, même si les verdicts ne peuvent être que symboliques dans un premier temps.

Hier, j'épinglais le caractère restreint des compétences des tribunaux de droit international. Aujourd'hui, il me semble évident que nous devons vouloir que ce (notre) Tribunal ait des compétences élargies et une juridiction universelle. Dans l'histoire récente du mondialisme, plusieurs écrits appellent à la création de tribunaux qui pourraient être englobés dans un tel projet. Par exemple :

  • une cour mondiale de la démocratie, projet de Moncef Marzouki : marzouki.htm
  • vers un tribunal pour les crimes économiques, projet de Jean-Pierre Muteba, député congolais : ekokrim-fr.htm
  • tribunal international de la nature (contre l'écocide) projet de Polly Higgins qui propose que le crime d'écocide soit reconnu comme 5ème crime contre la paix. http://eradicatingecocide.com/
  • tribunal pour le respect des droits humains, en général et du droit des migrants plus particulièrement : migr-fr.htm

Hier, je faisais remarquer, une fois encore, que le Congrès des Peuples, malgré sa faiblesse actuelle, est le seul organe qui puisse se prévaloir des dispositions contenues dans la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme.

La méthode qui m'apparaît aujourd'hui nécessaire, est de persuader le Congrès des Peuples qu'il doit créer, sans plus attendre, un tribunal mondial citoyen de type Russel, auquel le Congrès des Peuples confierait une mission de justice au nom de la légitimité et de l'autorité conférées par cette DUDH et par les élections. Je sais que 100.000 électeurs alors que le potentiel est de 3,5 milliards, c'est dérisoire. Ce n'est certes pas la baguette magique, mais c'est celle du possible, selon le projet de Rodriguès Brent : construire en parallèle du droit international finissant, un droit mondial émergent.

Daniel

 


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Démocraties et barbaries

"Le véritable courage consiste à dénoncer les crimes commis par son propre camp et non ceux qui sont commis par l'adversaire" Bertrand Russell.

C'est aussi et surtout une obligation de lucidité pour tous ceux qui "rêvent" de justice sociale. Aussi longtemps qu'ils croiront que "l'enfer c'est les autres", ils ne parviendront pas à déterminer les véritables causes et responsables de tous les maux qui frappent et menacent l'humanité. Et donc à mettre au point une stratégie cohérente, crédible et attirante pour retourner la situation.

Ce ne sont pas les Incas, les Africains, les Arabes et les Chinois qui ont écrit et falsifié l'Histoire !!

"Il est plus facile à l'homme de voir la paille dans l'œil de son voisin que la poutre qui est dans le sien" Jésus de Nazareth.

"Deux barbaries se trouvent plus que jamais alliées : la barbarie venue du fond des âges historiques, qui mutile, détruit, torture, massacre; et la barbarie froide et glacée de l'hégémonie du calcul, du quantitatif, de la technique et du profit sur les sociétés et les vies humaines.

Nous nous enfonçons dans un âge de fer planétaire. Les barbares, ennemis de l'humanité, sont aujourd'hui en activité éruptive; quand ils sont eux-mêmes en opposition, leur antagonisme contribue à accroître un manichéisme aveugle et haineux. Le capitalisme déchaîné d'aujourd'hui n'est pas la seule menace pour l'humanité : il y a les fanatismes déchaînés, les dictatures implacables, la possibilité de nouveaux totalitarismes, voire de guerres d'anéantissement.

Edgar Morin. La Voie. Pour l'avenir de l'humanité. Sous-section : Vers l'abime ?

"Nous ne pouvons plus tolérer que les marchés financiers décident du sort des peuples au lieu de répondre à leurs besoins, et qu'un petit nombre de gens amassent des fortunes immenses grâce à la spéculation"

Le Pape François.

Vous trouverez en annexe, comme promis, le chapitre 1 de "L'horreur impériale" qui décrit très clairement les crimes et la barbarie des puissances occidentales, que nous, Citoyens du Monde, ne pouvons pas considérer comme notre camp, et leurs victimes qui ne sont en aucune façon nos adversaires, au contraire.

A l'intention de ceux qui auront le courage d'aller jusqu'au bout des 12 pages, j'ai ajouté un petit extrait du chapitre suivant. Ils comprendront jusqu'où peut aller la barbarie la plus raffinée de ceux qui ont été formés par nos "grands amis" yankees, de Pinochet à Kagamé en passant par Ben Laden. C'est aussi à l'intention de tous ces intellectuels faussaires qui se disent traumatisés par des crimes vengeurs, mais dont l'esprit détraqué est incapable de voir les immenses crimes contre l'humanité et génocides des puissances occidentales à travers le monde, principalement depuis la "découverte" de l'Amérique.

A Nuremberg, le crime d'agression a été défini comme le "crime international suprême", parce qu'il porte en lui le mal accumulé de tous les autres crimes commis lors de ces guerres de conquête ou d'agression.

Les causes fondamentales des crimes contre l'humanité sont [la cupidité + la recherche du pouvoir + le mépris].

Tzvetan Todorov.

Qui possède l'argent et en veut toujours plus ? Qui possède le pouvoir et les armes de destruction massive ?

Qui guerroie partout pour l'argent, pour les ressources et pour l'hégémonie ? Qui est arrogant et méprisant ?

Pierre Delmotte, CDM.


Disposer d'instruments de droit

Comment veux-tu disposer d' instruments de droits", sans qu'un Etat ne les impose. Bien entendu, il ne s'agit pas là d'un Etat autoritaire, ni même de quelque appellation que ce soit, mais d'un Etat représenté par diverses composantes des diverses Sociétés existant dans le Monde, sans aucune frontière entre elles, mais pouvant imposer des décisions prises en commun. L'ONU est un exemple de cette proposition, même si elle n'a pas abouti totalement à ce que l'on attendait d'elle. Néanmoins, elle demeure, à mon avis, un hâvre de négociations possibles.

Pour reprendre tes propos, Quelle pourrait être la nature d'un instrument capable d'éviter toute guerre, tout génocide, toute hégémonie ??? Voila la grande question ! Je n'ose formuler ma réponse, tant celle-ci pourrait générer d'erreur sur son analyse!

Jean-Guy

Jean-Guy reprend mon message à Olivier sans doute pour me demander ce que j'entends par des "instruments de droit capables d'empêcher toute guerre, tout génocide, toute hégémonie".

Lors du colloque de Wavre (et Opprebais) nous avons insisté sur la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme. Celle-ci n'est qu'une déclaration qui n'a pas en elle-même et pour l'instant un caractère contraignant. Néanmoins, cette déclaration approuvée à l'origine par 53 Etats sur 58 (l'Arabie Saoudite, l'Afrique du Sud, la Russie, la Biélorussie et l'Ukraine se sont abstenus) est maintenant approuvée par 190 ou 191 Etats sur les 194 qui siègent à l'ONU. (la DUDH fait partie des actes additionnels à la Charte des Nations Unies. Donc, tout nouvel Etat adhérent signe la DUDH).

Cette déclaration dit que les droits de l'homme ne peuvent être effectifs que dans le cadre d'un régime de droit (3ème alinéa du préambule), et que ce régime de droit est un Droit de l'homme (article 28). Cette déclaration dit aussi que cette mise en application est de la compétence de "tous individus et organes de la société" (8ème alinéa du préambule), et enfin que l'autorité (le régime de droit) vient du peuple par le biais des élections (article 21-3). Si on considère que 190 Etats sur 194 sont d'accord avec cela, nous avons là les bases d'une démocratie mondiale qui ne demande que les efforts de "tous individus et organes de la société" pour devenir effective. C'est le défi à relever. A nous d'organiser cette démocratie et de faire émerger le droit mondial : c'est là la tâche essentielle du Congrès des Peuples, selon la feuille de route proposée par Alfred Rodrigues Brent : "constituer étape par étape un nouveau système à côté de l'ancien" autrement dit, faire émerger le droit mondial, à côté du droit international finissant.

Les règles de constitution d'un régime de droit sont connues depuis longtemps : la séparation des pouvoirs : le pouvoir législatif, qui serait issu du Forum - que ce soit l'Assemblée des Citoyens du Monde, ou l'espace d'innovation proposé par Florian - le pouvoir exécutif (l'autorité) qui serait issu des élections - les élus du Congrès des Peuples sont la première étape - et le pouvoir judiciaire chargé de sanctionner l'application des lois. C'est le schéma proposé par Marc Garcet à la session de Paris du Congrès des Peuples de 2003. A Wavre et Opprebais, nous avons mentionné autant le Tribunal Pénal international mis en place par les Etats au terme d'une campagne menée par les Fédéralistes Mondiaux, que le Tribunal populaire Russel : A l'un comme à l'autre de ces tribunaux, il manque (ou manquait) de pouvoir juger "au nom du peuple mondial", et c'est là encore notre défi de citoyens du monde.

Le régime de droit n'existe pas que pour sanctionner, il existe aussi pour prévenir. Par exemple : Pourquoi ne pas décider par des moyens législatifs mondiaux que l'ensemble des richesses de tous les sous-sols et de tous les fonds marins constitue le patrimoine mondial de l'humanité, et que ce patrimoine mondial serait géré par une institution supranationale soumise à la démocratie (législatif et exécutif ci-dessus) ? Pourquoi ne pas créer un impôt mondial de solidarité qui serait prélevé sur le commerce transnational, afin de financer les projets citoyens - cela ressemble au mouvement ATTAC, sauf si on lit la brochure 19 des Citoyens du Monde écrite 25 ans plus tôt

Dans un tel monde doté d'un espace de dialogue et d'un espace de droit, les crimes contre l'humanité (guerre, génocie, hégémonie) auront une tendance à la diminution.

Ne comptons pas sur les Etats pour mettre en place ce monde là : car c'est "à tous individus et organes de la société" de le bâtir.

C'est la contre-attaque proposée par Pierre ; c'est la marche proposée par Olivier.

