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LIBRES PROPOS

Denis GUENNEAU

Quelques commentaires

Réflexions et propositions,

En cette journée mondiale des citoyens du monde, je souhaite dans ce message vous émettre quelques idées que je partage souvent en dialoguant avec mon épouse, pour faire progresser cette notion de citoyenneté planétaire, afin de la diffuser le plus largement possible.

L'état de mes réflexions actuelles peut se résumer ainsi

  • La notion même de nation ou de patrie est très récente dans l'histoire de l'humanité, tout au plus plusieurs siècles, et la prise de conscience individuelle d'appartenir à un état ne date vraiment que de 250 à 300 ans. Depuis lors, au nom de la constitution ou de la défense des états, des millions d'individus ont perdu la vie, pour un idéal qui n'était que virtuel, car les frontières entre les territoires des états sont le plus souvent le résultat de constructions humaines sur des cartes en papier, et non pas des frontières naturelles, l'exception notoire étant les iles.
  • Les êtres humains n'appartiennent pas à un territoire, qu'ils y soient nés ou qu'ils y vivent. Ils n'en sont que les occupants provisoires, et si la population actuelle est plutôt sédentaire, l'espèce humaine a toujours été nomade, ce qui explique que d'un petit coin d'Afrique, elle s'est répandue sur toute les terres de la planète, à l'exception de l’Antarctique. Être nomade actuellement est un handicap, alors que c'est un caractère naturel de l'espèce humaine.
  • L'éducation dispensée par les nations est le principal vecteur qui forge le caractère national des jeunes individus, les préparant à aller jusqu'au sacrifice pour leur nation. Selon le pays auquel vous appartenez, une personnalité historique vous sera présentée comme un héros ou comme un criminel. Le formatage des individus pour en faire des citoyens au service de leur état est un fait peu reconnu par ceux qui l'ont subit, mais qui explique leur comportement égoïste.
  • Une planète Terre sans nations est une idée tabou, tant notre paradigme de vie est basée sur notre appartenance à tel ou tel pays. Il existe toutefois des personnes apatrides qui ne répondent du fait de leur naissance à aucun critère d'appartenance à une nation, et pourtant ils vivent, certes avec de nombreuses difficultés administratives, mais ils vivent. La nation n'est donc pas nécessaire pour construire une société humaine.
  • On recense sur notre planète Terre plus de 6000 langues officielles, sans compter tous les patois dérivés. Personne n'a la capacité de parler ces 6000 langues, et donc les barrières linguistiques façonnent des communautés qui ont tendances à s'organiser à travers une unité de langage qui facilite les échanges.
  • Appartenir à un état, c'est y payer des impôts pour financer le bien commun nécessaire pour vivre en société. La volonté d'extension des territoires des états était justifié principalement par le fait d'accaparer les habitants de ces territoires pour qu'ils contribuent au financement de l'état expansionniste, d'où les nombreuses guerres qui débutèrent lors de l'avènement de sociétés humaines organisées hiérarchiquement, il y a environ entre 10 000 et 2000 ans suivant les continents.

En partant de ces réflexions, que faire pour casser le cercle infernal des conflits internationaux, et faire émerger dans la communauté mondiale la notion d'appartenance à la planète Terre plutôt que d'appartenance à une nation?

Le concept de citoyen du monde, mis en avant par de grandes personnalités tel qu'Albert Camus, il y a plus de 60 ans déjà, est une bonne chose, mais pourrait aller, pour moi, bien au delà de l'enregistrement dans un fichier des personnes en accord avec ce concept.

Voici quelques propositions que je vous propose de mettre en débat avec les autres citoyens du monde dans le cadre de cette journée mondiale, et pourquoi pas de leur proposer de voter ces propositions, et d'autres venant d'autres contributeurs, afin de faire participer chacun d'entre nous selon le principe, un adhérent à citoyen du monde, une voix.

  • Ouvrir la communauté des citoyens du monde à des rencontres individuelles, en mettant à disposition des adhérents les coordonnées des autres citoyens du monde, sauf refus individuel exprimé de ne pas y participer. Les règles régissant ces rencontres seraient construites par des citoyens du monde volontaires à cette tâche.
  • Promouvoir la création d'un passeport apatride, permettant à tout citoyen de la planète de se déplacer sans visa préalable d'un quelconque état.
  • Promouvoir l'apprentissage de l'espéranto dans toutes les écoles de la planète, comme seconde langue obligatoire, après la langue maternelle. En une seule génération formée à l'espéranto, l'ensemble des êtres humains pourraient dialoguer entre eux sur un plan d'égalité, puisque seconde langue apprise pour tous.
  • Promouvoir dans les programmes d'éducation nationale, un thème de réflexion sur la nature de l'espèce humaine, son origine, son histoire, sa transformation ethnique, ses différences de genre (homme, femme), ses liens avec les ressources limitées de la planète,..
  • Promouvoir le transfert du budget des armées nationales vers un budget mondial servant à assurer une vie décente à tout être humain.
  • Promouvoir l'abolition de l'Organisation des Nations Unies, au profit d'une société mondiale des êtres humains, régie par une constitution à faire construire par des personnalités reconnues pour leur engagement pacifiste et à faire approuver par l'ensemble des êtres humains, selon le principe une femme ou un homme, une voix. Cette société mondiale disposerait d'un budget important à travers un impôt payé par tous les êtres humains, même symbolique sous forme d'une heure de travail, afin que chacun se reconnaisse comme participant à la communauté mondiale
  • .......

Bien sûr, ceci n'est que suggestion, et n'est pas exhaustif, mais cette journée mondiale est l'occasion de faire réfléchir sur ce que nous sommes, nous les sept milliards d'êtres humains, et sur la manière que nous souhaitons que l'humanité évolue, pour accueillir les dix milliards d'individus prévus à la fin de ce siècle.

A notre échelle individuelle, nous ne pouvons pas faire grand chose, mais collectivement la notion de citoyen du monde me semble porteuse d'un grand espoir en l'avenir, ce qu'aucun état de la planète ne peut faire.

Monsieur Durand, vous avez la capacité à mobiliser tous les adhérents à citoyens du monde aujourd'hui, dans un processus certes qui sera long, mais qui n'est pas utopique.

Merci de m'avoir lu, et de me confier quels sont vos projets dans ce sens

Denis Guenneau
Citoyen du monde (
c'est ainsi que je signe les pétitions sur Internet)

Commentaires

MCSJuan :
J'ai lu. Mais je ne suis pas convaincue. C'est mettre la charrue avant les boeufs.
Il faut déjà que l'être humain évolue, dans un processus lent, où des institutions internationales peuvent être plus efficaces dans la protection contre les pulsions de haine qu'une sorte de pouvoir collectif en l'état des consciences, pas prêtes pour ça...

Gaby Tréanton
Une réforme de l'ONU serait nécessaire

 

 

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