Daniel


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Plusieurs projets de constitution mondiale

Une centaine de projets vont contre l'unité. Ou bien, il faut les analyser et en tirer UN seul projet, qui rallie chacun d'entre les Citoyens du Monde. (Jean-Guy)

Il n'est pas mauvais qu'il y ait plusieurs propositions, plusieurs projets de constitution mondiale. Le choix final sera fait par une Assemblée constituante mondiale. Certes nous aimerions être déjà rendus à cette période de l'histoire humaine où l'on serait capable de s'asseoir dans le même hémicycle pour définiri ensemble les règles de vie commune afin de pouvoir transmettre aux générations à venir une terre où l'on puisse vivre dans la dignité.

Mais nous n'en sommes pas là. Il y a un gros travail préalable à faire, et ce travail ne reçoit pas toute l'attention qu'il mérite car il n'intéresse pas les puissants, tandis que les humanitaires s'affolent dans tous les sens pour ne poser que des emplâtres ....

  • - les citoyens du monde doivent s'atteler à faire grandir le droit mondial, et, je le disais à Wavre et Opprebais, il y a actuellement des brèches, un climat favorable et des structures adaptées pour cela, encore faut-il s'y adonner ; c'est le travail du militant de base qui donne un sens mondialiste à son action, comme le font Solidarité Mondiale contre la Faim et un certain nombre des 130 associations adhérentes à l'ASCOP
  • - les fédéralistes mondiaux peuvent bien entendu continuer l'excellente campagne pour une Assemblée parlementaire au sein des Nations Unies. C'est une campagne qui, certainement, n'aboutira pas ; mais elle a le mérite de soulever un bon nombre de problèmes qui doivent être débattus, et il faudrait que ces mêmes fédéralistes travaillent aussi un peu en amont afin d'établir les passerelles entre le droit national et le droit supranational. Dans le monde, il y a une centaine de pays qui sont dotés d'une constitution nationale. Parmi ces constitutions, seules 25 (je rapporte ici un nombre qui a été dit par Guy Marchand) ont prévu la possibilité de transfert de souveraineté pour les questions d'organisation et de sauvegarde de la paix.

Je vous invite à découvrir un travail fait par Giuy Marchand (décédé en 1993) : "Projets de constitution mondiale"

Par la suite la question de la durabilité des nations en tant qu'Etats est accessoire. J'ai rapporté hier un mot de Reagan qui affirmait que c'était l'État le problème. Aujourd'hui j'apporte cet autre argument bien plus juste : le problème n'est ni la nation, ni l'État, mais c'est la souveraineté absolue dont elles se drapent mais qui n'est rien de'autre qu'une prise au vent de la grande finance. Aujourd'hui, cette souveraineté absolue n'est plus qu'une chimère, et il faudrait aux États constitutionnels le courage politique d'orienter leurs constitutions vers des transferts partiels de souveraineté au profit d'institutions suprationales fondées sur une véritable démocratie.mondiale.


La campagne pour une Assemblée Parlementaire au sein des Nations Unies

La campagne pour une Assemblée Parlementaire au sein des Nations Unies est une initiative d'une section allemande des Fédéralistes Mondiaux (KDUN). En fait les Fédéralistes Mondiaux et les Citoyens du Monde ont une longue histoire commune avec de nombreuses "passerelles" entre les deux "mouvements" ; nous sommes proches quant aux objectifs et quant à la participation citoyenne, mais nous proposons des méthodes différentes nécessairement complémentaires. Nous avions commencé à en parler à Wavre (ou Opprebais) et je pourrais développer ce point. Chacune des méthodes demande des compétences, des énergies, des stratégies particulières qui, par nécessité, doivent être travaillées séparément. Il est certain que nous aurions beaucoup à gagner si nous pouvions renforcer nos concertations et nos synergies. Ce point aurait dû être l'axe majeur du Congrès des Peuples qui, hélàs, au cours de ces dernières années, s'est englué sur des questions de personnes, de pouvoir et de pinaillages divers. Ce désastre est maintenant derrière nous, et nous sommes une équipe (à Paris) qui travaillons à la restauration de cette capacité. Nous réussirons, et c'est notre défi.

Ceci dit, les causes fondamentales des crimes contre l'humanité sont certes la cupidité, la volonté de puissance et le mépris. Ce constat étant fait, deux solutions se présentent plus ou moins en alternative :

- ou bien changer le coeur de l'homme .... (!!!) Ce sera un premier pas pour quelques uns.

- ou bien de mettre en place les structures capables de permettre à une communauté de 7 milliards de personne de vivre ensemble, avec tous les garde-fous nécessaires : une constitution mondiale. Cette constitution mondiale (oeuvre de prédilection des fédéralistes mondiaux) a besoin pour exister de l'autorité à provenir du peuple ainsi que le définit l'article 21-3 de la DUDH, et ça, c'est le travail des citoyens du monde.

Après l'ONU-1 (la SDN), il y a l'ONU-2 (l'actuelle), et il y aura l'ONU-3, celle des citoyens.

Daniel

Réponse de Pierre

En ce qui concerne la réponse et les deux solutions envisagées, je me permettrais de dire ceci :

1. Il y a beaucoup d'hommes et de femmes dont il n'est pas nécessaire de changer le cœur. Il y a d'autre part des gens très voraces, d'autres beaucoup moins et certains pas du tout.

2. Pour les causes fondamentales des crimes contre l'humanité, il faut que les trois soient réunies : [Cupidité + Hégémonie + Mépris] et cela est plutôt l'apanage des grands de ce monde que des gens ordinaires.

3. Nous sommes aujourd'hui 7,2 milliards de Terriens et dans 10 ans - en 2024 - nous serons 8 milliards, soit 800 millions de personnes en plus, c'est-à-dire autant que les populations de l'UE et des USA réunies. La double croissance - économique et démographique - va changer encore plus de choses qu'aujourd'hui. Vu la carence des politiques et la boulimie des transnationales - et je ne parle pas des guerres possibles -, il y aura encore plus d'épuisement des diverses ressources, plus de pollutions, plus de catastrophes climatiques ...

Dans combien d'années sera mise en œuvre cette "constitution mondiale" et que pourra-t-elle apporter ?? Je pense qu'entretemps il y a beaucoup de choses à faire pour ne pas arriver à des extrémités de + en + ingérables. L'ONU c'est l'Organisation des Nations Unies. Plutôt que de créer une ONU-3, je pense que les Citoyens du Monde doivent plutôt créer une AMC (Alliance Mondiale des Citoyens) en dehors du système actuel, puisque ni les groupes financiers, ni les politiques, ni les grandes sociétés, ni les armées, ni les médias ne nous respectent.

Pierre, CDM.

Je suis d'accord avec l'ensemble de ces précisions et j'en partage le pessimisme. Reste la question de la constitution mondiale : celle-ci est nécessaire. Il existe une centaine de projets de constitution mondiale. L'un des projets les plus élaborés est celui proposé par l'association WCPA (World Paliament and Constitution Association) qui est une association issue du fédéralisme mondial ... et dont la plupart des membres sont aussi enregistrés Citoyens du Monde. Les deux animateurs principaux : Glen Martin et Eugenia Almand sont tous deux passés nous rendre visite à Paris le 1er décembre 2011 et le 12 juin 2012.
http://worldparliament-gov.org/

Le projet de constitution a été débattu par de nombreuses réunions à travers toute la planète (prochaine réunion à Calcutta en décembre 2015). Il en existe des traductions en français, en Espagnol, en Espéranto ... Nous les avons à Paris, et certainement que nous les mettrons en ligne à la disposition du public

(Ce site de WCPA renvoie également vers la conférence international des "chefs de justice" dont j'ai parlé le dimanche matin à Opprebais.)

Je ne dis pas que c'est le meilleur projet, mais c'est certainement le projet le plus citoyen qui existe.

Quand j'ai écrit qu'il y aurait une ONU-3, d'une part je faisais allusion à la préface écrite par Boutros Boutros-Ghali au livre d'Olivier d'Argenlieu : "le prodigieux pouvoir des citoyens du monde" http://www.recim.org/cdm/biblio-fr.htm#olivier, et d'autre part c'était un clin d'oeil à cette constitution mondiale qui sonnerait la fin de l'ONU ... et peut-être même la fin des Etats-nations. "L'État n'est pas la solution, il est le problème " (Ronald Reagan)

Tout cela tient de la démarche fédéraliste qui ne peut se mettre en place que si la démarche citoyenne du monde lui donne une légitimité.

Daniel


Déplacer les problèmes sans les résoudre

Le plaidoyer de José me rappelle la position de Renée Marchand (Directrice du Centre Français d'Enregistrement des CDM, et déléguée élue au Congrès des Peuples) lors des grands débats d'avant 1992 : elle se disait favorable à une fédération mondiale, mais plutôt hostile à une Europe qui ne ferait que déplacer légèrement les problèmes sans les résoudre : nous resterions contraints à des rapports inter-nationaux délégués à des rapports inter-blocs concurrents et donc porteurs de guerre. La chute du mur de Berlin nous a fait sortir du monde bipolaire (Est-Ouest) pour entrer non pas dans la mondialisation, comme on le dit à tort politiquement parlant, mais dans un monde multi-polaire.

Le point de vue de quelques observateurs non-européens est intéressant si on considère notre point final qui doit être une assemblée constituante mondiale, puis une constitution mondiale : voici deux exemples :

1.- Le professeur Ronald Glossop, citoyen du monde et fédéraliste mondial aux Etats-Unis, a écrit un livre "World Federation ?" dans lequel il décrit la construction de cette fédération mondiale à l'aune de la fédération Etats-Unienne. (celle d'avant 1916), de l'ONU, mais aussi de l'Europe. J'ai lu ce livre et j'y ai appris beaucoup de choses sur les fondements d'une réelle démocratie. Ce livre existe aussi en Espéranto.

http://www.recim.org/stud/glossop.htm (en anglais)

http://www.recim.org/stud/glossop-eo.htm (en Esperanto)

2.- Le professeur Chris Hamer, citoyen du monde et fédéraliste mondial en Australie, a écrit le livre " “A Global Parliament: Principles of World Federation.” dans lequel il prend beaucoup appui sur la construction de l'Europe pour proposer la mise en place d'une fédération mondiale. Le Registre des Citoyens du Monde avait le projet de traduire ce livre en français ; Bernard Henry s'était porté volontaire pour le faire, mais des questions de santé et sa situation précaire ne lui ont pas permis d'aller au bout de son travail. (Bernard Henry a été le premier Secrétaire Général de l'Assemblée des Citoyens du Monde ; il milite maintenant dans AWC - Association of World Citizens - en lien avec René Wadlow). Ce livre de Chris Hamer a maintenant plus de dix ans. Un texte de Chris Hamer est disponible en pdf : http://www.recim.org/prov/trans-nato-oecd.pdf

Daniel

From: Jose Diaz

L UE a fait un montage qui rend le vote complètement inutile. Doté d un parlement qui démocratiquement ne sert a rien car les décisions sont prises para la commission, celui ci ne sert réellement que comme une vitrine pour faire croire que nous sommes en démocratie, que nous avons un pouvoir de décision. Il n en est rien.

Par contre , il est bien utile pour placer, situer leurs pions, ces politiciens cramés dans leurs pays ou les nuls qui ont bien servi le parti.

Quant a l opposition, ce ne sont que des enchanteurs de sirènes, qui simplement propose une alternance sans aller au vif du sujet. Il n y a pas de changement possible sans changer le traité de maastrich repris a lisbonne. Il n y a pas de changement possible dans nos pays sans changer les constitutions. il n y a pas de changement possible sans rompre avec l O.M.C. et nous savons tous que nos non représentantgestionne un ttip/taffta, tout a fait a contre sens et que l opposition, comme avec maastrich, di non tout doucement dans l attente d être approuvé pour ensuite ne rien touché.

Voter les uns ou les autres, c est justifier leur prise de pouvoir, c est admettre le théâtre démocratique que certains pudiquement appelle comme un manque démocratique, d autres comme une démocratie représentative quand simplement nous sommes sous une dictature des marchés et que tout le reste est theatre. Voter, c est participer dans le mensonge, ......c est légitimer ce scénario, c est placer ces psychopathes dans leur fauteuil, leur siège (a double sens). L abstention, c est délégitimer cette ue qui rappelons le, ont eu le veto de la france et de l irlande. l abstention est un vote négatif, c est un acte de résistance, de non reconnaissance, c est un devoir quand le vote est privé de sens.

pepe diaz


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Entrer en dissidence contre les dictatures par Pierre Delmotte

Les dictatures sont fragiles et passagères parce qu'elles reposent sur un seul homme ou une seule famille.

Le système qui règne aujourd'hui sur le monde, sauf sur la Russie et la Chine, est beaucoup plus puissant. Il est constitué en effet, de nombreux éléments de la Triade "Amérique du Nord-Europe-Japon" eux-mêmes très puissants et dont les buts principaux sont l'accumulation maximum de richesse et la domination mondiale.

Le schéma précédent de "Lutte des Classes" ou "Capital contre Travail" ou encore "Capitalisme Vs Marxisme" est largement dépassé car le système dominant actuel englobe toutes les classes dirigeantes : économique, politique, militaire, médiatique, ..., et impose sa loi maléfique à tous les citoyens. Il est donc "Totalitaire".

Ce système est hautement condamnable car il constitue le plus grand de tous les crimes contre l'Humanité.

Voici pourquoi : nous vivons sur une planète dont les dimensions sont limitées, dont les éléments nécessaires à la vie sont limités (eau, air, sols) et dont les ressources "naturelles" les plus utilisées sont limitées et non renouvelables (énergies fossiles et minerais). Or l'idéologie de ce système étant le profit sans bornes par la croissance continue de l'économie et la surconsommation de produits non renouvelables, il va à l'encontre des conditions de vie pour tous. Voici quelques exemples qui montrent comment il détruit la Biosphère et la Vie.

  1. La surconsommation de plus en plus importante de ressources limitées et non renouvelables entraîne une diminution de plus en plus rapide des réserves. Comme les règles de l'économie de marché dans laquelle nous vivons imposent que "tout ce qui est rare est cher", les prix des énergies, des matières premières et des produits et services qu'elles génèrent, ne cessent de monter. Or les revenus de milliards de personnes n'augmentent pas de la même manière, ou pas du tout. Ou bien ils ne savent plus s'offrir l'essentiel pour vivre, ou bien leurs économies fondent rapidement. Par contre, pour ceux qui sont à la base du système, les revenus augmentent en permanence.
  2. L'épuisement rapide des ressources naturelles provoque une concurrence de plus en plus exacerbée entre les plus grands consommateurs, c'est-à-dire les pays occidentaux et certains pays émergents au développement rapide et à la population nombreuse comme la Chine. Ces ressources sont très souvent situées dans les pays pauvres et les stratégies utilisées pour leur contrôle et leur exploitation varient entre les menaces, la corruption, la guerre ou le système proposé par la Chine, à savoir construction d'infrastructures contre permis d'exploitation. Les populations des pays pauvres sont presque toujours perdantes, car elles sont soit très mal payées, soit victimes de la guerre. Et les pays n'arrivent pas à se développer à cause de la corruption ou du non-traitement des ressources sur place.
  3. Le besoin croissant de ressources génère pour sa part toutes sortes de pollutions : de l'air, de l'eau et des sols, tout au long d'une chaîne allant de l'exploitation à l'utilisation, en passant par le raffinage, le transport et la mise en œuvre. Ces pollutions provoquent de plus en plus de victimes par maladies et décès. Ces émissions polluantes sont doublées de nombreux déchets en fin de chaîne, qui ont eux aussi de lourdes conséquences sur la chaîne alimentaire et la santé. Le processus de production n'est pas seul en cause, car il y a également de nombreux gaspillages, tant chez les producteurs que chez les consommateurs.
  4. Il faut également nourrir les populations, et l'agriculture "moderne" utilise allègrement engrais, pesticides et OGM, Notre société productiviste est imprégnée de polluants. Il faut lire à ce sujet le livre de Gilles-Eric Séralini : "Tous Cobayes" et surtout le chap. 8 "La nécessité d'un nouveau paradigme sanitaire" que je vous ai d'ailleurs déjà envoyé. "Par la faute de laboratoires et d'experts à la solde de lobbies surpuissants - agroalimentaire, biotechnologie' médicaments -, combien de foyers sont touchés aujourd'hui par des cancers, des maladies nerveuses, hormonales ou immunitaires ?" Très peu de produits des industries chimique et pétrochimique sont recyclables, mais en plus, le volume limité de notre biosphère provoque des concentrations de plus en plus importantes de polluants.
  5. . "C'est la consommation effrénée des ressources naturelles, et notamment l'utilisation forcenée des énergies fossiles à base de carbone, qui produisent d'énormes quantités de gaz à effet de serre (GES), et donc le réchauffement du climat". Voilà ce que disent les scientifiques du GIEC. Ils citent toujours la hausse moyenne de la température, mais cette hausse n'est pas la même partout, et c'est cela qui dérègle complètement la machine climatique terrestre. D'où les sécheresses, les tempêtes et les pluies intempestives, les incendies, les destructions et les inondations, les pertes humaines, matérielles et financières qui augmentent en quantité et en intensité, car réchauffement et dérèglement se conjuguent. Le GIEC vient de boucler, début avril 2014, la présentation de son dernier rapport qui confirme que "la dégradation s'amplifie, que l'inertie socio-économique est considérable et que si on attend le dernier moment pour réagir, on va buter sur des impossibilités, les coûts deviendront insoutenables et la Terre inhabitable".
  6. Pire encore, la conjugaison de tout ce qui précède va encore accélérer tous les processus. On a la nette impression que les "responsables" politiques sont sourds et aveugles. Ils sont probablement plus à l'écoute des lobbies financiers et de leur propre (ré)élection !
  7. Il faudra aussi expliquer, une prochaine fois, toutes les manières utilisées par ce système prédateur pour endetter les Etats et piquer l'argent des citoyens.
  8. Si le Traité de "libre-échange" Transatlantique devait être signé, tout ce qui vient d'être décrit succinctement serait encore amplifié, tant au point de vue détériorations, répressions qu'appauvrissements. Ce n'est pas simplement une question de régression de la démocratie !!! (Pensez-vous qu'elle existe encore ?)

Nous devons entrer en dissidence car les causes fondamentales des crimes contre l'Humanité, à savoir : "Cupidité sans bornes, volonté hégémonique et mépris total des populations", sont parfaitement établies.

Pierre Delmotte, Citoyen du Monde.

Réponses

Que ce système soit une" étrange dictature" c'est absolument certain....la question à se poser est : comment se fait-il que malgré toutes les prises de consciences, les associations humanistes (anciennes ou nouvelles) les syndicats...etc... ce système ait réussi à continuer si fortement son implantation (commencée depuis très longtemps) pratiquement sur toute la terre ?...et le pire, pour nous, citoyens du monde, c'est qu'il semble que, bien que nourri par les différences de niveaux économiques et la compétition entre les états,il se complaise parfaitement dans cette globalisation économique ( mondialisation incomplète et injuste).....je crains que le manque de réponse à cette question du " pourquoi" ne soit la raison de cet esprit d'acceptation et de fatalité qui paralyse les opinions publiques...B. M.


Impossible de leur faire confiance !

¨Puisqu'on parle abondamment d'un Projet de Traité économique entre les Etats-Unis, l'Europe et leurs transnationales, je vous fais parvenir en annexe deux documents qui démontrent on ne peut plus clairement, qu'il est absolument impossible de leur faire confiance. C'est même la raison principale pour laquelle aucun politicien un tant soit peu honnête ne devrait donner son accord à ce Traité. Si malgré toutes les oppositions il devait quand même être signé, ce serait la porte ouverte à de nombreux malheurs, dans tous les domaines de la vie.

Je profite de l'occasion pour vous renvoyer le document de 15 pages sur les mensonges, les manipulations et la propagande qui ont précédé, accompagné et suivi la Guerre contre l'Irak. Vous y trouverez à la page 7, un petit paragraphe qui parle du Sommet des Açores, le 16 mars 2003, entre MM Bush, Blair, Aznar et Barroso. Depuis lors,

José Manuel Barroso est devenu, en juillet 2004, président de la Commission européenne, et Tony Blair le conseiller spécial de Kagamé. Qui veut encore de pareils dirigeants ??

Pierre Delmotte,


Les traités économiques : une stratégie hégémonique

Qui n'a pas encore remarqué que le monde est encore et toujours en guerre ? Le SIPRI (Stockholm 2003) a dénombré, sur la période 1990-2001, donc dès la fin de la guerre froide, un total cumulé de 57 conflits majeurs qui ont eu lieu sur 45 territoires distincts, soit environ 1/3 de la Planète. Qui oserait dire que depuis 2001 ça s'est arrêté ??

Je vous ai déjà donné quelques extraits de l'ouvrage de Bernard Nadoulek "L'Epopée des Civilisations". Le sous-titre de ce livre est le suivant : "Le choc des civilisations n'aura pas lieu, mais la guerre des ressources a commencé ...". Je vous ai également parlé du livre de Michael Klare "Resource Wars" dans lequel il démontre que les guerres en cours "ne sont pas à proprement parlé des guerres ethniques ou civiles, mais des guerres suscitées par la CIA pour servir de paravent à l'offensive mondiale des Etats-Unis pour les ressources de la Planète". Ce qui est facile à comprendre lorsque l'on sait que la moitié la plus riche des Etats-Uniens consomme 15 fois plus de ressources que la moyenne mondiale, alors que les ressources de la Planète ne sont pas illimitées. Et l'on peut ajouter sans aucun risque de se tromper, "pour leur hégémonie mondiale et le plus grand profit de leurs multinationales".

Plusieurs chercheurs ont décrit les énormes mensonges, les manipulations et la propagande infernales qui ont précédé et accompagné ces guerres. Des auteurs américains comme W. Blum, W. Madsen, N. Chomsky, E. Herman et D. Peterson ont montré comment ces guerres étaient terriblement destructrices et émaillées de crimes contre l'humanité et de génocides. Les prétextes les plus souvent utilisés par les Etats-Unis et l'Union européenne pour justifier leurs agressions contre des petits pays sans défense, sont les suivants : "non-respect des droits de l'homme, principalement envers leurs minorités ethniques, religieuses ou sexuelles, manque de liberté, de démocratie ou d'ouverture à la mondialisation, c'est-à-dire aux sociétés occidentales ". Alors qu'eux-mêmes n'arrêtent pas de commettre des crimes contre l'humanité. Ils ont également eu le culot d'ajouter un nouveau prétexte ces dernières années : "Non-protection ou même guerre contre leur peuple" alors que c'est la CIA qui provoque la guerre dans ces pays en formant et armant toute une série de mercenaires que la propagande fait ensuite passer pour des opposants politiques.

C'est ce que j'ai appelé le syndrome de la paille et de la poutre.

Parmi ces mercenaires il y a eu toute une série de militaires formés à l' "Ecole des Amériques" pour l'Amérique du Sud et l'Amérique Centrale, les djihadistes islamistes financés par l'Arabie Saoudite, le Qatar et la NED, armés par les Etats-Unis et entraînés par Israël pour l'Afghanistan, le Caucase russe, la Libye et la Syrie, les néo-nazis Svoboda en Ukraine et les ex-réfugiés tutsi formés aux Etats-Unis pour attaquer le Soudan, le Rwanda et le Congo.

Après vous avoir fait parvenir les résultats des enquêtes approfondies et minutieuses de différentes personnalités de réputation mondiale et le témoignage d'un couple de témoins oculaires belgo-mexicain, voici maintenant ceux de militaires qui ont fuit le Rwanda de Paul Kagamé pour les raisons qu'ils expliquent eux-mêmes. En attendant d'autres descriptions de la barbarie du système économique et financier actuel en Afrique.

Il avait fallu la sortie de "L'Archipel du Goulag" d'Alexandre Soljenitsyne pour enfin faire tomber les œillères et les dernières certitudes de tous ceux qui idolâtraient encore le Petit Père des Peuples. Il en faudra bien plus pour enfin convaincre les adorateurs du "Libérateur des Tutsi rwandais" qu'il est l'un des plus grands exterminateurs que la Terre ait connus. Car la propagande est devenue mille fois plus efficace et satanique que celle de Goebbels et Cie.

Il ne faut pas s'y tromper non plus, si les Etats-Unis poussent leurs Traités de "Libre-échange" en Amérique du Nord, en Asie-Pacifique et en Europe, ce n'est pas pour nos beaux yeux, ni pour le développement et l'emploi comme l'affirme François Hollande, mais pour renforcer leur hégémonie face à la Chine et augmenter un peu plus encore les profits de leurs multinationales. Cette démarche constitue un crime de plus contre l'humanité car elle correspond totalement aux trois critères énoncés par Todorov, à savoir : "Cupidité, hégémonie et mépris des gens".

De plus, le type de croissance qu'ils privilégient ne va pas dans le sens préconisé par le GIEC. Il y aura dès lors encore plus de pollutions mortelles et des catastrophes climatiques avec destructions matérielles, financières et humaines.

Si nos dirigeants politiques acceptent de signer ce Traité, ils seront coupables de crime de haute trahison, pour avoir sollicité notre vote et donné ensuite le pouvoir aux multinationales contre nous ! Il n'y a rien d'autre à leur dire.

Pierre Delmotte, Citoyen du Monde.


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Et pendant ce temps ils poursuivront leurs crimes

Bonjour, nous nous permettons de vous rappeler cet événement qui nous permettra de discuter de l' Union Européenne et du Parlement Européen et, sous un jour politique un peu inédit, de nous poser la question qui sera au cœur des débats de la prochaine campagne électorale.

Les AMD Paris

PROJECTION - DÉBAT

« The Brussels Business »

Le dimanche 13 avril, à 16 heures, au Lieu-Dit, 6, rue Sorbier à Paris 20° : projection du film The Brussels Business, suivie d’un débat avec le réalisateur, Matthieu Lietaert. (...)

Et après ce film on nous proposera d'assister à une conférence, puis à un colloque, ensuite à une manif, puis à lire un nouveau livre ainsi que des tas de mails, ... Tout le monde sait que les transnationales ne cherchent qu'une seule chose, c'est de gagner un maximum d'argent au détriment des Citoyens, et cela par tous les moyens.Tous ceux qui s'intéressent à ces problèmes savent qu'elles utilisent des lobbies hyperpuissants, car il existe depuis longtemps de nombreux livres sur le sujet !!

Et pendant ce temps-là, les Etats-Unis et leurs multinationales poursuivront leurs crimes contre l'humanité partout dans le monde. Et le Monde Diplomatique continuera de soutenir les plus grands criminels du monde qui ont exterminé de la manière la plus barbare 11 M de personnes dans la région des Grands Lacs d'Afrique et pillé les ressources du Congo.

Les auteurs de "Génocide et propagande" ont montré dans leur ouvrage que plusieurs organisations des "Droits de l'Homme" ont collaboré avec ces criminels, ainsi que de prétendus "humanitaires". Ils ont montré également que ce système est basé sur le mensonge, la manipulation, la propagande, les menaces et le négationnisme. Et surtout que ce sont les Etats-Unis qui tirent les ficelles et en profitent. Les différents extraits que je vous en ai envoyés sont suffisamment explicites sur tous ces sujets. Alors que cette offensive criminelle dure depuis plus de 30 ans, nous, les victimes, n'avons rien résolu !!

Malgré mon emploi du temps très chargé, j'ai réussi à convaincre plusieurs membres de CDM qu'il fallait arrêter de discuter du sexe des anges et prendre enfin les problèmes à bras le corps. Ils ont compris très facilement que la prédominance de l'argent et le culte de la consommation provoquent toutes sortes de crimes contre l'humanité, qui rendent malades, qui font sombrer dans la misère et qui tuent énormément, via les pollutions, le dérèglement du climat, l'exploitation sans vergogne, la pénurie des ressources et les guerres meurtrières pour les ressources, ...

Ils ont bien compris aussi que les différents Traités de "libre-échange" voulus par les Etats-Unis pour renforcer leurs profits et leur hégémonie, font partie de ces crimes contre l'Humanité, que les politiciens sont du côté des multinationales, que dans la lutte pour la survie, les bons sentiments n'apportaient aucune solution, et que "la meilleure défense c'est l'attaque".

Nous avons donc convenu ce qui suit, dans le cadre de CDM et de la réunion projetée pour mai :

  • 1. Rédiger le plus rapidement possible le résumé de la dérive mortifère mondiale.
  • 3. En tirer ensemble les mesures logiques que nous devons prendre d'urgence.
  • 4. Etablir enfin une stratégie de fédération et d'actions mondiales coordonnées.

J'ai également trouvé un support médiatique de poids, qui peut être diffusé de plusieurs manières.

Pierre Delmotte, Citoyen du Monde


Les époux Guerin-Martinez

Dans presque tous les pays du monde, les époux Gérin-Martinez auraient été accueillis en héros, après avoir été fait prisonniers puis passé six jours dans l'enfer rwandais, sans boire ni manger, entre les mains des bandes armées de l'APR. Après avoir été interrogés, torturés, menacés de mort et véhiculés sur des centaines de km au milieu d'innombrables cadavres frais ou en décomposition, dans des odeurs nauséabondes.

Mais pas en Belgique, principalement francophone, où ils ont été considérés comme des pestiférés. Car la Belgique francophone politico-médiatique était complètement sous la coupe des agents du FPR et tout ce beau monde avait évidemment été prévenu du retour des époux Gérin, qui, puisqu'ils avaient été faits prisonniers par le FPR, étaient "évidemment" liés aux "génocidaires" hutu. C'est tout simple !

Ils ont donc dû rembourser leur voyage Kampala-Bruxelles et trouver de quoi se loger. C'est ainsi qu'ils ont atterri à Warquignies près de Dour. Comme ils n'avaient plus rien, ils se sont adressés à un avocat de Mons pour tenter de récupérer la valeur de leurs biens au Rwanda. Cet avocat leur a dit : "Personne ne peut douter de la véracité de votre récit, mais vous êtes malheureusement dans le 'mauvais camp' !"

Seuls trois journalistes belges voulurent bien écouter l'odyssée des époux Gérin : Jerzy Bednarek pour le Magazine Africa International dont vous trouverez l'interview en annexe, Frédéric Loore pour le quotidien Le Matin et Peter Verlinden pour la chaîne flamande TV1. Il est allé les interviewer et les filmer chez eux, puis fait passer le film sous le titre "The Killing Fields-Rwanda 1994" lors du Magazine PANORAMA du jeudi 14 janvier 1999 à 21h45. Peter Verlinden a aussi répondu à une interview du magazine Humo. Il considérait que ce qui était arrivé aux époux Gérin et ce qu'ils avaient vu, remettaient totalement en cause le récit officiel.

Le récit de Marcel Gérin concorde exactement, à 15 ans d'intervalle, avec certaines précisions apportées par :

  • Herman, Peterson et Chomsky dans "Génocide et Propagande"
  • Pierre Péan dans "Carnages"
  • Bernard Lugan dans "Rwanda. Un génocide en questions"
  • Abdul Joshua Ruzibiza dans "Rwanda. L'histoire secrète"
  • Jean Migabo Kalere dans "Génocide au Congo ?" Analyse des massacres des populations civiles.
  • Marie-Béatrice Umutezi dans "Fuir ou mourir au Zaïre"

Et même avec ce que décrit Bernard Kouchner lors de l'une de ses visites à son grand ami Paul Kagamé. Pour faire taire ses contradicteurs, il dit "J'y étais". Et il a vu, de Mulindi à Kigali, les deux côtés de la route encombrés de cadavres qu'il attribue d'office aux Interahamwe, sans se poser de questions. Aujourd'hui 7 avril 2014, il est le seul Français à Kigali, et il accuse toujours la France. Nous verrons tout cela en détails.

Lors d'une manifestation à Bruxelles, Marcel Gérin a été agressé verbalement et violemment par le Sénateur MR Alain De Stexhe, qui avait traversé expressément la rue pour aller le menacer. De Stexhe est un ex-MSF comme Kouchner et il est également un grand ami du FPR. Les "humanitaires" seraient-ils devenus malades ?

Les époux Gérin se sentaient de plus en plus menacés, et dans leur petite ruelle de Warquignies ils n'avaient pas de porte de sortie. Un jour nous avons appris qu'ils avaient quitté la Belgique en catimini et nul ne sait où ils sont partis. Nous ne savons même pas s'ils sont encore vivants.

Pierre Delmotte, Citoyen du Monde.


La tragédie rwandaise

On peut dire que deux camps ne cessent de s'affronter. C'est la raison pour laquelle vous trouverez en annexe les deux versions de cette tragédie qui s'ajoute à beaucoup d'autres tragédies vécues par les Africains dans cette même période. Vous trouverez aussi quatre autres documents d'une page ou deux sur les mêmes sujets.

Vous apprendrez qui a abattu l'avion présidentiel et qui a créé les milices Interahamwe. Vous apprendrez surtout, dans le prochain document, qui a perpétré la "solution finale". Et c'est ainsi que se terminera le thriller, car il faut rendre à César ce qui est à César.

Il ne faut jamais prendre pour argent comptant tout ce que nous racontent les médias et les politiciens. Il faut aussi se poser beaucoup de questions, écouter et lire les rapports et les livres de tous les experts indépendants. Je vous en donnerai une liste impressionnante.

Il restera ensuite encore beaucoup d'autres choses à faire.

Pierre Delmotte


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Pouvons-nous encore nous contenter d'avoir des idées généreuses ?

pouvons-nous encore nous contenter d'avoir des idées généreuses, même si nous les mettons en pratique ? Lorsque nous bouchons un trou, les maîtres du monde - pilleurs permanents - en créent cent nouveaux ! Eux et leurs mercenaires ont même utilisé ces idées généreuses à leur profit, en trompant l'opinion publique.

(...) En ce qui concerne le Projet de Traité Transatlantique, laissez-moi vous dire tout d'abord que Raoul Jennar avait déjà fait un travail remarquable pour contrer le Traité de Maastricht, qui avait été rejeté par deux pays mais quand même adopté. Il était venu à Charleroi pour exposer l'ensemble de ses arguments, et j'avais pu discuter avec lui.

Compte tenu de la situation générale, je pense qu'il est devenu nécessaire d'agir autrement que tout ce qui a déjà été fait jusqu'à présent. C'est la raison pour laquelle je vous ai envoyé de nombreux documents. Il m'en reste encore qq-uns à vous faire parvenir sur le "Génocide des Grands Lacs d'Afrique" (Destructions, pillages et 11M de morts).

Et enfin, mes trois derniers. Ce sera alors à vous de juger si nous devons aller dans ce sens, ou pas.

"De la barbarie occidentale depuis 1492, au totalitarisme financier mondialisé".

  • Des propositions inédites pour empêcher ce système barbare de soumettre totalement les Citoyens du Monde.
  • La liste d'une centaine de livres classés dans les différentes rubriques qui nous intéressent.

Ces trois documents sont déjà bien avancés.

Je me suis surtout basé sur les causes fondamentales des Crimes contre l'Humanité diagnostiquées par un spécialiste comme Tzvetan Todorov, à savoir : "Cupidité sans bornes, volonté hégémonique et mépris des gens et des peuples". On retrouve cela tout au long de l'histoire de l'Occident depuis la conquête des Amériques et du reste du monde. Les puissances européennes d'abord et ensuite la plus radicale des puissances anglo-saxonnes ont mis la main sur le monde et ses ressources, en falsifiant l'histoire de l'humanité pour justifier leurs entreprises criminelles aux yeux de leurs peuples. Il est facile de démontrer que l'appât du gain d'une minorité et le système de consommation qu'elle impose, causent de plus en plus de catastrophes, environnementales, matérielles, sociales, financières et humaines.

Les guerres pour les ressources et pour l'hégémonie, le dérèglement général du climat et les différents Traités économiques voulus par les Etats-Unis constituent autant de crimes contre l'Humanité. C'est la raison pour laquelle je dis carrément non au Projet de Traité Transatlantique et je pense qu'il faut aborder tous ces problèmes autrement.

Devons-nous nous contenter de continuer à placer des "emplâtres sur des jambes de bois" ? Dans un document intitulé "Six dangers mortels pour la civilisation", Matthew Stein écrit ceci : "La démence est de faire la même chose encore et encore, en espérant un résultat différent". Il serait bon de réfléchir à des solutions radicalement nouvelles.


La Commission européenne lance une consultation publique en ligne sur la protection des investisseurs dans le cadre du TTIP

Dans le cadre des efforts constants qu'elle déploie pour faire de ses négociations avec les États-Unis les négociations commerciales les plus ouvertes et transparentes jamais menées, la Commission européenne lance aujourd’hui une consultation publique sur la protection des investisseurs et le règlement des différends entre investisseurs et États (RDIE) dans le cadre du partenariat transatlantique de commerce et d’investissement(TTIP).

La Commission européenne a estimé qu’il était nécessaire de lancer une telle consultation publique pour répondre à l'ampleur prise par le débat public et aux craintes grandissantes concernant le RDIE adopté dans le cadre du TTIP.

La consultation vise à mieux définir l'approche de l’UE par rapport à la protection des investisseurs et au RDIE dans la négociation sur le TTIP qui est proposée, en donnant à toutes les parties intéressées la possibilité de faire part de leurs réflexions.

Lire la suite sur Facebook du groupe : TTIP / TAFTA TRAITÉ TRANSATLANTIQUE

Article transmis par José Diaz, le 2/04/14
et Luc Delcroix

La consultation publique est disponible sur le site du service compétent de la Commission européenne (direction générale du commerce) (page en anglais):: http://trade.ec.europa.eu/consultations/index.cfm?consul_id=179

La consultation sera disponible très prochainement dans toutes les langues officielles de l’Union européenne


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Génocides US et autres crimes contre l'humanité

Les deux documents en annexe proviennent de trois livres écrits par quatre chercheurs américains de réputation internationale et à qui il serait difficile d'attribuer l'injure "d'antiaméricanisme primaire".

Il s'agit tout d'abord de William Blum pour "L'Etat voyou" et "Guerres scélérates" Les interventions de l'armée américaine et de la CIA depuis 1945. Et ensuite de Edward Herman et David Peterson, avec un avant-propos de Noam Chomsky pour "Génocide et Propagande" L'instrumentalisation politique des massacres.

Dans le premier de ces ouvrages, l'auteur décrit d'une manière détaillée les nombreuses méthodes criminelles mises au point et utilisées par les Etats-Unis pour agresser et piller des dizaines de pays dans le monde. Et tuer des dizaines de millions de personnes. D'où le document sur "Les criminels de guerre américains".

Dans l'autre il décrit en détails les 55 interventions effectuées entre 1945 et 1994. Les guerres des 20 dernières années n'y figurent cependant pas, mais ce n'est pas pour autant qu'elles n'existent pas.

Les auteurs du troisième ouvrage démontrent qu'au cours des dernières décennies, il y a eu une véritable politique du génocide. "On peut même déduire de l'usage de ce terme dans les médias qui sont les alliés ou les adversaires des Etats-Unis" écrivent-ils. Ils décrivent ce qui s'est réellement passé en Lybie, au Sri Lanka, en Irak, au Darfour, en Bosnie-Herzégovine, au Kosovo, au Rwanda et en RD Congo, avec Israël pour Sabra et Shatila puis à Gaza, en Croatie, en Afghanistan, au Kurdistan, en Indonésie et au Timor oriental, au Salvador et au Guatemala.

Je vous ai déjà fait parvenir plusieurs extraits de ce livre. L'extrait actuel sur le Rwanda et la RD Congo décrit le deal passé entre les Etats-Unis et le FPR de Kagamé pour casser les deux pays, tuer des millions de personnes, prendre le pouvoir au Rwanda pour le second et les ressources minières du Congo pour les premiers. Il décrit également la propagande utilisée pour "présenter les agresseurs comme des victimes et les victimes comme les agresseurs réels".

Tout se tient !!

Pierre Delmotte, Citoyen du Monde.


Limiter les nombreux périls

les documents que je vous enverrai à partir d'aujourd'hui ne sont pas des "poissons d'avril". A l'instar d'ailleurs de tous ceux que je vous ai déjà envoyés depuis juillet 2013.Ce sont plutôt les gens concernés par ces documents qui nous trompent en permanence.

J'espère pouvoir terminer l'envoi des derniers documents dans le courant de ces deux semaines,et ensuite, avec notre organisation "Citoyens du Monde" vous proposer des orientations inéditespour nous permettre de limiter au maximum les nombreux périls qui nous menacent tous,et d'améliorer en même temps le sort des plus malheureux, partout dans le monde.

Pierre Demotte, 01/04/2014


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Remettre en cause la monnaie capitaliste

Cela fait du bien de lire de la part des citoyens du monde un entretien aussi sain que celui-ci de Vandana Shiva.

Deux bémols cependant : elle me parait bien optimiste quand elle dit que le combat contre, par exemple, l'OMC (et l'AMI) ont été fructueux, car ces tentatives d'asservissement organisé renaissent avec les traités bilatéraux : maintenant c'est le traité Europe-États-Unis qui se prépare dans le plus grand et le plus antidémocratique secret.

Le deuxième bémol est qu'elle ne remet pas en cause le fait que tous les méfaits qu'elle dénonce bénéficient d'une arme tacitement acceptée : la monnaie capitaliste, qui donne le vrai pouvoir aux investisseurs (fonds de placement, fonds de retraite, banques, multinationales, etc). Tant que cette arme ne sera pas désactivée, en redonnant aux peuples le pouvoir régalien de créer leur monnaie pour gérer de leur économie, les combats contre ses effets seront indéfiniment à recommencer.

Marie-Louise Duboin


Pour une mondialisation à visage humain,

Je pense que les CDM doivent maintenant approfondir les détails de leur vision d' une mondialisation "à visage humain"...ce qui semble s'appliquer maintenant, sans que les citoyens aient été consultés, et que les médias appellent " Mondialisation" est, à mon avis une extension à grande échelle d' une économie libérale qui a toujours été à la base des échanges internationaux avec les effets dévastateurs que l'on connait pour les plus pauvres des pays riches et les pays encore " économiquement dominés" même si le dynamisme financier de cette extension peut être favorable dans certains secteurs de la population .

.Si l'on veut mondialiser harmonieusement, on doit promouvoir aussi une mondialisation " sociale" et une mondialisation " politique" qui soit capable de réguler et de rendre plus justes les échanges en tout genre entre les pays de la planète....c' est, bien sûr très complexe !...je crois que seuls les citoyennes et citoyens par l'intermédiaire de leurs organisations indépendantes peuvent découvrir des pistes valables pour cela car les États, même en compétition entre eux ont comme"dogme absolu" leur souveraineté....même ceux qui par leurs constitutions , déclarent que cette souveraineté est issue du peuple . avec la complicité de leurs institutions financières et du secteur financier privés les plus puissants sont toujours prêts à imposer leur hégémonie à ceux qui sont plus faibles.

Bernard MUET
31/03/14


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" Le libre-échange, c’est la dictature des entreprises "

Écrivain, physicienne, prix Nobel alternatif, la militante écologiste indienne Vandana Shiva est une résistante infatigable contre les entreprises qui pillent son pays, comme Monsanto. Elle pose un regard lucide sur les enjeux de la période : crise écologique, financière, protectionnisme, risque nucléaire, OGM... Quelle civilisation sommes-nous en train de construire ? Comment redonner du pouvoir aux citoyens face aux multinationales ? Comment construire de réelles alternatives globales ? Entretien.

Basta ! : Les combats que vous menez sont liés à la souveraineté – alimentaire, sur les terres, l’eau, les semences. Qu’est-ce que la souveraineté ? En quoi est-ce un enjeu majeur du 21e siècle ?

Vandana Shiva : La redéfinition de la notion de « souveraineté » sera le grand défi de l’ère post-globalisation. La mondialisation était fondée sur l’ancienne notion de souveraineté, celle des États-nations héritée de la souveraineté des monarques et des rois. La nouvelle notion de souveraineté est le fondement de la résistance à la mondialisation. Cette résistance se traduit par le slogan : « Le monde n’est pas une marchandise. » Actuellement, les Grecs disent : « Notre terre n’est pas à vendre, nos biens ne sont pas à vendre, nos vies ne sont pas à vendre. » Qui parle ? Les peuples. Revendiquer la souveraineté des peuples est la première étape de la souveraineté alimentaire, de l’eau ou des semences. Mais il y a une seconde partie : les peuples revendiquent le droit de protéger la Terre, et non celui d’abuser d’elle comme d’autres la maltraitent. Ainsi la souveraineté des terres, des semences, des rivières rejoint la souveraineté des peuples. Avec la responsabilité de protéger ce cadeau de la Terre et de le partager équitablement.

Aucune frontière n’est jamais totalement fermée. C’est comme la frontière de notre peau, qui nous protège de l’invasion de toute infection : des ouvertures permettent à la transpiration de sortir, pour maintenir notre équilibre, préserver notre santé. Toutes les frontières sont poreuses. Un corps souverain sait comment réguler ces entrées et sorties. Il sait quand trop de chaleur entre dans le corps. Il sait comment s’opposer aux virus. Quand un corps perd cette autonomie, cette souveraineté, il devient malade. C’est la même chose pour un pays, gouverné par un peuple souverain et autonome. Ce peuple peut dire : « Notre lait est vendu 14 roupies/litre, votre lait européen qui débarque à 8 roupies/litre va détruire l’économie laitière en Inde, donc j’ai le droit de réguler ce qui entre. » La régulation est vitale pour tout système vivant. La dérégulation, c’est l’appel de la mort. Un corps dérégulé meurt. De même, une nation, une économie dérégulée meurt.

Nous ne disons pas « non au commerce », mais « non au commerce dérégulé ». Non à un marché dérégulé où les conditions des échanges sont déterminées par l’avidité des entreprises, qui s’approprient nos impôts, créent des prix artificiels, entraînant dumping social et destruction de la souveraineté alimentaire. Ce système nuit aux paysans d’Inde. Et il nuit aux paysans d’Europe qui ne peuvent pas gagner leur vie, car les coûts de production sont supérieurs aux prix de vente du lait. L’agrobusiness et ses profits sont au centre de cette équation. Elle a pour conséquence le dumping, l’accaparement, le meurtre de nos paysans, le massacre de nos terres, et tous ces gens qu’on tue avec une alimentation empoisonnée.

Le protectionnisme peut-il être une solution face à cette exploitation du vivant, en empêchant les multinationales d’avoir accès à ces ressources qu’elles exploitent ?

Tout comme nous devons redéfinir la notion de souveraineté, nous devons repenser la notion de protectionnisme. Un protectionnisme lié à la protection des écosystèmes, à l’écologie, est un impératif. Nous devons dire stop à la dévastation de nos rivières, stop aux déchets toxiques, stop au dumping des OGM par la manipulation des politiques mondiales par une multinationale. Cette protection est un devoir. Le cycle de Doha [1] n’a entraîné aucun progrès depuis une décennie à cause d’un seul facteur : le problème de la subsistance des paysans. En 1993, nous avons organisé un rassemblement d’un demi-million de personnes pour faire pression sur le gouvernement indien : « Si vous signez les accords du GATT, nos paysans vont mourir. » Résultat : les accords du GATT ont été signés, et 250.000 paysans indiens se sont suicidés, notamment à cause de leurs dettes !

Cet endettement des paysans est lié à une décision politique particulière : la dérégulation du marché des semences, qui a permis à Monsanto de devenir par exemple l’unique vendeur de semences sur le marché du coton. La multinationale contrôle 95% de ce marché et dicte les prix. Une équipe de scientifiques indiens vient de montrer que les OGM ne ne fonctionnent pas. Dans les champs, c’est manifeste : les paysans doivent utiliser 13 fois plus de pesticides avec les OGM. Ce qui est formidable pour Monsanto qui les commercialise. Mais une cause d’endettement pour les paysans, et donc une cause de suicides.

La protection de nos paysans est un « protectionnisme vital ». Le protectionnisme est vu comme un « péché », car la dérégulation a été érigée en norme. Interférer dans la corruption, les manipulations et l’avidité des multinationales, c’est du protectionnisme. Et donc, pour certains, c’est mauvais. Non ! C’est un devoir social, c’est un devoir écologique. Et la cupidité des multinationales n’est pas un droit ! Elles écrivent à l’OMC, rédigent des accords et disent : « Maintenant nous avons des droits et personne ne peut les changer. » Nous les changerons.

Vous écrivez que « le libre-échange est un protectionnisme pour les puissants ». Doit-on construire un protectionnisme pour les plus « faibles » ?

Le libre-échange, dans la manière dont il a été façonné, n’est pas du tout libre. Il n’est pas démocratique. Cinq entreprises se rencontrent, écrivent un accord sur les droits de la propriété intellectuelle et cela donne à Monsanto le droit de considérer des semences comme sa « propriété intellectuelle » ! Cela permet à des entreprises comme Novartis de voler les médicaments aux plus pauvres et de les faire payer 10 fois plus cher. Un mois de traitement contre le cancer, avec les médicaments génériques disponibles en Inde, coûte 10.000 roupies. Et Novartis veut faire payer 175.000 roupies par mois. Quand le tribunal juge qu’il n’est pas possible de déposer un brevet, car ces médicaments existent déjà et que ce n’est pas une « invention », Novartis défie les lois indiennes. La plupart des Indiens ne pourront pas payer le prix demandé par la multinationale. Novartis répond : « Seuls 15% de Indiens nous importent. » Cinq entreprises ont écrit une loi sur la propriété intellectuelle, et affirment ensuite que 85% des gens peuvent mourir du manque de médicaments ! C’est un système criminel.

Quand cinq géants commerciaux, comme Cargill (multinationale états-unienne de l’agroalimentaire), rédigent l’accord sur l’agriculture, ils définissent l’alimentation non comme le droit de chaque humain à se nourrir, mais comme une marchandise qu’ils veulent contrôler. Ce n’est pas la liberté, ce n’est pas le libre-échange. C’est du commerce monopolistique, c’est du commerce coercitif. Cela revient à tuer des gens, car un milliard de personnes souffrent aujourd’hui de la faim dans le monde, à cause de ce système. Le libre-échange actuel, c’est la dictature des entreprises. Ce dont nous avons besoin, c’est d’une réelle liberté, pour chaque personne, chaque enfant, chaque femme, chaque espèce sur Terre. Une réelle liberté, liée à la vie.

Vous étiez récemment aux États-Unis dans le Wisconsin pour soutenir les manifestants qui se battent pour défendre leurs droits et les services publics. Les services publics sont-ils aussi un bien commun à protéger ?

Il y a deux types de biens communs. Les ressources vitales – eau, terre, semences, air, océans – données par la nature et modifiées par les humains. Et les services liés aux besoins essentiels : l’éducation, la santé, la façon de gérer nos villes, comme les services de lutte contre les incendies... Ce sont des services publics vitaux. Ce qui compte, c’est « l’esprit de service » : quand un pompier lutte contre le feu, quand il aide les gens, il ne regarde pas le danger. Et quand ces services sont privatisés, les coûts augmentent. Un tiers des emprunts en Inde sont liés à l’achat de médicaments. La principale raison pour laquelle les gens vendent leurs maisons aujourd’hui, c’est pour se soigner. La privatisation des services publics prive la société de ses droits. Nous devons les défendre comme des biens communs.

Pensez-vous que le mouvement altermondialiste puisse apporter des solutions aux crises globales : environnementale, économique, financière ?

Le mouvement altermondialiste a extrêmement bien réussi : nous avons rendu l’Organisation mondiale du commerce caduque. L’OMC ne s’est jamais relevé après les mobilisations lors du Sommet de Seattle, en 1999. On avait imaginé que 5.000 personnes viendraient à Seattle, et nous étions 30.000 ! On ne s’attendait pas à voir les syndicats. Ni les étudiants, qui étaient pourtant majoritaires. Le sommet de Doha en 2001 a ensuite été marqué par les événements du 11 septembre, avec une grande pression militaire. J’y étais. Certains ont dit aux gouvernements que s’ils ne signaient pas les accords de Doha, ils seraient traités comme des membres d’Al-Qaïda : « Vous êtes avec nous ou contre nous. » Résultat : rien n’a bougé à Doha, à cause de cette pression sur les gouvernements !

Des mouvements plus ciblés ont aussi été très fructueux. Nous avons par exemple mis la question de la « souveraineté » sur l’agenda politique. Personne ne peut plus aujourd’hui ignorer cette question. Nous avons mis en avant la défense de l’eau comme un bien public. Et regardez le référendum en Italie ! 95% des Italiens ont dit non à la privatisation de l’eau. Idem dans le domaine des semences : je vais bientôt publier un rapport sur Monsanto, sur ses mensonges, sur la situation de monopole qu’ils ont créée et l’échec des technologies OGM à accroître les rendements. Le mouvement pour une alimentation sans OGM est très bien organisé.

Le mouvement altermondialiste a besoin de franchir une nouvelle étape. Quand on parle de la Banque mondiale, du FMI et des plans d’ajustement structurels, la plupart des gens se focalisent sur les pays du Sud, sur le « monde en développement ». Mais aujourd’hui le FMI est en Europe ! En Grèce, en Irlande… Des pays en crise, non du fait d’une mauvaise gestion, mais à cause des banques de Wall Street, à cause d’un système financier corrompu qui a provoqué cette crise totale. Nous devons maintenant faire trois connections vitales. La première est la question Nord-Sud. Aujourd’hui tout le monde est « au Sud ». Le Nord ? Ce sont les multinationales et les gouvernements. Nous devons tous nous considérer comme le « monde du Sud » et nous organiser en fonction de cela. La seconde connexion nécessaire, c’est de dépasser le fossé entre économie et écologie. Dans nos esprits, mais aussi dans nos organisations. 45% des jeunes sont au chômage en Espagne, nous devons nous tourner vers l’écologie pour créer de nouvelles opportunités d’emploi, car ce ne sont pas les banques ou Wall Street qui les fourniront. La troisième connexion, c’est entre démocratie économique et démocratie politique. La démocratie a été réduite au droit de vote. Les responsables de la crise ont mis l’Espagne dans un tel état que José Zapatero est obligé d’agir contre ceux qui ont voté pour lui, et il perdra peut-être les prochaines élections. Si les politiques sont bons, ils ont les mains liées, et s’ils sont mauvais, ils sont une part du problème. Nous devons aller vers une démocratie profonde où les gens ont vraiment la possibilité de prendre des décisions.

Vous voulez un mouvement qui permette de sortir de la culture dominante de violence et de destruction. Mais face à la violence du système économique, des acteurs économiques, comment rester non-violents ?

Personne n’a mieux parlé du pouvoir de la non-violence que Gandhi. « Nous ne pouvons pas démanteler la maison du maître avec les outils du maître », a dit la poétesse américaine Audre Lorde [2]. Nous avons besoin d’outils différents. Ils doivent être non-violents, parce que la non-violence est plus soutenable, et qu’elle efface vos peurs. Ceux qui luttent de manière violente doivent se cacher tout le temps. Je préfère me tenir droite face aux multinationales pour leur dire ce que je pense d’elles. Agir « sans peur » est notre plus puissante arme. Et la non-violence crée également un soutien plus large. Et nous vivons à une époque où une poignée de personnes ne peut pas mener les batailles pour toute la société. C’est toute la société qui doit être engagée. Les actions non-violentes sont une invitation à toute la société à participer au combat.

Vous dites que dans la civilisation industrielle prédomine en permanence le vocabulaire de la guerre. Notre civilisation est-elle en état de guerre ?

Le paradigme dominant de la civilisation industrielle est définitivement un paradigme de guerre. Des scientifiques comme Newton ou Descartes ont créé ce cadre : tous enseignent la guerre de l’humanité contre la nature. Tout est défini à partir de cela. Les outils eux-mêmes sont liés à la conquête sur la nature. Regardez les noms des pesticides : Round Up, Scepto, Machete. Il est toujours question de « tuer ». Mais on ne peut pas gérer la vie à travers le meurtre. Un élément crucial du mouvement émergent est de faire la paix avec la Terre et la paix dans nos esprits. Et ce qui est beau, c’est qu’alors tout devient possible. Quand vous réalisez que tout est en relation, de nouvelles communautés peuvent être créées. Quand vous réalisez que nous sommes partie prenante de la Terre, de nouvelles opportunités de travail peuvent être créées. Si vous pensez que vous êtes en guerre, vous passez tout votre temps à la conquête violente. Cela demande beaucoup d’énergie, et détruit beaucoup. Et ça ne laisse pas de place pour l’humanité, et pour les autres espèces.

L’énergie nucléaire est-elle une dimension de cette guerre de l’homme contre la Terre et contre lui-même ?

Aux débuts de l’utilisation de l’atome, il y a la Seconde Guerre mondiale. Même quand il n’est pas question d’armes nucléaires, la technologie nucléaire est toujours guerrière. La fission de l’atome, c’est déjà une guerre. Utiliser la fission de l’atome pour faire bouillir de l’eau est d’ailleurs une stupidité. Et que dire de cette énorme quantité de déchets qui vont perdurer pendant 250.000 années ! Nous avons besoin de plus en plus d’énergie, pour maintenir la sécurité énergétique. C’est une guerre permanente. Le nucléaire est une guerre injustifiée et infondée contre la Terre et l’humanité. Fukushima a été un réveil. Cette catastrophe nous montre que nous ne sommes pas plus puissants que la nature.

La plus grande centrale nucléaire du monde est construite en ce moment en Inde, à Jaitapur, par Areva. Tout ce projet repose sur des subventions, y compris l’accaparement de terres fertiles. Et quand les habitants osent dire non, par des manifestations contre cette centrale, ils se font tuer. Personne ne peut protester. Les gens ne sont pas autorisés à se réunir. Tous les élus locaux ont démissionné, affirmant qu’ils n’ont plus aucune raison d’être s’ils ne peuvent pas se réunir pour prendre des décisions. Si vous allez à Jaitapur, vous verrez une zone de guerre. J’espère que les Français rejoindront les habitants de Jaitapur pour demander à Areva de se retirer de ce projet. Et nous pourrons alors vivre en paix.

Peut-on « réformer » notre civilisation ?

Tout d’abord, y aura-t-il une civilisation ? Nous avons deux options : soit continuer dans la voie actuelle et nous enfoncer dans une impasse. Une impasse économique, comme avec la Grèce ; politique, comme ce qui a mené au printemps arabe ; écologique, comme nous le voyons partout, quand les ressources naturelles sont volées aux peuples pour alimenter l’économie mondiale. La seconde voie que l’on peut suivre, c’est celle de la paix. Une paix qui n’est pas un signe de faiblesse, mais un signe de force. Ceux qui sont exclus aujourd’hui, ceux qui ne sont pas partie prenante de la guerre de conquête, joueront alors un rôle de leadership : les communautés indigènes, les jeunes, les femmes...

La construction de cette paix façonnera la nouvelle prospérité. Nous avons été fous de penser que plus il y aurait d’argent dans le monde, et dans les poches des banques, des grosses entreprises et des nouveaux oligarques, meilleure serait la société. La crise grecque est causée par des banques. Et les gens disent : « Basta ! Plus jamais ça ! Nous ne donnerons pas plus. » La réelle prospérité, c’est la santé de la nature et des humains. C’est une communauté forte où chacun peut prendre soin des uns des autres. La civilisation que nous devons construire est une civilisation de larges réseaux de communautés souveraines, organisées de manière autonome, et non dominées par un pouvoir centralisé, politique ou économique.

Voyez-vous des signes d’espoir aujourd’hui ?

Je vois des signes d’espoir partout où il y a une résistance. Chaque communauté en Inde qui se bat contre l’accaparement des terres, qui participe à notre mouvementNavdanya pour que les semences restent un bien public, tous ceux qui tournent le dos à l’économie suicidaire de Monsanto ou pratiquent l’agriculture biologique. Toute communauté qui se bat contre la privatisation de l’eau. Tout ce qui se passe dans les rues de Madrid, en Irlande, en Islande, en Grèce. Les résultats du référendum en Italie sur le nucléaire ou la privatisation de l’eau. Ce sont d’incroyables signes d’espoir. Ce qu’il faut maintenant, c’est une nouvelle convergence mondiale, de tous les combats. Et un déchaînement de notre imagination : il n’y a pas de limites à ce que nous pouvons construire.

Propos recueillis par Agnès Rousseaux


haut de page et commentaires

Je pense que votre travail est utile

J'ai bien reçu vos messages. Mais, débordé, je n'ai pas pris le temps d'y répondre, ni même, bien souvent, de les lire jusqu'à la fin. Mais soyez assurés que :

  1. Je suis citoyen du monde (depuis 1948 !)
  2. Je correspond avec MAS
  3. je suis membre d'ATTAC, et j'ai milité énergiquement contre l'AMI et contre le projet de traité constitutionnel ; ce qui ne m'empêchepas de rester sur le fond en accord avec le mouvement fédéraliste européen auquel j'ai pris autrefois une part active (il n'était pas question, à l'époque, que ce mouvement soutienne la toute puissance des banques privées.
  4. J'ai signé toutes les pétitions contre TAFTA, soutenu Raoul Marc Gennar, en prenant une modeste part (pour aider mon fils) à la traduction en espéranto de son livre "La trahison des élites".
  5. Hors pétitions, je suis au Front de Gauche.

Vous voyez que je suis de tout coeur avec vous. Mais, à 89 ans, mes capacités de travail sont sérieusement limitées.
Je pense que votre travail est utile et je vous souhaite courage et réussite

Georges-Henri Clopeau


Du point mort à la 5ème !

Nous sommes passé d un vide total d information a plus d informations et demandes que l on ne peux traiter et absorber en si peux de temps. Il est difficile de prendre / avoir le temps nécessaire pour lire et répondre a tout ces courriers.

Disons que d un point mort nous somme passé a la 5º et ça secoue, le moteur tire et grippe. Je ne veux en aucun point décourager, au contraire, ça me fait plaisir d enfin voir des activitées dans cdm, de voir que c est quelque chose de vivant, qu il y a des personnes derrieres pretes a lutter, informer, travailler pour changer ce monde. Nous devons continuer sur cette voie, elle n est que trop necessaire.

Le site marche, nous devons perseverer, chacun le fera au rythme ou il pourra. Comme toujours, démarrer est difficile. Mais vous etes entrain de faire un enorme travail, cela doit rendre ses fruits. Je repasse toutes les infos que je reçoie sur le groupe ttip/tafta de fb, nous avançons.

Continuons, on s accrochera a la rame du convoi

José Diaz


Se mobiliser "contre", mais comment ?

Bien que j'ai demandé à être retiré du google-groupe, je reviens vers vous, car ayant lu vos documents sur le TAFTA et vu le questionnaire de la "consultation", je ne sais comment répondre puisque celle-ci traite essentiellement du règlement des différends, alors que c'est l'ensemble du traité que nous refusons. J'ai bien lu ce que dit RM Jennar qu'il fallait "se mobiliser contre" mais comment ?

Merci pour toute la réflexion qu'apporte votre site.

C. Foret


La clé pour comprendre ce qui se passe

« Quelque chose doit remplacer les gouvernements, et le pouvoir privé me semble l’entité adéquate pour le faire. » Ces mots confiés par David Rockefeller au magazine américain Newsweek, le 1 février 1999, fournissent la clé pour comprendre ce qui se passe depuis une trentaine d’années et qu’on appelle « mondialisation néolibérale ». Déléguer au secteur privé la maîtrise des choix ou, pour l’exprimer à la manière pudique de journaux comme Le Monde ou Les Echos, « redéfinir le périmètre de l’Etat », c’est l’objectif du patronat et des milieux financiers.

Cet objectif, est en passe d’être atteint avec le projet intitulé « Partenariat transatlantique pour le commerce et l’investissement ». Derrière les termes anodins pour désigner un accord classique de libre-échange se cache un projet d’une ampleur radicalement différente.

En effet, le 14 juin 2013, les gouvernements de l’Union européenne, ont demandé à la Commission européenne de négocier avec les Etats-Unis la création d’un grand marché transatlantique. Confier aux firmes privées la possibilité de décider des normes sociales, sanitaires, alimentaires, environnementales, culturelles et techniques, c’est désormais l’objectif des firmes transnationales et des gouvernements d’Europe et des USA dont ils sont l’instrument politique.

C’est ce que révèle ce livre qui décrypte les 46 articles du mandat de négociation confié par les 28 gouvernements de l’UE à la Commission européenne. Un mandat dont le texte officiel, frappé du sceau du secret, n’existe qu’en anglais.

Marc Raoul Jennar (voir sa bio icihttp://fr.wikipedia.org/wiki/Raoul-Marc_Jennar et son blog http://www.jennar.fr/) était à la librairie Torcatis à Perpignan pour présenter son livre sur " Le grand Marché transatlantique" aux éditions Cap Béar, l'archipel contre attaque a pu avoir un entretien.


UE : pour en parler en connaissance de cause

Raoul Marc Jennar 'UE : pour en parler enconnaissance de cause' Deux petits livres fournissent un éclairage rigoureux sur les institutionseuropéennes. A lire absolument avant le débat de la campagne électorale envue du scrutin du 25 mai.

Les politiques initiées par la Commission européenne et soutenues par les gouvernements de l’UE et le Parlement européen ont suscité, à juste titre, un tel rejet d’Europe que celui-ci s’exprime le plus souvent au-travers d’outrances et d’affirmations aussi péremptoires qu’erronées.

Deux petits livres, dont les auteurs sont peu suspects de sympathie à l’égard de ces politiques, présentent l’immense mérite de fournir un état des lieux avec le plus grand souci de vérité.

Le premier qui s’intitule « Le Parlement européen, pour faire quoi ?» est signé Bernard Cassen, Hélène Michel et Louis Weber. Les trois auteurs ont passé cette institution au microscope. Ils décrivent les pouvoirs réels de l’institution, son fonctionnement, le rôle des parlementaires et des groupes politiques auxquels ils appartiennent ainsi que la présence intempestive et funeste des lobbies.

On lira avec intérêt ce constat « qu’il existe des possibilités réelles d’imposer des décisions conformes aux intérêts des peuples d’Europe et des limites tout aussi réelles » Les auteurs attribuent ces limites à la fois à la recherche permanente du consensus par la droite et la social-démocratie (alors que c’est de la pratique du dissensus qu’émerge l’intérêt général) et à la majorité conservatrice qui s’est renforcée depuis le grand élargissement de 2005-2007.

Même si le Parlement européen n’a toujours pas le droit d’initiative (mais qu’en est-il réellement de ce droit dans les parlements nationaux et, en particulier, en France ?), même s’il ne peut toujours pas voter les recettes de l’UE, le Parlement européen dispose aujourd’hui de pouvoirs réels qui permettraient à une majorité de gauche d’imposer sa marque. Ou du moins de faire échec à des propositions néo-libérales ; une possibilité dont la sainte alliance des chrétiens démocrates et des sociaux démocrates se prive le plus souvent (voir l’exemple fameux de la proposition de directive services dite Bolkestein, où cette sainte alliance s’est finalement inclinée devant la volonté de la Commission et des Etats).

Pour sa part, avec l’humour féroce qu’on lui connaît, François Ruffin pose la question « Faut-il brûler Bruxelles ? »
L’auteur a parcouru le quartier européen de Bruxelles. Au gré de son passage dans chacun des bâtiments, c’est l’institution qu’ils hébergent qui est passée au crible. Le Parlement européen d’abord, où une plaque à l’entrée, inaugurée par la Française Nicole Fontaine, alors présidente, retient l’attention : elle est signée par la « Fédération européenne du lobbying et public affairs », signe spectaculaire de l’influence décisive qu’exerce le monde des affaires et de la finance dans cette institution censée représenter l’intérêt général.

Vient ensuite la Commission européenne où l’auteur décortique le statut véritable de ces « experts indépendants » qui alimentent les propositions de cette institution dotée du monopole de l’initiative. Par exemple, des financiers liés au secteur privé choisis pour formuler des propositions en matière financière. Ce passage par la Commission justifie un chapitre consacré à Delors (le père, en France, du tournant de la rigueur de 1983) avec un rappel bienvenu du rôle extrêmement néfaste de celui qui a habillé d’un discours social des projets faisant passer les règles de la concurrence avant tout autre considération.

Un détour par la Confédération européenne des syndicats (CES) pour souligner à quel point elle est piégée dans le « dialogue social » inventé par Delors qui a transformé la CES en courroie de transmission du patronat. Après avoir examiné quelques-unes des politiques initiées à Bruxelles, l’auteur interroge Geoffrey Geuens (auteur de La Finance imaginaire, Bruxelles, Aden, 2011) dont on retiendra cette vérité qu’oublient souvent ceux pour qui la sortie de l’UE mettrait automatiquement fin à tous nos maux : l’UE « reproduit à l’échelle continentale le fonctionnement des oligarchies nationales : dans chaque pays, les élites connaissent la même endogamie des mariages à l’intérieur d’un groupe réduit, la même fusion des intérêts politiques et financiers, l’emprise des intérêts privés sur les pouvoirs publics. (…) Les diktats de la Commission ne s’imposent pas de l’extérieur à des Etats victimes. Ils correspondent aux intérêts des différentes bourgeoisies nationales. »

Je recommande chaudement la lecture de ces deux livres à celles et ceux qui veulent participer en connaissance de cause au débat qui va s’ouvrir à l’occasion de la prochaine élection du Parlement européen.-

CASSEN Bernard, MICHEL Hélène, WEBER Louis,

Le Parlement européen, pour faire quoi ? Paris, Editions du Croquant, mars 2014, 8 euros.-
RUFFIN François, Faut-il brûler Bruxelles ? Amiens, Editions Fakir, janvier 2014, 7 euros.


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  5. Daniel Durand (France)
  6. Claudine Fischer (Suisse)
  7. Georges-Henri Clopeau (France)
  8. Henry Perèz (Salvador - France)
  9. Laurent Son (France)
  10. Luis Barraud (France)
  11. Jean Guy Ancelin (France)
  12. Alain Noël Njiokem Nkwatchou (Cameroun)
  13. René Paul Malevé (Belgique)
  14. Jean Fils Verstappen (Belgique)
  15. Anthony Smets (Belgique)
  16. Albert Kisonga (RDCongo, Belgique)
  17. Joseph Natamahungiro (Belgique)
  18. Marie Carlens (Belgique)
  19. Francis Bernard (France)
  20. Florian Ruymen (Belgique)
  21. Daniel Houguet (France)

     

mise à jour : 04/04/2014

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